Compaoré et Soro doivent redoubler de vigilance
Ce n'est pas un procès d'intention. Le Chef de l'Etat Laurent Gbagbo se prépare à un forcing électoral. Le décor se plante peu à peu. La BAE change subtilement de statut aux fins certainement de mater toute résistance au holdup électoral en préparation. Des petits partis sont extraits des partis majeurs du pays pour justifier un passage en force. Le discours du régime Gbagbo est de plus à préparer les esprits à considérer tout contestateur des résultats éventuellement imposés par le régime comme un mauvais perdant. Face à ce schéma de fraude, il revient au facilitateur du Dialogue direct, le Président Blaise Compaoré, et au Premier ministre Guillaume Soro de prendre toutes les dispositions pour prévenir un holdup électoral. Il s'agit avant tout de permettre au Premier ministre d'avoir un minimum de pouvoir sur les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire (FDS-CI). Parce que c'est sur l'armée régulière que le régime Gbagbo va s'appuyer pour consolider son forcing. C'est pourquoi, le Centre de commandement intégré (CCI) qui regroupe à la fois des anciens rebelles et des éléments de l'armée régulière ne doivent pas seulement opérer dans les zones CNO. Le CCI doit être tout aussi actif au Sud comme au Nord. Le facilitateur du dialogue direct doit peser de tout son poids pour qu'il en soit ainsi. Les forces impartiales ne doivent pas non plus rester sans responsabilité lors des élections. Il ne revient cependant pas uniquement au Premier ministre et au Président Compaoré de prévenir tout forcing du régime Gbagbo. L'opposition doit être au devant de ce combat. Le régime Gbagbo est en train de l'installer dans un complexe tel qu'elle ne pourrait pas contester les élections même en cas de preuves de fraudes. Elle doit refuser ce schéma et contraindre le régime Gbagbo à comprendre qu'elle ne fera aucun calcul pour réclamer justice face à un évetuel holdup électoral. Autrement ce régime se croira tout permis.
K.I.
K.I.