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Le Temps
· 2 min de lecture

Ratissages et arrestations

La situation à Bouaké est sous contrôle. Les hommes du Premier ministre ont pris le contrôle de la ville. Les entrées et sorties de la capitale du centre sont bouclées. Toutes les rues sont verrouillées. Selon des informations en provenance de Bouaké, Wattao et ses combattants font le ratissage. Toute la ville est fouillée de fond en comble. Les patrouilles font rage. Les véhicules de transport et personnel sont fouillés systématiquement. Des hommes, armes au poing font la ronde. " Nous n'allons pas badiner. Ils veulent tuer notre secrétaire, ils vont nous entendre ", fait remarquer au téléphone, un proche de Wattao. Et de poursuivre : " Nous serons sans pitié. Ils vont connaître le même sort que les hommes d'IB ". En effet, des partisans d'IB (Adams, Kolo, Kassa) ont tenté d'éliminer Guillaume Soro. Ils ont eu pour leur compte. Ils ont été tous éliminés. Selon Alain Lobognon, Directeur de Communication du Premier ministre, joint au téléphone, le ratissage va continuer jusqu'à ce que l'on mette la main sur les commanditaires. " Ce sont ceux qui ne veulent pas du retour de la paix qui ont attaqué. Mais ils ont échoué ", fait-il remarquer. Et de poursuivre : " Nous n'allons pas reculer. Le processus ira à son terme ". D'autres informations font état de ce que le camp de shérif Ousmane aurait été encerclé. Et que ce dernier sur qui pèsent des soupçons est actuellement introuvable. Il ne serait même pas à Bouaké. Ses éléments auraient même pris la clé des champs. Alain Lobognon n'a pas démenti ou infirmer cette information. Nous avons tenté de joindre en vain Shérif Ousmane. Par ailleurs, ses proches soutiennent que leur chef n'a rien à voir avec cette attaque. " Ce sont de gros mensonges. Nous sommes à présent dans notre camp. Notre chef est là. Il n'a rien à se reprocher ", soutiennent-ils. Un détachement des hommes de Wattao traque ceux qui ont attaqué l'avion du Premier ministre au niveau de l'aéroport. Il y a eu plusieurs arrestations. Cette information est confirmée par Michel Zorro Bi, attaché de cabinet au secrétariat des Forces nouvelles. Il promet que les hommes arrêtés seront soumis à un interrogatoire serré. Des chefs de guerre proches de Soro des autres zones font mouvement vers Bouaké. Afin de soutenir leurs camarades Morou Ouattara, Fofié Kouakou, Loss n'entendent badiner avec ceux qui ont attaqué. Morou Ouattara, ex-chef rebelle de Bouna soutient que ces derniers n'auront aucun répit. Mieux, ils seront traqués jusque dans leur dernier retranchement. " Nous ne pouvons pas admettre que des plaisantins veuillent attenter à la vie de notre secrétaire général", estime-t-il. Avant d'ajouter : " Nous allons leur montrer de quoi nous sommes capables. Ils ne vont plus jamais recommencer. On attaque pas impunément notre patron ".
Yacouba Gbané

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.