Présidentielles 2008 - Le PDCI et le RDR inquiètent
Le clergé ivoirien instruit des dérapages que la contestation des résultats des élections en Afrique provoque, s'est mis dans les habits de l'Apôtre Paul. Les Evêques de Côte d'Ivoire ont prêché la bonne nouvelle, celle de faire accepter les résultats des élections à tous les acteurs quelque soit l'issue . Mais les professions de foi entendues ça et là ne semblent pas sincères.
Les Evêques pour leur première sortie sont allés voir Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA pour lui dire d'accepter lui et son parti politique les résultats des élections présidentielles futures. Cette visite aux partis politiques est intervenue après l'annonce de la date des élections présidentielles fixées au 30 novembre de cette année. Monseigneur Barthelemy Djabla, Archevêque du diocèse de Gagnoa, vice-président de la Conférence épiscopale, a invité tous les acteurs de la vie politique à aller aux élections sans la moindre violence "Il faut tout faire dans le calme et accepter le verdict des urnes". Mais pourquoi, ce sont les évêques qui prêtent leur bonne volonté pour qu'un climat apaisé survienne après les élections du 30 novembre prochain ? La réponse des hommes de Dieu est sans ambages. Ils soutiennent que les Evêques sont au service de toute la population, aussi chrétienne que non chrétienne. Leur visite à Bédié, ont-ils dit, est la contribution qu'ils veulent apporter pour prévenir les conflits qui naissent après les élections. A en croire Mgr Djabla, M. Henri Konan Bédié est totalement d'accord avec la démarche des Evêques. Il (Bédié) les a encouragés à persévérer dans le dialogue avec toutes les parties pour qu'un climat de paix règne. Le Président du PDCI est donc d'accord pour accepter les résultats des élections futures même s'il sortait vaincu. Belle profession de foi ! Mais la réalité est toute autre. Mgr Barthélemy Djabla très écouté des leaders politiques devrait profiter de ce préjugé favorable pour imposer à ses hôtes la signature d'un engagement écrit comme l'a préconisé le Président Laurent Dona Fologo. Ce n'est pas sincère pour quelqu'un qui, au cours d'un meeting, demande à ses militants de chasser son adversaire du pouvoir parce que selon lui ce régime est un danger pour la Côte d'Ivoire. Henri Konan Bédié a, au cours de ce même meeting du 29 mars 2008 dit que le PDCI et les Ivoiriens n'accepteront jamais qu'on leur vole leur victoire. La victoire pour N'Zuéba, c'est évidemment le retour du PDCI au pouvoir. Après avoir fini de tenir un tel discours qui a l'air d'un mot d'ordre donner aux militants de descendre dans la rue en cas du résultat contraire, comment éviter la chienlit ? Si Bédié est sûr de remporter les élections prochaines, il n'en demeure pas moins pour le leader du Rassemblement des Républicains. Cissé Bacongo, secrétaire général adjoint du RDR animant une conférence de presse depuis Paris, a tranché net que Laurent Gbagbo ne gagnerait jamais ces élections et que le futur président de la République de Côte d'Ivoire s'appelle Alassane Dramane Ouattara. Amadou Soumahoro du même parti, a également abondé dans le même sens à Bouaké en conditionnant les militants du RDR à ne point accepter ni la fraude ni la technologie électorale. Dans son entendement, la victoire de Laurent Gbagbo serait vue comme une véritable tricherie ou une mascarade électorale. Alors comme Aly Coulibaly en 2000, ils (les lieutenants d'Ado) demanderont à leurs militants d'aller ramasser le pouvoir dans la rue. Voilà des discours qui sont les prémices d'une crise post-électorale. Les Evêques avant de demander aux leaders politiques d'accepter le verdict des urnes sans protestation aucune, devaient supplier ces mêmes leaders de bannir de leur discours des propos qui incitent à la violence. Sinon tout ce que l'opposition et le camp présidentiel affichent en ce moment comme propos de bonnes intentions n'est que distraction. Un adage dit que ''c'est non qui envoie palabre''. Ils disent oui devant l'épiscopat et agissent sur le terrain dans le but de préparer le K.O.
Serges Mahi
Les Evêques pour leur première sortie sont allés voir Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA pour lui dire d'accepter lui et son parti politique les résultats des élections présidentielles futures. Cette visite aux partis politiques est intervenue après l'annonce de la date des élections présidentielles fixées au 30 novembre de cette année. Monseigneur Barthelemy Djabla, Archevêque du diocèse de Gagnoa, vice-président de la Conférence épiscopale, a invité tous les acteurs de la vie politique à aller aux élections sans la moindre violence "Il faut tout faire dans le calme et accepter le verdict des urnes". Mais pourquoi, ce sont les évêques qui prêtent leur bonne volonté pour qu'un climat apaisé survienne après les élections du 30 novembre prochain ? La réponse des hommes de Dieu est sans ambages. Ils soutiennent que les Evêques sont au service de toute la population, aussi chrétienne que non chrétienne. Leur visite à Bédié, ont-ils dit, est la contribution qu'ils veulent apporter pour prévenir les conflits qui naissent après les élections. A en croire Mgr Djabla, M. Henri Konan Bédié est totalement d'accord avec la démarche des Evêques. Il (Bédié) les a encouragés à persévérer dans le dialogue avec toutes les parties pour qu'un climat de paix règne. Le Président du PDCI est donc d'accord pour accepter les résultats des élections futures même s'il sortait vaincu. Belle profession de foi ! Mais la réalité est toute autre. Mgr Barthélemy Djabla très écouté des leaders politiques devrait profiter de ce préjugé favorable pour imposer à ses hôtes la signature d'un engagement écrit comme l'a préconisé le Président Laurent Dona Fologo. Ce n'est pas sincère pour quelqu'un qui, au cours d'un meeting, demande à ses militants de chasser son adversaire du pouvoir parce que selon lui ce régime est un danger pour la Côte d'Ivoire. Henri Konan Bédié a, au cours de ce même meeting du 29 mars 2008 dit que le PDCI et les Ivoiriens n'accepteront jamais qu'on leur vole leur victoire. La victoire pour N'Zuéba, c'est évidemment le retour du PDCI au pouvoir. Après avoir fini de tenir un tel discours qui a l'air d'un mot d'ordre donner aux militants de descendre dans la rue en cas du résultat contraire, comment éviter la chienlit ? Si Bédié est sûr de remporter les élections prochaines, il n'en demeure pas moins pour le leader du Rassemblement des Républicains. Cissé Bacongo, secrétaire général adjoint du RDR animant une conférence de presse depuis Paris, a tranché net que Laurent Gbagbo ne gagnerait jamais ces élections et que le futur président de la République de Côte d'Ivoire s'appelle Alassane Dramane Ouattara. Amadou Soumahoro du même parti, a également abondé dans le même sens à Bouaké en conditionnant les militants du RDR à ne point accepter ni la fraude ni la technologie électorale. Dans son entendement, la victoire de Laurent Gbagbo serait vue comme une véritable tricherie ou une mascarade électorale. Alors comme Aly Coulibaly en 2000, ils (les lieutenants d'Ado) demanderont à leurs militants d'aller ramasser le pouvoir dans la rue. Voilà des discours qui sont les prémices d'une crise post-électorale. Les Evêques avant de demander aux leaders politiques d'accepter le verdict des urnes sans protestation aucune, devaient supplier ces mêmes leaders de bannir de leur discours des propos qui incitent à la violence. Sinon tout ce que l'opposition et le camp présidentiel affichent en ce moment comme propos de bonnes intentions n'est que distraction. Un adage dit que ''c'est non qui envoie palabre''. Ils disent oui devant l'épiscopat et agissent sur le terrain dans le but de préparer le K.O.
Serges Mahi