Aller au contenu

Sarkozy

La preuve est là. Toute fraîche. Toute faite. La France est sans état d'âme. La France est sans pitié. Le pays de Nicolas Sarkozy n'a pas d'amis. La France n'a que des intérêts. La guerre du 19 septembre est là pour nous instruire. Y compris les évènements de novembre 2004 qui sont de fraîche mémoire. On se rappelle que pour protéger ses intérêts sur le sol éburnéen, la France n'a pas hésité un seul instant. Elle a tranché la tête à plus d'une soixantaine de jeunes ivoiriens. C'est dire que la France ne soutient personne. La France soutient la France. Konan Bédié qui, certainement ne le savait pas et qui avait commencé à rêver à Daoukro, à l'ombre des feuillages de ses plants d'hévéa, vient de l'apprendre à ses dépens. Car, au moment où le président du PDCI faisait dire à ses militants et parents de Pepressou que Nicolas Sarkozy le soutient fermement face à Laurent Gbagbo, 24 heures seulement après la visite de l'ambassadeur André Janier à Daoukro, le président français a joint lui-même son homologue ivoirien. Pour le féliciter et l'encourager dans l'application de l'accord politique de Ouaga. Quand on fait la politique, et qu'on sait lire entre les lignes, ces signes devaient suffire pour qu'on la ferme. Qu'on la boucle. Pour occuper le terrain. Malheureusement, on attend tout de la France. Du moins, de la providence.

par Pierre Lemauvais

Dans cet article