Aller au contenu

Facture normalisée : Les commerçants grognent de nouveau

L'application de la facture normalisée continue de faire grincer les dents. Les premiers à s'en plaindre sont les commerçants qui menacent de fermer pendant 72 heures toutes les boutiques si la Direction générale des Impôts ne révise pas ses positions. Vendredi dernier, Ouattara Lamine, le porte-parole du Collectif des syndicats et associations des commerçants et opérateurs économiques, tendance Farikou Soumahoro, est monté au créneau pour dénoncer le harcèlement fiscal que subissent les commerçants. Il a expliqué que ces derniers sont excédés par les amendes exorbitantes que leur infligent les agents des impôts lors des contrôles qu'ils effectuent dans les magasins. C'est que, prenant prétexte de la loi, les contrôleurs, a fait savoir Ouattara Lamine, demandent aux propriétaires de présenter les factures des mois qui correspondent à la période pendant laquelle les syndicats refusaient de se conformer à cette mesure. Les commerçants n'étant pas en mesure de produire ces éléments tombent sous le coup de la loi et sont obligés de payer des amendes. Conséquence, ce sont près de 200 à 250 magasins qui sont fermés, à Abidjan, d'après leur porte-parole. Pour lui, ces abus sont dus à la non application du protocole d'accord signé le 8 septembre 2005 entre Soumahoro Farik pour le compte du Collectif et la Direction générale des impôts. Le texte, selon ce qu'il en a dit, associait les syndicats à l'application de la facture normalisée. Ce qui devait permettre de gérer sans éclat, la rupture des stocks de carnet de facture qui est l'un des problèmes rencontrés sur le terrain. Profitant de la situation de paix retrouvée, le Collectif a fait une doléance au gouvernement : celle de permettre à Ibrahim Réda de revenir en Côte d'Ivoire. Ce commerçant avait été expulsé en mars dernier, vers son pays d'origine le Liban, pour incivisme fiscal. Ouattara Lamine a aussi souhaité que soient levées toutes les mesures qui frappent Coulibaly Séidou, Tiamyou Moustapha, Youssef Aly et tous les autres compagnons de Ibrahim Réda, qui avaient été condamnés à trois mois d'emprisonnement avec sursis.

Évelyne Aka

Dans cet article