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Le Patriote
· 2 min de lecture

Quand le ménage secoue la République

Assurément, du jamais vu sur la terre d'Eburnie. Ni sous Houphouet, ni sous Bédié et le Général Robert Guei. Ses hommes de pouvoir ont su faire le distinguo entre leur vie sentimentale et la gestion de l'Etat. A part les Premières Dames, personne n'a vu d'autres femmes secouer de la sorte la République. Sous la refondation, où tout fonctionne sous le critère de la dualité, la guéguerre entre la Première dame et la Grande dame fait rage. Entre celle du Sud et l'autre du Nord, c'est la guerre frontale. De la veillée d'armes, nous sommes allègrement arrivés à la passe d'armes. Le duel au couteau est d'une rare intensité. La rébellion sentimentale a atteint son paroxysme. C'est à qui usera le mieux de ses charmes pour conquérir la République. Partout, le débat est à cet affrontement, digne d'une bataille d'arène. Ce conflit aurait bien pu être une banale affaire, si comme un tsunami, il ne sapait pas la marche de la République. Mais, dans le présent cas, on assiste à une révolution de palais. Des têtes tombent sous la guillotine. Des hommes du sérail occupant de hautes fonctions, viennent de se voir la tête tranchée , victimes parce qu'accusés de travailler pour l'adversaire. Comme dans les films western, des têtes sont mises à prix. Le tourbillon sentimental trouble la nation, qui souffle le froid et le chaud. Entre le Nord et le Sud, le désamour est total. Plus grave qu'en septembre 2002. Tout le monde est embarrassé. Davantage, le maître du palais. La citadelle naguère imprenable est désormais fissurée. Et cela n'est pas normal de mettre les affaires de la nation sous la pression des ménages. Ce sont des actes à éviter et qui sont aux antipodes du serment pris pour défendre les intérêts du pays. Point n'est besoin de le dire, cette affaire ébranle le sommet de l'Etat et n'est pas un gage de sérénité pour la bonne marche du pays. Voir ainsi, la nation ballotée par des vents contraires est difficilement supportable par les citoyens. Surtout, qu'on n'avait pas vu cela auparavant. Déplorable tout cela !
Bakary Nimaga

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.