jeudi 10 juin 2010 par Le Patriote

Monsieur Sanga, M. Ilboudo merci. En tout cas, nous sommes très fiers pour ce prix que vous venez de recevoir qui, je crois, est la traduction de la qualité de votre travail et du journal. Je connais bien le système anglo-saxon pour l'importance accordée à la compétence. Je m'en réjouis personnellement, je vous vous félicite d'abord ensuite toute l'équipe du Patriote. En tout cas, ce prix ne nous surprend pas. Surtout le thème que vous aviez traité, la question foncière, la question des terres qu'on refuse aux ressortissants burkinabè. La question foncière a été l'un des thèmes de l'Accord de Marcoussis qui a été l'objet d'âpres discussions ainsi que la question de la nationalité. J'avoue que ces deux questions sont liées. J'ai demandé à mes collaborateurs tout à l'heure qu'on me fasse parvenir l'article en question, je serais très intéressé devoir sous quel angle vous l'avez traité, c'est une grande contribution j'en suis certain. Je viens de terminer, il y a quelque jours la lecture de l'?uvre de Venance Konan ?'Les catapilas, ces ingrats'' qui aborde la même question. C'est une contribution que j'aimerais lire, je demanderais une copie. D'un régime à l'autre, la question de terre demeure d'actualité, pas seulement Tabou en 89. Nous sommes encore en train de parler de post-crise, de post-conflit et autresC'est important que ces questions soient réglées quant au fond. Marcoussis a fait son chemin, mais j'ai l'impression que ces questions ne sont pas encore définitivement réglées. La question de la terre est importante dans tous les pays. Je voudrais féliciter tous les responsables du Patriote pour le travail que vous abattez au quotidien. Hier (ndlr, mardi 8 juin), encore, nous recevions, l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) qui nous a fait part de toutes les difficultés des journalistes et des entreprises de presse. Et je suis bien placé pour savoir que le Patriote a été l'une des premières victimes des assauts violents, pour empêcher la libre expression. Je vous félicite et je vous remercie pour cette rencontre, je crois qu'il faut continuer à faire du bon travail. Malheureusement, votre marraine n'est pas là, elle est partie aux Etats-Unis pour des urgences professionnelles, autrement elle aura été très heureuse d'être avec nous et de voir le trophée. Je demanderais à Hamed Bakayoko d'organiser un cocktail pour célébrer le prix. Si je suis présent à Abidjan, je me ferai fort d'être présent.
Moussa Keita

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