Sécurité privée : Un syndicat des employés pour de meilleures conditions de vie
Manque d'équipement de travail, salaire insignifiant et souvent impayé, interdiction de création de syndicat, licenciement abusif, non payement des primes de travailEn un mot, des conditions de vie et de travail misérables. Telles sont entre autres, les réalités auxquelles sont confrontés les agents de sécurité de Côte d'Ivoire, selon eux. Afin de combattre toutes ces injustices dont ils sont l'objet de la part de leurs patrons, les vigiles ont créé en octobre 2007, Union nationale des agents de sécurité professionnelle et privée de Côte d'Ivoire (Unasepci). Le bureau exécutif dirigé par M. Assandé N'Gou Eric, sera investi le 12 mai prochain. L'Unasepci regroupe pour l'instant, plus de 200 sociétés membres, à en croire M. N'Gou. Nous avons créé une union parce que nos patrons nous empêchent de créer des syndicats. Tous les agents de sécurité qui ont tenté l'expérience ont été aussitôt renvoyés de leur entreprise. Cette fois-ci, nous avons déjà signé un accord de défense avec un cabinet d'avocat. Après l'investiture du bureau, nous nous attaquerons aux principaux maux qui minent notre corporation, prévient le premier responsable de l'Unasepci. Il s'agira, selon lui, de contraindre les patrons d'entreprise de sécurité privée, à rehausser le salaire des agents, payer les heures supplémentaires, la gratification, les primes de risque et de transport , déclarer les vigiles à la CNPS, entre autres. Nous allons également lutter pour l'implantation des syndicats dans les sociétés de sécurité privée, pour le droit aux congés annuels, pour la prise en charge médicale des agents et de leur famille, pour une assurance tout risque , a ajouté le président de l'Unasepci.
Casimir Djezou
Casimir Djezou