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Demain, la fête du travail - Les revendications sociales à l'épreuve du pré-forum

Le monde entier célèbre demain, 1er mai, la traditionnelle fête du travail. Quelles couleurs revêtira cette fête en Côte d'Ivoire ? Deux mois après le forum social tenu à Grand-Bassam marqué par un appel à une trêve sociale de trois ans, et au lendemain de l'Accord de Ouagadougou qui semble engager résolument le pays sur la voie de la paix, le 1er mai 2007 revêt un intérêt particulier. Quel discours tiendront les organisations syndicales devant le Chef de l'Etat demain matin ? S'inscriront-elles dans la trêve sociale demandée par le pré forum social ou, au contraire, feront-elles valoir leur droit légitime à la revendication comme n'ont eu de cesse de l'affirmer certaines organisations depuis les assises de Grand-Bassam ? La nouvelle donne politique servira-t-elle de levain à un autre élan, plus optimiste et fédérateur malgré les résidus de grève de l'heure ?
Le Président Laurent Gbagbo, on le sait, estime qu'on ne peut affaiblir un Etat et en même temps lui demander tout (sous-entendu : il faut attendre des moments plus propices pour revendiquer).
Cette fête du travail qui intervient au lendemain des deux événements majeurs qu'auront été le pré forum social et l'Accord de Ouagadougou, nous donnera indubitablement l'occasion de jauger de l'état d'esprit général relativement à la délicate adéquation prônée par les autorités entre les revendications des travailleurs (un droit) et la santé économique de l'Etat (une exigence à ne pas occulter).

E. Kodjo

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