Guerre Koné Zackaria-Forces nouvelles : Tout sur l`implication du RDR
Les bruits de bottes qui ont émaillé la tranquillité des populations de Séguéla et Vavoua après le limogeage de Koné Zackaria, commencent à livrer leur secret. Les premiers regards accusateurs sont actuellement tournés vers le RDR, le parti d'Alassane Ouattara. Les nuages se dégagent petit à petit de ce qu'il convient de qualifier le clair obscur dans les relations entre le commandant en zone des départements de Séguéla et Vavoua et Guillaume Soro, Secrétaire général des Forces nouvelles. Quelques jours après la disparition, du reste inattendue de Koné Zackaria de sa zone de commandement et après son limogeage par Guillaume Soro, les langues commencent à se délier. Et ce qui constituait jusque-là comme un trésor caché ne tardera pas à être découvert, quelques jours après la fuite du Com'zone. De fait, la fuite de Koné Zackaria est, selon une source bien informée, loin d'un acte de prudence pour sa propre vie. L'homme aurait été pris la main dans le sac par la haute hiérarchie de la rébellion qui l'a surpris en train de recomposer son équipe militaire et le renforcement de son arsenal de guerre. En effet, indique notre source, la réunion du 28 avril 2008, tenue à Bouaké, réunissant le patron des Forces nouvelles et ses chefs de guerre, en présence des Forces impartiales, du Centre de commandement intégré et du Préfet de région de Bouaké présageait déjà des soupçons que le sommet des Forces nouvelles avait sur le Commandant de la zone 5. D'où la décision de Guillaume Soro d'initier très rapidement, cette rencontre à laquelle la quasi-totalité des chefs de guerre avait pris part. C'était, nous apprend notre source, un signal fort du secrétaire général des FN à l'encontre des caciques de l'ex-rébellion qui continuaient de ramer à contre-courant du processus de paix initié par l'Accord de Ouagadougou. L'implication supposée du RDR
C'est plus qu'un pacte de sang, un pacte de non-agression qui lie les Koyaka aux Sénoufo. Mais que vaut le sang devant la course à la richesse ? C'est là, la question relative au conflit qui oppose le Premier ministre au Com'zone de Vavoua. Guillaume Soro, Sénoufo et Koné Zackaria ainsi que Ibrahim Coulibaly alias IB tous deux des Koyaka. Qui, selon les principes culturels de ces deux peuples se réservent le droit d'une amitié divine. Malheureusement, Guillaume Soro et Koné Zackaria ne regardent plus dans la même direction. Mieux, chacun en veut mortellement à l'autre. Une situation qui s'est révélée intrigante chez un cadre du RDR. L'homme, très amer, nous explique. " Les intérêts qui sous-tendaient l'existence de la rébellion ne sont plus les mêmes. Guillaume Soro est retourné chez son ancien maître sans même penser à celui qui lui a tout donné, y compris les moyens de sa richesse et de son statut actuel. L'ingratitude n'est pas la chose la mieux partagée chez les Koyaka. C'est pourquoi, tous les élus et cadres de Séguéla et des régions resteront accrochés aux idéaux du RDR, véritable patron des Forces nouvelles. Soro le sait très bien " De fait, loin d'une banale affaire de leadership, la guerre entre Zackaria et Soro n'est que la face cachée d'une guerre que prépare le patron du RDR contre le Président Laurent Gbagbo. De sources concordantes, Zackaria et IB se seraient opposés à la volonté de Guillaume Soro d'exploiter continuellement les circonscriptions du Nord. Ce qui aurait suscité le courroux des élus et cadres du Nord. Amadou Soumahoro dans un discours tenu à Séguéla, aurait sollicité l'indulgence de Guillaume Soro quant à la nécessité de rétrocéder les communes. " Excellence Monsieur le Premier ministre, donnez-nous le plein pouvoir dans la gestion des communes pour lesquelles nous avons été élus. Un appel à Guillaume Soro qui explique aisément le discours de Zackaria et IB à leurs parents. Konaté Sidiki appelé en pompier
Le porte-parole des Forces nouvelles avait-il cerné tous les contours liés à l'insubordination de Koné Zackaria vis-à-vis de Guillaume Soro ? Pas si sûr. Sinon la décision de limogeage de Koné Zackaria par un conseil militaire, juste après la cérémonie de regroupement des ex-combattants à Kani, n'aurait pas été prise dans la précipitation. S'étant donc rendu compte que l'attitude du commandant de Séguéla et Vavoua avait des relents politiques, Sidiki Konaté s'est résolu à user le langage diplomatique. "Aucun parti politique ne soutient Koné Zackaria". Alors que le chef d'Etat-Major des FAFN, une hiérarchie militaire ne s'est pas embarrassée de fioriture. L'homme est d'ailleurs précis sur la question de l'implication supposée d'un parti politique dans ce que préparait Koné Zackaria. Issiaka Ouattara a déclaré tout récemment que le patron de la zone de Vavoua est soutenu par des hommes politiques. Une thèse qu'une source proche du RDR a soutenu, affirmant que les Koyaka ne trahiront pas ADO, véritable chef des Forces nouvelles. L'on comprend dès lors, pourquoi ADO déclarait qu'il n'était pas nécessaire que les Forces nouvelles déposent les armes avant les élections. Mieux, le président du RDR est allé jusqu'à tendre la main à ce mouvement de l'ex-rébellion.
Simplice Zahui
simplicezahui@yahoo.fr
C'est plus qu'un pacte de sang, un pacte de non-agression qui lie les Koyaka aux Sénoufo. Mais que vaut le sang devant la course à la richesse ? C'est là, la question relative au conflit qui oppose le Premier ministre au Com'zone de Vavoua. Guillaume Soro, Sénoufo et Koné Zackaria ainsi que Ibrahim Coulibaly alias IB tous deux des Koyaka. Qui, selon les principes culturels de ces deux peuples se réservent le droit d'une amitié divine. Malheureusement, Guillaume Soro et Koné Zackaria ne regardent plus dans la même direction. Mieux, chacun en veut mortellement à l'autre. Une situation qui s'est révélée intrigante chez un cadre du RDR. L'homme, très amer, nous explique. " Les intérêts qui sous-tendaient l'existence de la rébellion ne sont plus les mêmes. Guillaume Soro est retourné chez son ancien maître sans même penser à celui qui lui a tout donné, y compris les moyens de sa richesse et de son statut actuel. L'ingratitude n'est pas la chose la mieux partagée chez les Koyaka. C'est pourquoi, tous les élus et cadres de Séguéla et des régions resteront accrochés aux idéaux du RDR, véritable patron des Forces nouvelles. Soro le sait très bien " De fait, loin d'une banale affaire de leadership, la guerre entre Zackaria et Soro n'est que la face cachée d'une guerre que prépare le patron du RDR contre le Président Laurent Gbagbo. De sources concordantes, Zackaria et IB se seraient opposés à la volonté de Guillaume Soro d'exploiter continuellement les circonscriptions du Nord. Ce qui aurait suscité le courroux des élus et cadres du Nord. Amadou Soumahoro dans un discours tenu à Séguéla, aurait sollicité l'indulgence de Guillaume Soro quant à la nécessité de rétrocéder les communes. " Excellence Monsieur le Premier ministre, donnez-nous le plein pouvoir dans la gestion des communes pour lesquelles nous avons été élus. Un appel à Guillaume Soro qui explique aisément le discours de Zackaria et IB à leurs parents. Konaté Sidiki appelé en pompier
Le porte-parole des Forces nouvelles avait-il cerné tous les contours liés à l'insubordination de Koné Zackaria vis-à-vis de Guillaume Soro ? Pas si sûr. Sinon la décision de limogeage de Koné Zackaria par un conseil militaire, juste après la cérémonie de regroupement des ex-combattants à Kani, n'aurait pas été prise dans la précipitation. S'étant donc rendu compte que l'attitude du commandant de Séguéla et Vavoua avait des relents politiques, Sidiki Konaté s'est résolu à user le langage diplomatique. "Aucun parti politique ne soutient Koné Zackaria". Alors que le chef d'Etat-Major des FAFN, une hiérarchie militaire ne s'est pas embarrassée de fioriture. L'homme est d'ailleurs précis sur la question de l'implication supposée d'un parti politique dans ce que préparait Koné Zackaria. Issiaka Ouattara a déclaré tout récemment que le patron de la zone de Vavoua est soutenu par des hommes politiques. Une thèse qu'une source proche du RDR a soutenu, affirmant que les Koyaka ne trahiront pas ADO, véritable chef des Forces nouvelles. L'on comprend dès lors, pourquoi ADO déclarait qu'il n'était pas nécessaire que les Forces nouvelles déposent les armes avant les élections. Mieux, le président du RDR est allé jusqu'à tendre la main à ce mouvement de l'ex-rébellion.
Simplice Zahui
simplicezahui@yahoo.fr