Narco Etat -
Celui-ci a été marqué par la défaite du Parti républicain pour l'indépendance et le développement (PRID), formation se réclamant du président Vieira, créée pour l'occasion et emmenée par l'ancien Premier ministre Aristides Gomes. Les responsables de l'attaque de dimanche contre la résidence du président, apparemment des soldats du rang, seraient soit des partisans de Yala, soit des fidèles mécontents de l'ancien chef de la marine, le vice-amiral Jose Americo Bubo Na Tchuto, qui a fui le pays en août après avoir été accusé de complot, dit-on de source diplomatique.
Yala, renversé en 2003 par un coup d'Etat et candidat malheureux face à Vieira lors de la présidentielle de 2005, a réclamé une enquête internationale sur le trafic de drogue sous la présidence actuelle. Il a dit avoir échappé de peu vendredi à son arrestation par la police secrète. Ces dernières années, la Guinée-Bissau, ses îles, ses côtes et son arrière-pays sont devenus l'une des étapes privilégiées des barons colombiens de la drogue pour faire parvenir leur production de cocaïne jusqu'au marché européen, via les vastes étendues sahariennes.
Vieira, qui a présidé le pays de 1984 à la fin des années 1990 et a connu l'exil avant de revenir au pouvoir en 2005, doit remettre son mandat en jeu en 2010.
Les organismes internationaux de lutte contre la drogue ont tiré la sonnette d'alarme, craignant que l'ancienne colonie portugaise, où l'argent du trafic de la cocaïne est de plus en plus visible, ne se transforme rapidement en "narco-Etat".
Le chef de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Antonio Mazzitelli, a déclaré récemment à Reuters qu'il espérait que la pression internationale pousserait le nouveau gouvernement à procéder à un 'grand nettoyage' en "débarrassant le pays de la drogue et de l'argent du crime".
Reuters
Yala, renversé en 2003 par un coup d'Etat et candidat malheureux face à Vieira lors de la présidentielle de 2005, a réclamé une enquête internationale sur le trafic de drogue sous la présidence actuelle. Il a dit avoir échappé de peu vendredi à son arrestation par la police secrète. Ces dernières années, la Guinée-Bissau, ses îles, ses côtes et son arrière-pays sont devenus l'une des étapes privilégiées des barons colombiens de la drogue pour faire parvenir leur production de cocaïne jusqu'au marché européen, via les vastes étendues sahariennes.
Vieira, qui a présidé le pays de 1984 à la fin des années 1990 et a connu l'exil avant de revenir au pouvoir en 2005, doit remettre son mandat en jeu en 2010.
Les organismes internationaux de lutte contre la drogue ont tiré la sonnette d'alarme, craignant que l'ancienne colonie portugaise, où l'argent du trafic de la cocaïne est de plus en plus visible, ne se transforme rapidement en "narco-Etat".
Le chef de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Antonio Mazzitelli, a déclaré récemment à Reuters qu'il espérait que la pression internationale pousserait le nouveau gouvernement à procéder à un 'grand nettoyage' en "débarrassant le pays de la drogue et de l'argent du crime".
Reuters