Droit de réponse
Dans votre livraison n°2721 du Mercredi 05 novembre 2008, vous affichez à la Une : Interview du Président du RDR à l'hebdo Jeune Afrique l'Intelligent ; ADO dit ses vérités, le journal censuré . Dans la foulée, vous écrivez à la page 2 : ADO parle, Gbagbo censure . L'article signé de Bakary Nimaga commence comme suit : Et revoilà les tracasseries ! ADO parle, Gbagbo censure. Puis, dans le même article, vous signalez que vous avez pris des contacts avec Jeune Afrique l'Intelligent et Edipresse qui vous ont confirmé que les exemplaires sont bloqués à la douane. Et pourtant, vous omettez la douane, l'institution mise en cause. Vous concluez que visiblement la douane a reçu des consignes pour se comporter de la sorte , et vous déduisez qui peut avoir intérêt à bloquer la distribution de ce journal et empêcher les ivoiriens de lire l'entretien du leader des républicains, si ce n'est le régime en place ?
Enfin, vous faites remarquer que ce régime qui parle à longueur de journée de démocratie et de liberté est toujours en conflit avec ces valeurs. La preuve est manifeste que Ouattara fait peur au pouvoir dont il est devenu l'épouvantail Par ailleurs, à la même page, la légende de la photo du Président du RDR, est ceci : Le franc-parler du Président et candidat du RDR à la prochaine présidentielle fait peur à Laurent Gbagbo et ses sbires. Que de contrevérités et de légèreté ! Les faits tels que présentés dans votre journal sont à mille lieue de la vérité. C'est pourquoi je m'élève vigoureusement contre cette façon manichéenne de faire du journalisme. Apparemment mû par une haine viscérale, l'auteur foule au pied les règles élémentaires du journalisme. Misère ! Vous prenez un raccourci pour affirmer tout de go : ADO parle et Gbagbo censure . Souvenez-vous. Le Président Gbagbo est celui qui, avant même d'accéder à la magistrature suprême, a fait inscrire dans son projet de société, qu'il dépénaliserait les délits de presse et ce, en dépit des humiliations que ses partisans et lui ont subi sous les régimes précédents. En effet, en huit ans de pouvoir, aucun journaliste n'a été jeté en prison pour ses opinions. Soit dit en passant, votre journal Le Patriote est l'illustration parfaite de cette liberté d'expression, malheureusement dévoyée. Au regard de ce qui précède, peut-on écrire, sans sourciller : ADO parle, GBAGBO censure ? Pourquoi le ferait-il ? Vous faites d'une banale affaire administrative, une affaire d'Etat. Le Président de la République n'a rien à voir avec le retard accusé pour la distribution en Côte d'Ivoire du dernier numéro de Jeune Afrique l'Intelligent . Le Chef de l'Etat a mieux à faire. De quoi aurait-il peur ? De OUATTARA ? La vérité se trouve dans les urnes. Seul le peuple est juge. D'autant que le numéro 1 Ivoirien a actionné l'article 48 de la Constitution Ivoirienne pour rendre Monsieur OUATTARA éligible. Si le Président du RDR constituait un épouvantail pour lui, il ne l'aurait certainement pas fait. Sortez du carcan de la victimisation perpétuelle qui n'a apporté que désolation à notre cher pays la Côte d'Ivoire.
Alors sachons raison garder ; car le ciel n'est pas tombé sur la tête des Ivoiriens depuis la vente de ce numéro de l'hebdomadaire panafricain dans le pays. Malgré tous vos efforts pour noircir le tableau, s'agissant du Président Laurent Gbagbo, le monde entier reconnaît aujourd'hui que le Chef de l'Etat ivoirien n'est pas un revanchard mais un vrai démocrate. Engageons-nous tous résolument dans le débat d'idées, ferment de la Démocratie et gage du progrès (cf. la récente élection présidentielle aux Etats-Unis). Pour conclure, Monsieur le Directeur de Publication, je souhaite que ce droit de réponse soit publié dans les mêmes conditions que votre article (en page 2). Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur de Publication, l'assurance de ma parfaite considération.
Le Conseiller Spécial
Silvère NEBOUT
Ampliations
- M. Le Président du CNP
- M. Le Président de l'OLPED
- M. Le Président de l'UNJCI
Enfin, vous faites remarquer que ce régime qui parle à longueur de journée de démocratie et de liberté est toujours en conflit avec ces valeurs. La preuve est manifeste que Ouattara fait peur au pouvoir dont il est devenu l'épouvantail Par ailleurs, à la même page, la légende de la photo du Président du RDR, est ceci : Le franc-parler du Président et candidat du RDR à la prochaine présidentielle fait peur à Laurent Gbagbo et ses sbires. Que de contrevérités et de légèreté ! Les faits tels que présentés dans votre journal sont à mille lieue de la vérité. C'est pourquoi je m'élève vigoureusement contre cette façon manichéenne de faire du journalisme. Apparemment mû par une haine viscérale, l'auteur foule au pied les règles élémentaires du journalisme. Misère ! Vous prenez un raccourci pour affirmer tout de go : ADO parle et Gbagbo censure . Souvenez-vous. Le Président Gbagbo est celui qui, avant même d'accéder à la magistrature suprême, a fait inscrire dans son projet de société, qu'il dépénaliserait les délits de presse et ce, en dépit des humiliations que ses partisans et lui ont subi sous les régimes précédents. En effet, en huit ans de pouvoir, aucun journaliste n'a été jeté en prison pour ses opinions. Soit dit en passant, votre journal Le Patriote est l'illustration parfaite de cette liberté d'expression, malheureusement dévoyée. Au regard de ce qui précède, peut-on écrire, sans sourciller : ADO parle, GBAGBO censure ? Pourquoi le ferait-il ? Vous faites d'une banale affaire administrative, une affaire d'Etat. Le Président de la République n'a rien à voir avec le retard accusé pour la distribution en Côte d'Ivoire du dernier numéro de Jeune Afrique l'Intelligent . Le Chef de l'Etat a mieux à faire. De quoi aurait-il peur ? De OUATTARA ? La vérité se trouve dans les urnes. Seul le peuple est juge. D'autant que le numéro 1 Ivoirien a actionné l'article 48 de la Constitution Ivoirienne pour rendre Monsieur OUATTARA éligible. Si le Président du RDR constituait un épouvantail pour lui, il ne l'aurait certainement pas fait. Sortez du carcan de la victimisation perpétuelle qui n'a apporté que désolation à notre cher pays la Côte d'Ivoire.
Alors sachons raison garder ; car le ciel n'est pas tombé sur la tête des Ivoiriens depuis la vente de ce numéro de l'hebdomadaire panafricain dans le pays. Malgré tous vos efforts pour noircir le tableau, s'agissant du Président Laurent Gbagbo, le monde entier reconnaît aujourd'hui que le Chef de l'Etat ivoirien n'est pas un revanchard mais un vrai démocrate. Engageons-nous tous résolument dans le débat d'idées, ferment de la Démocratie et gage du progrès (cf. la récente élection présidentielle aux Etats-Unis). Pour conclure, Monsieur le Directeur de Publication, je souhaite que ce droit de réponse soit publié dans les mêmes conditions que votre article (en page 2). Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur de Publication, l'assurance de ma parfaite considération.
Le Conseiller Spécial
Silvère NEBOUT
Ampliations
- M. Le Président du CNP
- M. Le Président de l'OLPED
- M. Le Président de l'UNJCI