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Fraternité Matin
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Liban : La majorité refuse de plier

Des combats ont fait un mort et quatre blessés lundi dans le nord du Liban, où partisans de la majorité et de l'opposition se sont de nouveau affrontés, dans un climat de tension aiguë et en l'absence de toute perspective de déblocage politique. Ces combats ont éclaté dans la grande ville portuaire de Tripoli, où l'armée qui tentait de garder le contrôle de plusieurs quartiers a été prise sous le feu des snipers et des mitrailleuses. En fin de journée, le calme était revenu et l'armée reprenait le contrôle du secteur touché par les combats, dans le nord de la ville, appelant les hommes en armes à rentrer chez eux. Une partie des commerces dans le centre de Tripoli, la deuxième ville du Liban, sont restés fermés. Dimanche, des combats avaient déjà opposé dans cette ville à majorité sunnite des partisans de la majorité antisyrienne et des Alaouites, un groupe dissident du chiisme loyal au Hezbollah. Nous ne sommes avec personne. Nous défendons nos territoires. Nous voulons que l'armée nous protège. Nous ne voulons pas que les Alaouites s'approchent?, a expliqué à un correspondant de l'AFP un homme masqué et armé dans une rue de Tebbaneh, un quartier sunnite pauvre du nord de Tripoli, foyer d'islamisme radical.
Selon les services de sécurité, 61 personnes sont mortes et 198 blessés dans le pays depuis 7 mai. Au même moment, la majorité, soutenue par les Occidentaux, a répété qu'elle n'accepterait pas de dialoguer avec l'opposition menée par le Hezbollah, le puissant parti chiite appuyé par l'Iran et par la Syrie, sous la menace des armes.




AFP

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