Rdr - Bictogo convoqué
Le Rdr vit des heures chaudes, de grands tumultes. Entre réunions de crise et demandes d'explications sur tout objet, exigées à des cadres du parti, les républicains veulent étouffer, au plus vite, le gros malaise intervenu depuis peu avec la mise en orbite du ?'cercle de réflexion et d'actions'' présidé par Adama Bictogo. Hier, l'inspection du parti, présidée par M. N'golo Couliblay a été saisie du dossier sur instruction d'Alassane Ouattara, le président du rassemblement des républicains. Pendant plusieurs heures, M.Bictogo a été auditionné. Il ressort des informations recoupées auprès de certains de ses proches que N'golo et ses collaborateurs ont exigé des explications claires et concises sur les motivations et les objectifs du cercle de réflexion. Entre autres interrogations formulées par l'inspectorat du parti : que vise ce cercle de réflexions ? Quelles sont les raisons qui le soutiennent ? Et, surtout, ont tenu à préciser les membres de l'instance :
Est-ce, comme le prétend la rumeur, un courant, voire un parti en gestation ?
Adama Bictogo, très à l'aise, selon nos sources, est revenu sur les grandes articulations du cercle de réflexions qu'il avait lancé quelques semaines plus tôt. Motivant son argumentaire par l'immobilisme criant avéré de quelques barons du parti, Adama Bictogo a justifié sa démarche par le souci de donner plus de dynamisme à un appareil à l'agonie. Cela se ressent, a tenu à préciser le secrétaire national, par la démobilisation sans cesse croissante de la base. Et, pour clore ses arguments, il a avancé le repli injustifié de certains cadres sur eux-mêmes. De sorte que nombre de militants sont abandonnés à eux-mêmes. Sur ce point, il faut rappeler que Dr Ouattara avait, lors d'une mémorable rencontre avec les élus de son parti, mis les pieds dans le plat en rappelant aux élus et cadres, leurs devoirs vis-à-vis de leurs mandats et leurs bases . L'inspection du parti a, dit-on, écouté presque religieusement les arguments développés par le ?'mis en cause''. A l'issue de l'entretien qui a duré plusieurs heures, l'inspecteur du Rdr, M. N'Golo, a indiqué être en phase avec Bictogo. Vos idées sont nobles, nous sommes en phase avec vous , a conclu l'inspecteur. Qui, dans un bref délai, devra, comme il sied en pareille occurrence, établir un rapport à la direction de son parti. Mais, selon nos sources, N'golo et ses collaborateurs ont eu assez de difficultés pour se saisir du dossier Bictogo. De fait, la séance d'explication d'hier a été précédée par de nombreuses tractations. Le tout remonte à mercredi dernier. Soit quelques jours seulement après l'annonce par Bictogo de la naissance de la cellule de réflexion. En effet, le comité directeur du Rdr, informé ? probablement désinformé ? tient alors une réunion de crise. Kandia Camara, appelée à exposer sur la réunion du cercle de réflexion, avait sonné la charge contre l'initiateur. Selon nos informations l'ancienne patronne des femmes du Rdr a, dans un réquisitoire, demandé le débarquement de Bictogo de son poste de secrétaire national (aux relations avec les partis). Gon Coulibaly, le n°3 du parti, invité à donner sa position, suit la voie tracée par sa protégée. Mais le Dr Ouattara, pour éviter tout débordement, a mis fin aux débats, en rappelant qu'en pareil cas et conformément aux textes, seule l'inspection a le pouvoir d'entendre Bictogo et de tirer les conséquences de l'audition. Hier, à la séance d'interrogatoire, le dossier a été clos. Car les ?'grands juges'' du parti ont, au su des explications fournies, décidé de refermer le dossier.
D. S.
Est-ce, comme le prétend la rumeur, un courant, voire un parti en gestation ?
Adama Bictogo, très à l'aise, selon nos sources, est revenu sur les grandes articulations du cercle de réflexions qu'il avait lancé quelques semaines plus tôt. Motivant son argumentaire par l'immobilisme criant avéré de quelques barons du parti, Adama Bictogo a justifié sa démarche par le souci de donner plus de dynamisme à un appareil à l'agonie. Cela se ressent, a tenu à préciser le secrétaire national, par la démobilisation sans cesse croissante de la base. Et, pour clore ses arguments, il a avancé le repli injustifié de certains cadres sur eux-mêmes. De sorte que nombre de militants sont abandonnés à eux-mêmes. Sur ce point, il faut rappeler que Dr Ouattara avait, lors d'une mémorable rencontre avec les élus de son parti, mis les pieds dans le plat en rappelant aux élus et cadres, leurs devoirs vis-à-vis de leurs mandats et leurs bases . L'inspection du parti a, dit-on, écouté presque religieusement les arguments développés par le ?'mis en cause''. A l'issue de l'entretien qui a duré plusieurs heures, l'inspecteur du Rdr, M. N'Golo, a indiqué être en phase avec Bictogo. Vos idées sont nobles, nous sommes en phase avec vous , a conclu l'inspecteur. Qui, dans un bref délai, devra, comme il sied en pareille occurrence, établir un rapport à la direction de son parti. Mais, selon nos sources, N'golo et ses collaborateurs ont eu assez de difficultés pour se saisir du dossier Bictogo. De fait, la séance d'explication d'hier a été précédée par de nombreuses tractations. Le tout remonte à mercredi dernier. Soit quelques jours seulement après l'annonce par Bictogo de la naissance de la cellule de réflexion. En effet, le comité directeur du Rdr, informé ? probablement désinformé ? tient alors une réunion de crise. Kandia Camara, appelée à exposer sur la réunion du cercle de réflexion, avait sonné la charge contre l'initiateur. Selon nos informations l'ancienne patronne des femmes du Rdr a, dans un réquisitoire, demandé le débarquement de Bictogo de son poste de secrétaire national (aux relations avec les partis). Gon Coulibaly, le n°3 du parti, invité à donner sa position, suit la voie tracée par sa protégée. Mais le Dr Ouattara, pour éviter tout débordement, a mis fin aux débats, en rappelant qu'en pareil cas et conformément aux textes, seule l'inspection a le pouvoir d'entendre Bictogo et de tirer les conséquences de l'audition. Hier, à la séance d'interrogatoire, le dossier a été clos. Car les ?'grands juges'' du parti ont, au su des explications fournies, décidé de refermer le dossier.
D. S.