Droits de réponse
1. Monsieur le Directeur de Publication,
En ma qualité de conseil de la Mutuelle des agents de la Banque nationale d'investissement, je m'empresse de réagir à l'article paru dans votre livraison n° 12774 du vendredi 8 juin écoulé intitulé:
Affaire BNI: Comment des employés ont favorisé le vol?.
Cet article signé de la plume de Monsieur Landry Kohon, a la fatuité de situer toutes les responsabilités dans l'affaire susmentionnée.Pour ce faire, Monsieur Landry Kohon se targue d'indiquer, pour chacun des employés détenus, le niveau de leur implication dans la commission des actes poursuivis, soutenu en cela par des propos qu'il dit émaner des prévenus eux-mêmes.
Toutefois, il n'appartient pas à Monsieur Landry Kohon et au quotidien Fraternité Matin de se substituer à la juridiction d'instruction commise pour faire la lumière sur cette affaire et conclure à l'innocence ou à la culpabilité des personnes détenues.
En préjugeant ainsi des conclusions de l'instruction, au moyen de propos prétendument relayés, voire de faits malicieusement soustraits au dossier de l'instruction, le quotidien Fraternité Matin et Monsieur Landry Kohon orientent négativement l'opinion dans un sens qui ne peut qu'attenter à l'honorabilité de ces pères et mères de famille qui n'attendent que la vérité dans cette affaire.
Car, en effet, détention préventive ne signifie pas culpabilité.
Au total, les agents de la BNI tiennent par les présentes à exprimer leur profonde indignation pour les propos de Monsieur Landry Kohon et réaffirment à l'endroit de leurs camarades détenus, toute leur solidarité. En conséquence, je vous prie de publier, de toute urgence, la présente lettre complétée du texte ci-joint.. Dans cette attente, veuillez croire, Monsieur le Directeur de publication, à l'assurance de ma considération distinguée.
Dogué-Abbé Yao et associés
2. Dans sa livraison du vendredi 8 juin 2007, le quotidien Fraternité Matin publiait en page 6, sous la plume de Monsieur Landry Kohon, un article intitulé: Affaire BNI: Comment les employés ont favorisé le vol?. Cet article laisse accroire, avec force détail, à l'implication avérée des agents de la BNI présentement détenus dans le cadre de l'instruction de cette affaire. Loin de vouloir obvier à l'éclatement de la vérité, la Mutuelle des Agents de la BNI, par le canal de son conseil, tient à réaffirmer son attachement au principe constitutionnel de la présomption d'innocence et entend élever les plus vives protestations contre l'article en cause en ce qu'il bafoue avec une stupéfiante décontraction, le principe sus indiqué. En effet, la gravité des faits de l'espèce laisse libre champ à toutes les supputations et hypothèses possibles, et la Mutuelle des Agents de la BNI n'aurait trouvé à y redire si ces supputations étaient restées dans un cadre strictement privé.
Or, Monsieur Landry Kohon s'étale, dans les colonnes du quotidien Fraternité Matin, sur la culpabilité des agents de la BNI auxquels il attribue, à titre individuel et sans l'ombre d'un doute, la responsabilité de tels actes ayant concouru à la commission des faits poursuivis. Pour autant, Monsieur Landry Kohon et le quotidien Fraternité Matin en oublient les termes de l'article 22 de la Loi n °2000- 513 du 1er août 2000 portant Constitution de la République de Côte d'Ivoire, ainsi libellé: Tout détenu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d'une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense?.
Pis, ils font une totale abstraction de la procédure d'instruction en cours qui, elle seule, pourra se prononcer sur la culpabilité éventuelle des agents détenus, bien entendu, en offrant à ces derniers, les garanties indispensables à leur défense.
C'est le lieu de s'interroger sur certains faits et propos relayés par l'auteur de cet article et qui laissent penser qu'il aurait rencontré individuellement chacun des agents incriminés, lesquels auraient, chacun pour sa part, fait l'aveu de sa responsabilité à moins que par quelques mauvais subterfuges, Monsieur Landry Kohon ait pu avoir accès au dossier de l'instruction. Or, les agents en cause n'ayant jamais rencontré Monsieur Landry Kohon, tout incline à penser que ce dernier a violé les secrets de l'instruction, en infraction aux dispositions de l'article 11 du Code de Procédure pénale.Pour la Mutuelle des agents de la BNI, il ne saurait être question d'influencer négativement l'instruction en cours au moyen d'écrits calomniateurs ni de rajouter à la souffrance de ses honorables agents et de leurs familles respectives.
Le Conseil, Maître Arsène DABLE
SCP A Dogué-Abbé Yao & Associés
En ma qualité de conseil de la Mutuelle des agents de la Banque nationale d'investissement, je m'empresse de réagir à l'article paru dans votre livraison n° 12774 du vendredi 8 juin écoulé intitulé:
Affaire BNI: Comment des employés ont favorisé le vol?.
Cet article signé de la plume de Monsieur Landry Kohon, a la fatuité de situer toutes les responsabilités dans l'affaire susmentionnée.Pour ce faire, Monsieur Landry Kohon se targue d'indiquer, pour chacun des employés détenus, le niveau de leur implication dans la commission des actes poursuivis, soutenu en cela par des propos qu'il dit émaner des prévenus eux-mêmes.
Toutefois, il n'appartient pas à Monsieur Landry Kohon et au quotidien Fraternité Matin de se substituer à la juridiction d'instruction commise pour faire la lumière sur cette affaire et conclure à l'innocence ou à la culpabilité des personnes détenues.
En préjugeant ainsi des conclusions de l'instruction, au moyen de propos prétendument relayés, voire de faits malicieusement soustraits au dossier de l'instruction, le quotidien Fraternité Matin et Monsieur Landry Kohon orientent négativement l'opinion dans un sens qui ne peut qu'attenter à l'honorabilité de ces pères et mères de famille qui n'attendent que la vérité dans cette affaire.
Car, en effet, détention préventive ne signifie pas culpabilité.
Au total, les agents de la BNI tiennent par les présentes à exprimer leur profonde indignation pour les propos de Monsieur Landry Kohon et réaffirment à l'endroit de leurs camarades détenus, toute leur solidarité. En conséquence, je vous prie de publier, de toute urgence, la présente lettre complétée du texte ci-joint.. Dans cette attente, veuillez croire, Monsieur le Directeur de publication, à l'assurance de ma considération distinguée.
Dogué-Abbé Yao et associés
2. Dans sa livraison du vendredi 8 juin 2007, le quotidien Fraternité Matin publiait en page 6, sous la plume de Monsieur Landry Kohon, un article intitulé: Affaire BNI: Comment les employés ont favorisé le vol?. Cet article laisse accroire, avec force détail, à l'implication avérée des agents de la BNI présentement détenus dans le cadre de l'instruction de cette affaire. Loin de vouloir obvier à l'éclatement de la vérité, la Mutuelle des Agents de la BNI, par le canal de son conseil, tient à réaffirmer son attachement au principe constitutionnel de la présomption d'innocence et entend élever les plus vives protestations contre l'article en cause en ce qu'il bafoue avec une stupéfiante décontraction, le principe sus indiqué. En effet, la gravité des faits de l'espèce laisse libre champ à toutes les supputations et hypothèses possibles, et la Mutuelle des Agents de la BNI n'aurait trouvé à y redire si ces supputations étaient restées dans un cadre strictement privé.
Or, Monsieur Landry Kohon s'étale, dans les colonnes du quotidien Fraternité Matin, sur la culpabilité des agents de la BNI auxquels il attribue, à titre individuel et sans l'ombre d'un doute, la responsabilité de tels actes ayant concouru à la commission des faits poursuivis. Pour autant, Monsieur Landry Kohon et le quotidien Fraternité Matin en oublient les termes de l'article 22 de la Loi n °2000- 513 du 1er août 2000 portant Constitution de la République de Côte d'Ivoire, ainsi libellé: Tout détenu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d'une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense?.
Pis, ils font une totale abstraction de la procédure d'instruction en cours qui, elle seule, pourra se prononcer sur la culpabilité éventuelle des agents détenus, bien entendu, en offrant à ces derniers, les garanties indispensables à leur défense.
C'est le lieu de s'interroger sur certains faits et propos relayés par l'auteur de cet article et qui laissent penser qu'il aurait rencontré individuellement chacun des agents incriminés, lesquels auraient, chacun pour sa part, fait l'aveu de sa responsabilité à moins que par quelques mauvais subterfuges, Monsieur Landry Kohon ait pu avoir accès au dossier de l'instruction. Or, les agents en cause n'ayant jamais rencontré Monsieur Landry Kohon, tout incline à penser que ce dernier a violé les secrets de l'instruction, en infraction aux dispositions de l'article 11 du Code de Procédure pénale.Pour la Mutuelle des agents de la BNI, il ne saurait être question d'influencer négativement l'instruction en cours au moyen d'écrits calomniateurs ni de rajouter à la souffrance de ses honorables agents et de leurs familles respectives.
Le Conseil, Maître Arsène DABLE
SCP A Dogué-Abbé Yao & Associés