Rien ne va plus au G7 - Soro, Alassane et Bédié se lancent des flèches
Alassane, Bédié et Soro se regardent aujourd'hui en chien de faïence. Après avoir filé à une certaine époque, le parfait amour. Le premier qui tire est un homme mort. Le sachant, ses alliés adversaires se livrent une guerre de tranchée depuis leurs salons feutrés. Echos !. "Je t'aime, moi non plus". C'est la réalité des querelles de ménage qui font actuellement rage au sein du G7 (coalition de partis politiques de l'opposition civile et armée). Les fidèles de Alassane Dramane Ouattara (Rdr), Henri Konan Bédié (Pdci) et Guillaume Soro (forces nouvelles) sont constamment témoins, du désamour profond qui s'installe entre leurs leaders. Aversion ou ranc?ur ? En tout cas, les embrassades publiques et autres discours civilisés de circonstance, apparaissent pour les membres du sérail, comme du vernis qui ne tardera pas à craqueler à l'aune de la campagne électorale en Côte d'Ivoire. Si hier, dans les salons feutrés, SEM. Laurent Gbagbo, le Président de la République, cristallisait autour de son nom, tous les ressentiments de l'opposition civile et armée, l'accord de Ouaga est venu brisé l' "union sacrée ". Autrement dit, la belligérance officieuse est en train de changer de camp à 180°. Les alliés d'antan dont l'animosité contre le président Gbagbo est avérée, pour des raisons diverses, ont subitement choisi de tourner leurs canons vers des cibles officiellement amies. Pour détruire sans remords l' "ennemi", il faut à l'instar du sorcier d'Afrique, chosifier ou animaliser la victime.
Ainsi se plaît-t-on, parlant en "famille" de l'autre à abattre, à l'appeler sous le nom de : "l'idiot" ou "kangadjroa", ou encore, "cadavre ambulant". Toute une histoire ! Celui qui traîte officieusement son allié politique d'"idiot ", a la rancune tenace. Il estime que tous les malheurs qui l'assaillent depuis son incursion dans le maelstrom politique ivoirien, est le fait de ce frère-là. Qui, dans la guerre des héritiers d'Houphouët-Boigny, a mis les pieds dans le plat. Résultat : Il a du mal à polir son image trop enlaidie par son tireur au flanc d'aîné. Il pensait en finir avec l' "enfant des élections ", celui-là même que les héritiers n'attendaient pas au banquet et qui au final, les a coiffés aux poteaux. Mais les choses vont si vite, depuis l'accord historique signé par les deux antagonistes ainsi reconnus, que les missiles lancés par eux sont comme devenus fous. Ils vont dans toutes les directions. On a même l'impression que les adversaires politiques de Gbagbo, n'arrivent plus à déterminer avec précision, la cible prioritaire à éliminer (politiquement et physiquement ?) Que Alassane Dramane Ouattara rende visite à Henri Konan Bédié, et qu'il déclare à la presse être venu s'entretenir avec son " aîné ", en vue d'harmoniser leur vue sur la situation politique nationale, n'est rien d'autre que de la poudre aux yeux. Du politiquement correct. De la langue de bois.Et cela ne peut surprendre les houphouétistes, initiés à la stratégie de l'endormissement : " endormir l'adversaire avant de le poignarder dans le dos" au moment opportun. C'est du moins le sort que " he's no good " préparerait à Guillaume Soro que des militants du Rdr n'hésitent pas à assimiler à un "cadavre ambulant ". Au motif que leur " bon petit "qu'ils ont fait roi, les aurait trahis. Dans le camp des ex-rebelles, notamment les proches du nouveau Premier ministre de Gbagbo, on dort comme le crocodile : Les yeux ouverts. Ce ne sont pas les accolades publiques et autres bonnes intentions du genre, " Le Rdr soutient le Premier ministre Soro " et autres exhibitions bien à dessein, qui anesthésieront les forces nouvelles. Ces dernières déclarent à qui veut les écouter que personne n'a oublié comment le régime de Gbagbo a été agressé en septembre 2002 : lâchement. Le Président de la République qui avait réussi à faire rentrer au pays, ses compatriotes qui avaient fui le glaive des putschistes au pouvoir depuis décembre 1999, les fera tous entrer au gouvernement, au nom de la réconciliation. Bien avant, il organisera un forum national, épreuve cathartique devant permettre aux leaders, d'évacuer en eux toutes les rancoeurs afin d'aller sur de nouvelles bases politiques.
La tactique du secrétaire général du Mpci ne varie pas. Alors qu'il était recherché par Dibonan, ministre de la sécurité sous le régime Bédié, il annonçait dans une interview, depuis sa cachette, qu'il recherchait le sécurocrate de la république. Soro aurait une fois de plus, transmis ce même message aux bras séculiers du père de la rébellion : " Je sais qu'il me cherche, moi aussi je le cherche ". La guerre est vraiment déclarée. Qui dégainera le premier ?
Francesca Adeva
francescaudrey@yahoo.fr
Ainsi se plaît-t-on, parlant en "famille" de l'autre à abattre, à l'appeler sous le nom de : "l'idiot" ou "kangadjroa", ou encore, "cadavre ambulant". Toute une histoire ! Celui qui traîte officieusement son allié politique d'"idiot ", a la rancune tenace. Il estime que tous les malheurs qui l'assaillent depuis son incursion dans le maelstrom politique ivoirien, est le fait de ce frère-là. Qui, dans la guerre des héritiers d'Houphouët-Boigny, a mis les pieds dans le plat. Résultat : Il a du mal à polir son image trop enlaidie par son tireur au flanc d'aîné. Il pensait en finir avec l' "enfant des élections ", celui-là même que les héritiers n'attendaient pas au banquet et qui au final, les a coiffés aux poteaux. Mais les choses vont si vite, depuis l'accord historique signé par les deux antagonistes ainsi reconnus, que les missiles lancés par eux sont comme devenus fous. Ils vont dans toutes les directions. On a même l'impression que les adversaires politiques de Gbagbo, n'arrivent plus à déterminer avec précision, la cible prioritaire à éliminer (politiquement et physiquement ?) Que Alassane Dramane Ouattara rende visite à Henri Konan Bédié, et qu'il déclare à la presse être venu s'entretenir avec son " aîné ", en vue d'harmoniser leur vue sur la situation politique nationale, n'est rien d'autre que de la poudre aux yeux. Du politiquement correct. De la langue de bois.Et cela ne peut surprendre les houphouétistes, initiés à la stratégie de l'endormissement : " endormir l'adversaire avant de le poignarder dans le dos" au moment opportun. C'est du moins le sort que " he's no good " préparerait à Guillaume Soro que des militants du Rdr n'hésitent pas à assimiler à un "cadavre ambulant ". Au motif que leur " bon petit "qu'ils ont fait roi, les aurait trahis. Dans le camp des ex-rebelles, notamment les proches du nouveau Premier ministre de Gbagbo, on dort comme le crocodile : Les yeux ouverts. Ce ne sont pas les accolades publiques et autres bonnes intentions du genre, " Le Rdr soutient le Premier ministre Soro " et autres exhibitions bien à dessein, qui anesthésieront les forces nouvelles. Ces dernières déclarent à qui veut les écouter que personne n'a oublié comment le régime de Gbagbo a été agressé en septembre 2002 : lâchement. Le Président de la République qui avait réussi à faire rentrer au pays, ses compatriotes qui avaient fui le glaive des putschistes au pouvoir depuis décembre 1999, les fera tous entrer au gouvernement, au nom de la réconciliation. Bien avant, il organisera un forum national, épreuve cathartique devant permettre aux leaders, d'évacuer en eux toutes les rancoeurs afin d'aller sur de nouvelles bases politiques.
La tactique du secrétaire général du Mpci ne varie pas. Alors qu'il était recherché par Dibonan, ministre de la sécurité sous le régime Bédié, il annonçait dans une interview, depuis sa cachette, qu'il recherchait le sécurocrate de la république. Soro aurait une fois de plus, transmis ce même message aux bras séculiers du père de la rébellion : " Je sais qu'il me cherche, moi aussi je le cherche ". La guerre est vraiment déclarée. Qui dégainera le premier ?
Francesca Adeva
francescaudrey@yahoo.fr