Motus : Bruits
Eric Tiacoh était le tout jeune président de l'Africa Sport. Avec ses maigres moyens, il a maintenu le club Oyé dans le gotha du football ivoirien. Les membres associés étaient fiers de leur équipe et le disaient à qui voulait les entendre. Naturellement, le jeune dirigeant espérait rempiler à la tête de l'Africa, tant il avait des ambitions pour cette formation qui, avec l'Asec, le Stade et le Stella, a écrit les plus belles pages du sport roi en Côte d'Ivoire. C'est en ce moment, qu'un nom a commencé à circuler dans le milieu vert et rouge. Celui de Me Cheick Oumar Koné. Avec toutes sortes de mythes et de légendes. On nous a dit que cet homme était un milliardaire, une personne très nantie, qui viendrait restaurer les heures de gloire de l'Africa Sport, mettre l'équipe au niveau du Réal de Madrid, du FC Barcelone et des grands clubs européens. Face à ces proclamations, les supporters se sont mis à rêver de l'époque du Président Simplice De Messe Zinsou qui avait donné à l'Africa ses lettres de noblesse. Porté donc à la tête de l'équipe, Me Cheick Oumar Koné s'est lancé dans les grandes déclarations et proclamations. On a vu un nouveau car et de bons résultats et puis, le temps du crépuscule. Depuis un bon moment, les joueurs réclament des arriérés de salaires, provoquant la grogne des supporters, pour qui s'ouvre désormais le temps des interrogations. Ils ont fini par réaliser avoir lâché la proie pour l'ombre, d'avoir pris des vessies pour des lanternes. On en était là quand un confrère a publié une enquête sur les déchets toxiques qui ont endeuillé la Côte d'Ivoire. Le nom du président Cheick Oumar Koné a été cité. Il est lourdement impliqué et risque même la prison. De là à dire que les milliards du guide providentiel étaient très toxiques, il n'y a qu'un pas que les enquêteurs ont franchi, en toute liberté. Ainsi donc, le sauveur annoncé avec forte publicité n'était que de postiche. Il vient de tomber sous le poids des déchets bien toxiques. Cela était bien prévisible pour qui sait que l'argent n'aime pas le bruit . Et rarement du reste, on n'a vu quelqu'un se targuer d'être un nanti. Le tonneau vide a certainement fait beaucoup de bruits. Pour le malheur des Oyé
Sécurité / Après 10 ans d'absence
L'Etat récupère le Centre et le Nord
La crise est vraiment finie. Et la normalité est désormais une réalité en Côte d'Ivoire. La récente visite de terrain du ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, a démontré le retour en force de l'Etat dans les régions du Centre et du Nord qui étaient sous l'emprise de l'ex-rébellion pendant 10 ans. Si pendant de longues années, l'Etat de Côte d'Ivoire a éprouvé des difficultés à signer son retour dans ces zones avec l'échec des différentes opérations du redéploiement de l'administration, aujourd'hui il est bel et bien présent. De Bouaké à Pogo, la dernière ville ivoirienne avant la frontière avec le Mali, en passant par Korhogo, Ferkessédougou, Katiola et Ouangolodougou, les services étatiques ont repris et les fonctionnaires sont présents à leur postes. Sur le plan sécuritaire, les forces de l'ordre et de sécurité sont à la tâche, certes dans les conditions quelque peu difficiles. Policiers et gendarmes sont à nouveau visibles dans les villes. Les commissariats et brigades de gendarmerie, complètement détruits pendant la crise, ont désormais fière allure. Nous sommes satisfaits de ce retour. Quand nous voyons les gendarmes et les policiers dans les rues, nous sommes rassurés que la crise est bien derrière nous. Cela veut dire que la normalité est de retour après 10 ans de disette, s'est réjoui Konan Aristide à Bouaké. Même sentiment chez Yéo Abdoulaye à Korhogo. Selon lui, la présence de la police, de la gendarmerie et de la douane est le signe que tout est rentré dans l'ordre. Pour l'instant, la collaboration entre les forces de l'ordre et de sécurité et la population se passe bien. Nous les respectons et ils nous rendent la monnaie. La confiance s'installe peu à peu et je suis sûr que tout ira pour le mieux, lance-t-il optimiste. Un gendarme à Ouangolodougou qui a requis l'anonymat estime que les populations ont ouvert les bras à la gendarmerie et collaborent avec elle afin de sécuriser la ville.
Dans la vie, il faut savoir à quel moment prend fin une étape. Sinon quand on persiste, c'est la colère de Dieu qui frappe. La police et la gendarmerie sont arrivées à Korhogo. Les autorités administratives sont également là. Nous, nous sommes maintenant en caserne et nous laissons la main à ceux qui sont désignés pour la sécurité et le règlement des problèmes dans la ville, a précisé Martin Fofié Kouakou, commandant de la Compagnie territoriale de Korhogo, ex-chef de guerre.
Les FRCI en caserne
Ainsi les zones Centre et Nord ont renoué avec les commandements des préfets et sous-préfets. Plus de militaires dans les rues comme par le passé. Les seuls agents sur le terrain sont des gendarmes et des policiers pour la sécurisation. Les préfets et sous-préfets qui ont retrouvé leurs bureaux s'attèlent au renforcement de l'autorité de l'Etat. Les pouvoirs en main, les autorités administratives sont cependant confrontées, selon elles, à l'insécurité dans leurs zones qui a pris l'ascenseur avec le phénomène des coupeurs de route. Mais le préfet de police de la région des savanes, le commissaire divisionnaire Flindé se veut rassurant. Nous sommes en train de nous battre avec les moyens de bord pour que la police d'aujourd'hui soit à l'image de la Côte d'Ivoire nouvelle. Nous sommes en train de formater le mental de nos hommes. Le centre d'intérêt pour lequel nous travaillons, c'est la population. C'est un devoir pour nous de sécuriser cette population. Depuis notre arrivée ici, le taux de criminalité a baissé. Nous sommes au-dessus de la moyenne, même s'il y a par endroits des activités lugubres qui sont commises. Je crois que tout rentrera dans l'ordre surtout avec l'intégration parfaite de la police et la franche collaboration avec les populations qui est très importante pour nous dans notre mission de sécurisation, a-t-il rassuré. La réalité est nette. La Côte d'Ivoire après 10 ans de crise et de partition a retrouvé son unité. Unifiée, elle n'a qu'un seul objectif. Se développer et être un pays émergent à l'horizon 2020.
Lo
Sécurité / Après 10 ans d'absence
L'Etat récupère le Centre et le Nord
La crise est vraiment finie. Et la normalité est désormais une réalité en Côte d'Ivoire. La récente visite de terrain du ministre auprès du président de la République chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, a démontré le retour en force de l'Etat dans les régions du Centre et du Nord qui étaient sous l'emprise de l'ex-rébellion pendant 10 ans. Si pendant de longues années, l'Etat de Côte d'Ivoire a éprouvé des difficultés à signer son retour dans ces zones avec l'échec des différentes opérations du redéploiement de l'administration, aujourd'hui il est bel et bien présent. De Bouaké à Pogo, la dernière ville ivoirienne avant la frontière avec le Mali, en passant par Korhogo, Ferkessédougou, Katiola et Ouangolodougou, les services étatiques ont repris et les fonctionnaires sont présents à leur postes. Sur le plan sécuritaire, les forces de l'ordre et de sécurité sont à la tâche, certes dans les conditions quelque peu difficiles. Policiers et gendarmes sont à nouveau visibles dans les villes. Les commissariats et brigades de gendarmerie, complètement détruits pendant la crise, ont désormais fière allure. Nous sommes satisfaits de ce retour. Quand nous voyons les gendarmes et les policiers dans les rues, nous sommes rassurés que la crise est bien derrière nous. Cela veut dire que la normalité est de retour après 10 ans de disette, s'est réjoui Konan Aristide à Bouaké. Même sentiment chez Yéo Abdoulaye à Korhogo. Selon lui, la présence de la police, de la gendarmerie et de la douane est le signe que tout est rentré dans l'ordre. Pour l'instant, la collaboration entre les forces de l'ordre et de sécurité et la population se passe bien. Nous les respectons et ils nous rendent la monnaie. La confiance s'installe peu à peu et je suis sûr que tout ira pour le mieux, lance-t-il optimiste. Un gendarme à Ouangolodougou qui a requis l'anonymat estime que les populations ont ouvert les bras à la gendarmerie et collaborent avec elle afin de sécuriser la ville.
Dans la vie, il faut savoir à quel moment prend fin une étape. Sinon quand on persiste, c'est la colère de Dieu qui frappe. La police et la gendarmerie sont arrivées à Korhogo. Les autorités administratives sont également là. Nous, nous sommes maintenant en caserne et nous laissons la main à ceux qui sont désignés pour la sécurité et le règlement des problèmes dans la ville, a précisé Martin Fofié Kouakou, commandant de la Compagnie territoriale de Korhogo, ex-chef de guerre.
Les FRCI en caserne
Ainsi les zones Centre et Nord ont renoué avec les commandements des préfets et sous-préfets. Plus de militaires dans les rues comme par le passé. Les seuls agents sur le terrain sont des gendarmes et des policiers pour la sécurisation. Les préfets et sous-préfets qui ont retrouvé leurs bureaux s'attèlent au renforcement de l'autorité de l'Etat. Les pouvoirs en main, les autorités administratives sont cependant confrontées, selon elles, à l'insécurité dans leurs zones qui a pris l'ascenseur avec le phénomène des coupeurs de route. Mais le préfet de police de la région des savanes, le commissaire divisionnaire Flindé se veut rassurant. Nous sommes en train de nous battre avec les moyens de bord pour que la police d'aujourd'hui soit à l'image de la Côte d'Ivoire nouvelle. Nous sommes en train de formater le mental de nos hommes. Le centre d'intérêt pour lequel nous travaillons, c'est la population. C'est un devoir pour nous de sécuriser cette population. Depuis notre arrivée ici, le taux de criminalité a baissé. Nous sommes au-dessus de la moyenne, même s'il y a par endroits des activités lugubres qui sont commises. Je crois que tout rentrera dans l'ordre surtout avec l'intégration parfaite de la police et la franche collaboration avec les populations qui est très importante pour nous dans notre mission de sécurisation, a-t-il rassuré. La réalité est nette. La Côte d'Ivoire après 10 ans de crise et de partition a retrouvé son unité. Unifiée, elle n'a qu'un seul objectif. Se développer et être un pays émergent à l'horizon 2020.
Lo