Fanci - Déclaration de retour du colonel Yao Yao Jules
Dans son adresse à la nation du 19 décembre 2006, le Président de la République a proposé aux Ivoiriens et à la communauté internationale, un nouveau plan de sortie de crise. Ce plan s'est traduit quelques semaines plus tard, par l'accord de Ouagadougou et son chronogramme d'actions, actuellement en cours d'exécution.
L'amnistie mentionnée au point 4 de ce plan, exprime de manière éclatante la volonté du Chef de l'État de conduire la Côte d'Ivoire à la paix, par le dialogue, la concertation et la participation de tous à l'oeuvre commune.
Ce point 4 apparaît aussi comme la main tendue de la Côte d'Ivoire à tous ses fils et filles, qui pour des raisons diverses, ont pris le chemin de l'exil ou de la dissidence.
Ayant ardemment milité, de façon personnelle pour un règlement de la crise ivoirienne par le dialogue et la concertation,
Considérant que la réconciliation est une démarche qui s'adresse moins à la raison qu'au c?ur,
Convaincu que c'est avec les compromis, la tolérance, l'humilité et le pardon réciproque que la paix reviendra,
J'ai décidé de saisir la main tendue de la Côte d'Ivoire, en mettant fin ce jour vendredi 20 avril 2007 à la posture d'isolement que j'avais adoptée, depuis le 20 juillet 2005.
C'est pourquoi, au moment où, conformément aux dispositions de l'Ordonnance portant Amnistie, je vais reprendre ma place au sein de l'Institution militaire, j'adresse mes devoirs déférents au Président de la République; Chef suprême des Armées, tout en lui sachant gré de l'initiative qu'il a prise pour réconcilier les Ivoiriens.
Je remercie également le Premier Ministre qui, en ayant eu écho de mon projet, a participé à son aboutissement.
Je salue les populations vivant en Côte d'Ivoire et rappelle à leur souvenir la communauté de survie qui nous a liés tout au long de la crise et celle de destin qui nous unit et forge notre conscience nationale.
L'adversité et l'isolement m'ont édifié sur les capacités de solidarité de notre pays, car c'est toute la Côte d'Ivoire dans sa diversité, qui m'a aidé à dépasser les malentendus et à revenir dans la mère patrie,
Je voudrais donc dire merci à tous ceux et à toutes celles, dont le soutien moral et matériel ne m'a pas fait défaut.
II me plaît de nommer le Général Philippe Mangou pour son oreille attentive, le Général Kassaraté pour sa disponibilité et son amitié, le commissaire-colonel Dasset Toualy, cheville ouvrière du rapprochement, le Col Ouegnin des Forces aériennes, pour sa participations aux discussions, le Lcl Gnaolé de la Gendarmerie Nationale, four avoir supportée mes plaintes et complaintes, sans une, seule fois me condamner, le Col Gouri du commandement de théâtre, pour ses interventions diverses, le Ltt Blé, Aide de camp du chef d'Etat-major des Armées, pour nos contacts permanents et' soutenus.
Je n'oublie pas tous les autres Officiers, Sous-officiers et Militaires du Rang, aussi bien des Fds que des Forces. Armées des Forces Nouvelles, qui dans la discrétion, ont contribué à briser le mur de méfiance derrière lequel je me tenais.
II en est de même des hommes et ciels femmes de la sphère civile, amis, camarades et relations qui ont pris une part active à mon retour.
Que tous soient remerciés de tout mon coeur et de toute mon âme.
Pour finir, je voudrais souhaiter que mon retour incite tous ceux qui vivent les affres de l'exil et de l'isolement, à revenir en Côte d'ivoire afin qu'ensemble, nous la reconstruisions.
(Et comme, semble-t-il, la formule n'est pas encore surannée, je vous lance un Haut les c?urs!)
Merci.
Fait à Abidjan le 20 avril
L'amnistie mentionnée au point 4 de ce plan, exprime de manière éclatante la volonté du Chef de l'État de conduire la Côte d'Ivoire à la paix, par le dialogue, la concertation et la participation de tous à l'oeuvre commune.
Ce point 4 apparaît aussi comme la main tendue de la Côte d'Ivoire à tous ses fils et filles, qui pour des raisons diverses, ont pris le chemin de l'exil ou de la dissidence.
Ayant ardemment milité, de façon personnelle pour un règlement de la crise ivoirienne par le dialogue et la concertation,
Considérant que la réconciliation est une démarche qui s'adresse moins à la raison qu'au c?ur,
Convaincu que c'est avec les compromis, la tolérance, l'humilité et le pardon réciproque que la paix reviendra,
J'ai décidé de saisir la main tendue de la Côte d'Ivoire, en mettant fin ce jour vendredi 20 avril 2007 à la posture d'isolement que j'avais adoptée, depuis le 20 juillet 2005.
C'est pourquoi, au moment où, conformément aux dispositions de l'Ordonnance portant Amnistie, je vais reprendre ma place au sein de l'Institution militaire, j'adresse mes devoirs déférents au Président de la République; Chef suprême des Armées, tout en lui sachant gré de l'initiative qu'il a prise pour réconcilier les Ivoiriens.
Je remercie également le Premier Ministre qui, en ayant eu écho de mon projet, a participé à son aboutissement.
Je salue les populations vivant en Côte d'Ivoire et rappelle à leur souvenir la communauté de survie qui nous a liés tout au long de la crise et celle de destin qui nous unit et forge notre conscience nationale.
L'adversité et l'isolement m'ont édifié sur les capacités de solidarité de notre pays, car c'est toute la Côte d'Ivoire dans sa diversité, qui m'a aidé à dépasser les malentendus et à revenir dans la mère patrie,
Je voudrais donc dire merci à tous ceux et à toutes celles, dont le soutien moral et matériel ne m'a pas fait défaut.
II me plaît de nommer le Général Philippe Mangou pour son oreille attentive, le Général Kassaraté pour sa disponibilité et son amitié, le commissaire-colonel Dasset Toualy, cheville ouvrière du rapprochement, le Col Ouegnin des Forces aériennes, pour sa participations aux discussions, le Lcl Gnaolé de la Gendarmerie Nationale, four avoir supportée mes plaintes et complaintes, sans une, seule fois me condamner, le Col Gouri du commandement de théâtre, pour ses interventions diverses, le Ltt Blé, Aide de camp du chef d'Etat-major des Armées, pour nos contacts permanents et' soutenus.
Je n'oublie pas tous les autres Officiers, Sous-officiers et Militaires du Rang, aussi bien des Fds que des Forces. Armées des Forces Nouvelles, qui dans la discrétion, ont contribué à briser le mur de méfiance derrière lequel je me tenais.
II en est de même des hommes et ciels femmes de la sphère civile, amis, camarades et relations qui ont pris une part active à mon retour.
Que tous soient remerciés de tout mon coeur et de toute mon âme.
Pour finir, je voudrais souhaiter que mon retour incite tous ceux qui vivent les affres de l'exil et de l'isolement, à revenir en Côte d'ivoire afin qu'ensemble, nous la reconstruisions.
(Et comme, semble-t-il, la formule n'est pas encore surannée, je vous lance un Haut les c?urs!)
Merci.
Fait à Abidjan le 20 avril