Adjoumani aux militants, hier : Plus que jamais je suis engagé pour le PDCI et pour Bédié
Après l'audience du matin, le député Adjoumani s'est adressé aux militants. Après ce verdict dans l'après-midi, il s'est encore adressé aux militants. Voilà l'intégralité de son intervention.
Chers frères, chères s?urs, chers parents, militants et militantes du PDCI-RDA venus de partout pour nous soutenir chaque fois que nous sommes appelé à comparaître devant le tribunal correctionnel. Vous l'avez toujours fait. Je crois que nous sommes aujourd'hui à la fin du procès. L'autre jour, on nous a fait savoir que nous venions aujourd'hui pour un complément d'information. En la matière, mes avocats vous ont donné toutes les informations et je ne vais plus y revenir. Tout ce que vous devez savoir, c'est que le complément d'information c'était en réalité pour venir changer les juges. Parce qu'il fallait un juge aux ordres qui vienne s'opposer au droit. Il fallait aujourd'hui que les armes remplacement le droit. C'est ce que nous avons vu. C'est quand même honteux. Et vous avez vu mes avocats dénoncer cette pratique obscure que nous avons vue tout à l'heure à l'audience. Un juge qui n'a même pas connaissance du dossier qui vient et qui accepte de donner son délibéré cet après-midi. Alors même qu'un délibéré avait déjà été préparé. Nous ne connaissons pas le contenu de ce délibéré mais tous semblent croire que la justice ivoirienne, la vraie justice, nous a donné raison. Puisqu'on a changé le juge. C'est ce qui semble se dire. Sinon pourquoi accepter de changer les juges alors même que le délibéré était déjà prêt. Donc pour nous c'est une victoire. Et nous devons rendre gloire à Dieu pour ce qui vient de se produire. Je ne veux pas être prolixe. J'attends de voir le délibéré pour donner mon avis. Mais sachez que tout à l'heure, Me Adjé Luc qui assure ma défense avec Me Blessy, Me Konan Charles, Me Kaudjis et les autres sont en train de réfléchir sur l'attitude à tenir pour les jours à venir. Et lui-même l'a dit tout à l'heure à la presse. Ils ne vont pas se laisser faire. Donc je crois que nous allons nous résumer à cela et vous dire que nous avons raison. Tous semblent croire que nous avons raison. C'est ce que vous devez retenir () Mesdames et messieurs, chers parents, c'est la première fois depuis ce procès que j'ai eu l'émotion très forte au point de couler des larmes. Quand j'ai regardé le visage de votre doyen, N'Guessan Koffi Bernard et que j'ai vu deux grosses gouttes de larmes tomber, j'ai été choqué et ça m'a emmené moi aussi à couler des larmes. Mais comme vous-mêmes, vous voyez, le président Gbagbo disait en son temps que ce procès était le procès du coup d'Etat. Donc nous avions pensé qu'à l'occasion, il viendrait pour nous dire qui est le véritable responsable du coup d'Etat. Puisqu'il l'a dit à la télévision publiquement. Malheureusement il n'est pas arrivé. Et finalement, c'est moi que des gens qu'il engage sous prétexte qu'ils sont des juges condamnent. Cela veut dire que ce n'est pas le procès du coup d'Etat. Mais c'est le procès dirigé contre le PDCI-RDA et son président. Mais comme on ne peut pas s'attaquer directement à notre candidat, alors on a voulu s'attaquer à un de ses piliers. Mais je crois que Dieu est formidable. Pendant deux ans, nous avons tergiversé pour aboutir à deux mois de condamnation avec sursis. Mais c'est un combat gagné (applaudissements nourris). D'aucuns auraient pu dire qu'on abandonne la lutte puisqu'ils ont été défaits. Mais si nous le faisons, nous ne savons pas ce dont ils sont capables. Parce que leur objectif c'est de faire en sorte que nous soyons taxé d'insulteur public au point de ne même pas pouvoir être représentant encore du Zanzan. Puisqu'en manifestant cela dans les documents, cela peut créer des problèmes. C'est pour ça que je suis d'accord avec les avocats qui ont interjeté appel. Donc nous allons suivre ce procès et nous osons espérer que là où le droit n'a pas été dit, ailleurs il va être dit. Donc je voudrais vraiment dire merci aux députés. Ce que vous avez fait, c'est Dieu seul qui va vous le reconnaître. Pendant des mois vous n'êtes même plus allés sur le terrain. Vous êtes restés constamment avec nous. Mais aujourd'hui vous étiez là, ce matin. On pensait qu'en reportant à 15h le procès, on allait étouffer votre ardeur. Mais c'était mal vous connaître. Vous êtes encore là. En tout cas, je prends la terre du Zanzan, mes parents qui sont là, Dieu tout puissant pour vous dire merci. Je dis également merci à mon grand frère Dembélé Lassina qui est là. L'autre jour, il était dans le Zanzan dans le cadre des missions du PDCI-RDA. Et il était le représentant du président Bédié pour aller expliquer ce que le PDCI-RDA avait à dire à nos parents. Lui-même a vu la mobilisation des parents. Il a vu le soutien dont nous sommes l'objet de la part de nos parents. Aujourd'hui, il a décidé de venir vous apporter son soutien. Je voudrais qu'on acclame fort le grand frère Dembelé Lassina. Je vais saluer les jeunes. Chaque fois on vous a empêché de rentrer dans la salle. Mais vous êtes restés ici pour attendre l'issue. Vraiment je vous dis merci. Je salue les femmes. Vous savez, au cours de procès, même quand on a repoussé les jeunes, on a accepté les femmes puisqu'on les faisait rentrer. Or, ceux-là oublient que les militantes du PDCI-RDA misent sur le même pied d'égalité que les hommes. Souvent même, elles font mieux que les hommes. Mes remerciements vont aller surtout à l'endroit des journalistes. Pour cette affaire, les journalistes, toutes tendances confondues à l'exception des journalistes engagés par les refondateurs pour nous incriminer ont été à la hauteur de leur travail. Vous savez, ce procès a connu le succès escompté. C'est pour cela que ce serait être ingrat qu'au moment où je prends la parole pour dire merci aux uns et aux autres, j'oublie les journalistes. En tout cas merci d'être chaque fois parmi nous. Le combat n'est pas terminé. Nous avons interjeté appel. Et nous allons suivre le dossier. Nous voudrions que vous fassiez du tapage pour que l'on sache qu'à mille reprises on a changé les juges. Et ça c'est vraiment regrettable. Des juges qu'on a fait venir, qui n'ont aucune idée du dossier et qui décident de donner le délibéré d'un dossier dont ils n'ont même pas connaissance. Il faut que ce soit sous le régime de Laurent Koudou Gbagbo. Mais c'est regrettable. On a pensé et c'est là je termine qu'en m'emmenant à la justice, on va plomber ma bouche. Mais qu'on creuse un trou, qu'on le ferme, qu'on mette même du marbre, mais Dieu fera en sorte que je réagisse (applaudissements). Je prends l'engagement devant le président et vous les députés que plus que jamais, Adjoumani est engagé pour la compagne du PDCI-RDA. Et pour faire revenir Henri Konan Bédié au pouvoir. Même si par extraordinaire, on doit m'emmener en prison, de la prison je ferai campagne pour Henri Konan Bédié. Même si on pense qu'en me tuant on aura eu gain de cause, c'est étant dans l'au-delà que je vais maudire ceux qui ont emmené la guerre en Côte d'Ivoire. Je dis merci à tous les cadres et ressortissants du Zanzan, les femmes Baoulé, les femmes de Korhogo. Merci pour tout. Que Dieu nous protége et nous épargne des dangers qui nous guettent ".
Propos recueillis
par Diarrasouba Sory
Chers frères, chères s?urs, chers parents, militants et militantes du PDCI-RDA venus de partout pour nous soutenir chaque fois que nous sommes appelé à comparaître devant le tribunal correctionnel. Vous l'avez toujours fait. Je crois que nous sommes aujourd'hui à la fin du procès. L'autre jour, on nous a fait savoir que nous venions aujourd'hui pour un complément d'information. En la matière, mes avocats vous ont donné toutes les informations et je ne vais plus y revenir. Tout ce que vous devez savoir, c'est que le complément d'information c'était en réalité pour venir changer les juges. Parce qu'il fallait un juge aux ordres qui vienne s'opposer au droit. Il fallait aujourd'hui que les armes remplacement le droit. C'est ce que nous avons vu. C'est quand même honteux. Et vous avez vu mes avocats dénoncer cette pratique obscure que nous avons vue tout à l'heure à l'audience. Un juge qui n'a même pas connaissance du dossier qui vient et qui accepte de donner son délibéré cet après-midi. Alors même qu'un délibéré avait déjà été préparé. Nous ne connaissons pas le contenu de ce délibéré mais tous semblent croire que la justice ivoirienne, la vraie justice, nous a donné raison. Puisqu'on a changé le juge. C'est ce qui semble se dire. Sinon pourquoi accepter de changer les juges alors même que le délibéré était déjà prêt. Donc pour nous c'est une victoire. Et nous devons rendre gloire à Dieu pour ce qui vient de se produire. Je ne veux pas être prolixe. J'attends de voir le délibéré pour donner mon avis. Mais sachez que tout à l'heure, Me Adjé Luc qui assure ma défense avec Me Blessy, Me Konan Charles, Me Kaudjis et les autres sont en train de réfléchir sur l'attitude à tenir pour les jours à venir. Et lui-même l'a dit tout à l'heure à la presse. Ils ne vont pas se laisser faire. Donc je crois que nous allons nous résumer à cela et vous dire que nous avons raison. Tous semblent croire que nous avons raison. C'est ce que vous devez retenir () Mesdames et messieurs, chers parents, c'est la première fois depuis ce procès que j'ai eu l'émotion très forte au point de couler des larmes. Quand j'ai regardé le visage de votre doyen, N'Guessan Koffi Bernard et que j'ai vu deux grosses gouttes de larmes tomber, j'ai été choqué et ça m'a emmené moi aussi à couler des larmes. Mais comme vous-mêmes, vous voyez, le président Gbagbo disait en son temps que ce procès était le procès du coup d'Etat. Donc nous avions pensé qu'à l'occasion, il viendrait pour nous dire qui est le véritable responsable du coup d'Etat. Puisqu'il l'a dit à la télévision publiquement. Malheureusement il n'est pas arrivé. Et finalement, c'est moi que des gens qu'il engage sous prétexte qu'ils sont des juges condamnent. Cela veut dire que ce n'est pas le procès du coup d'Etat. Mais c'est le procès dirigé contre le PDCI-RDA et son président. Mais comme on ne peut pas s'attaquer directement à notre candidat, alors on a voulu s'attaquer à un de ses piliers. Mais je crois que Dieu est formidable. Pendant deux ans, nous avons tergiversé pour aboutir à deux mois de condamnation avec sursis. Mais c'est un combat gagné (applaudissements nourris). D'aucuns auraient pu dire qu'on abandonne la lutte puisqu'ils ont été défaits. Mais si nous le faisons, nous ne savons pas ce dont ils sont capables. Parce que leur objectif c'est de faire en sorte que nous soyons taxé d'insulteur public au point de ne même pas pouvoir être représentant encore du Zanzan. Puisqu'en manifestant cela dans les documents, cela peut créer des problèmes. C'est pour ça que je suis d'accord avec les avocats qui ont interjeté appel. Donc nous allons suivre ce procès et nous osons espérer que là où le droit n'a pas été dit, ailleurs il va être dit. Donc je voudrais vraiment dire merci aux députés. Ce que vous avez fait, c'est Dieu seul qui va vous le reconnaître. Pendant des mois vous n'êtes même plus allés sur le terrain. Vous êtes restés constamment avec nous. Mais aujourd'hui vous étiez là, ce matin. On pensait qu'en reportant à 15h le procès, on allait étouffer votre ardeur. Mais c'était mal vous connaître. Vous êtes encore là. En tout cas, je prends la terre du Zanzan, mes parents qui sont là, Dieu tout puissant pour vous dire merci. Je dis également merci à mon grand frère Dembélé Lassina qui est là. L'autre jour, il était dans le Zanzan dans le cadre des missions du PDCI-RDA. Et il était le représentant du président Bédié pour aller expliquer ce que le PDCI-RDA avait à dire à nos parents. Lui-même a vu la mobilisation des parents. Il a vu le soutien dont nous sommes l'objet de la part de nos parents. Aujourd'hui, il a décidé de venir vous apporter son soutien. Je voudrais qu'on acclame fort le grand frère Dembelé Lassina. Je vais saluer les jeunes. Chaque fois on vous a empêché de rentrer dans la salle. Mais vous êtes restés ici pour attendre l'issue. Vraiment je vous dis merci. Je salue les femmes. Vous savez, au cours de procès, même quand on a repoussé les jeunes, on a accepté les femmes puisqu'on les faisait rentrer. Or, ceux-là oublient que les militantes du PDCI-RDA misent sur le même pied d'égalité que les hommes. Souvent même, elles font mieux que les hommes. Mes remerciements vont aller surtout à l'endroit des journalistes. Pour cette affaire, les journalistes, toutes tendances confondues à l'exception des journalistes engagés par les refondateurs pour nous incriminer ont été à la hauteur de leur travail. Vous savez, ce procès a connu le succès escompté. C'est pour cela que ce serait être ingrat qu'au moment où je prends la parole pour dire merci aux uns et aux autres, j'oublie les journalistes. En tout cas merci d'être chaque fois parmi nous. Le combat n'est pas terminé. Nous avons interjeté appel. Et nous allons suivre le dossier. Nous voudrions que vous fassiez du tapage pour que l'on sache qu'à mille reprises on a changé les juges. Et ça c'est vraiment regrettable. Des juges qu'on a fait venir, qui n'ont aucune idée du dossier et qui décident de donner le délibéré d'un dossier dont ils n'ont même pas connaissance. Il faut que ce soit sous le régime de Laurent Koudou Gbagbo. Mais c'est regrettable. On a pensé et c'est là je termine qu'en m'emmenant à la justice, on va plomber ma bouche. Mais qu'on creuse un trou, qu'on le ferme, qu'on mette même du marbre, mais Dieu fera en sorte que je réagisse (applaudissements). Je prends l'engagement devant le président et vous les députés que plus que jamais, Adjoumani est engagé pour la compagne du PDCI-RDA. Et pour faire revenir Henri Konan Bédié au pouvoir. Même si par extraordinaire, on doit m'emmener en prison, de la prison je ferai campagne pour Henri Konan Bédié. Même si on pense qu'en me tuant on aura eu gain de cause, c'est étant dans l'au-delà que je vais maudire ceux qui ont emmené la guerre en Côte d'Ivoire. Je dis merci à tous les cadres et ressortissants du Zanzan, les femmes Baoulé, les femmes de Korhogo. Merci pour tout. Que Dieu nous protége et nous épargne des dangers qui nous guettent ".
Propos recueillis
par Diarrasouba Sory