Election présidentielle du 30 novembre 2008 - Le CNRD attend des actes concrets
Pour le CNRD, les élections présidentielles sont possibles à la date indiquée par le gouvernement. Seulement, il espère la bonne foi de tous les acteurs politiques.
Le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD) se félicite de la décision du gouvernement d'organiser les élections présidentielles , le 30 novembre prochain. Il estime cependant que certaines actions doivent être menées pour que les Ivoiriens puissent voter librement. Le CNRD mesure toute la portée de cette décision dans un pays encore en état de partition. En effet, dans la situation actuelle du pays, aucune élection ne peut être organisée. Une telle décision suppose qu'avant le 30 novembre, l'administration publique aura été complètement redéployée et le désarmement totalement achevé. Autrement dit, l'unification tant attendue de la Côte d'Ivoire, aura été acquise ?, a soutenu le porte-parole du groupement politique, Eric Kaé Kplohourou, hier, au cours d'une conférence de presse organisée au siège du CNRD.
Parlant au nom de l'ensemble des 38 organisations membres de ce mouvement, il a invité le gouvernement à établir un chronogramme précis de toutes les étapes devant conduire à la date de l'élection présidentielle. Et, selon lui, ces étapes ont pour nom, regroupement et cantonnement des combattants FAFN, désarmement de toutes les personnes non habilitées à détenir des armes, redéploiement de l'administration et des FDS, identification, organisation et mise en place des structures locales de la CEI, enrôlement sur les listes électorales, établissement et délivrance des cartes nationales d'identité à tous ceux qui y ont droit, acquisition et déploiement du matériel électoral, formation des personnels nécessaires à chaque opération ou étape du processus électoral, ouverture de la campagne électorale, etc.
Selon l'ancien ministre du commerce, aucun obstacle technique ne devrait pouvoir empêcher l'organisation des élections en 32 semaines. Nous ne pensons pas que cette date a été fixée dans la précipitation. Notre problème est l'accompagnement du processus. Si la volonté politique accompagne ce processus, ces huit mois sont plus que suffisants pour l'identification. Cela est moins contraignant que les audiences foraines?, a déclaré M. Kaé également présenté comme un technicien de haut niveau en informatique. Il a expliqué que le CNRD ne peut présumer de l'incapacité de SAGEM à remplir sa mission. Cependant, elle n'est pas encore installée et cela inquiète. Mais si ses techniciens se placent dans l'optique de croiser les données de l'INS, ça devrait aller. Au point de vue technique, on ne devrait pas s'inquiéter si tant est que la volonté politique existe?, a-t-il avancé. Pour lui, la CEI a été créée par les acteurs politiques pour assurer la transparence dans l'organisation des élections. Mais chacun de ses membres veut en être le propriétaire pour pouvoir doubler les autres : Si on avait confié ce travail à l'INS, il aurait été fait tout aussi correctement?. Le CNRD, à l'en croire, demande donc le désarmement pour que les élections soient égales pour tout le monde et que les Ivoiriens puissent voter librement. Pour ce qui est du financement, il pense que la Côte d'Ivoire trouvera les ressources nécessaires pour organiser ses élections. Elle vient de payer 118 milliards à la Banque mondiale qui devrait lui ramener l'ascenseur. Mais la première ressource, se sont les Ivoiriens eux-mêmes?, a-t-il conclu. M. Kaé avait à ses côtés, plusieurs responsables du CNRD dont Oulaï Tiabas, Hyacinthe Lerpux, Mme Henriette Kandé et Touré Vacaba de Movally.
Paul D. Tayoro
Le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD) se félicite de la décision du gouvernement d'organiser les élections présidentielles , le 30 novembre prochain. Il estime cependant que certaines actions doivent être menées pour que les Ivoiriens puissent voter librement. Le CNRD mesure toute la portée de cette décision dans un pays encore en état de partition. En effet, dans la situation actuelle du pays, aucune élection ne peut être organisée. Une telle décision suppose qu'avant le 30 novembre, l'administration publique aura été complètement redéployée et le désarmement totalement achevé. Autrement dit, l'unification tant attendue de la Côte d'Ivoire, aura été acquise ?, a soutenu le porte-parole du groupement politique, Eric Kaé Kplohourou, hier, au cours d'une conférence de presse organisée au siège du CNRD.
Parlant au nom de l'ensemble des 38 organisations membres de ce mouvement, il a invité le gouvernement à établir un chronogramme précis de toutes les étapes devant conduire à la date de l'élection présidentielle. Et, selon lui, ces étapes ont pour nom, regroupement et cantonnement des combattants FAFN, désarmement de toutes les personnes non habilitées à détenir des armes, redéploiement de l'administration et des FDS, identification, organisation et mise en place des structures locales de la CEI, enrôlement sur les listes électorales, établissement et délivrance des cartes nationales d'identité à tous ceux qui y ont droit, acquisition et déploiement du matériel électoral, formation des personnels nécessaires à chaque opération ou étape du processus électoral, ouverture de la campagne électorale, etc.
Selon l'ancien ministre du commerce, aucun obstacle technique ne devrait pouvoir empêcher l'organisation des élections en 32 semaines. Nous ne pensons pas que cette date a été fixée dans la précipitation. Notre problème est l'accompagnement du processus. Si la volonté politique accompagne ce processus, ces huit mois sont plus que suffisants pour l'identification. Cela est moins contraignant que les audiences foraines?, a déclaré M. Kaé également présenté comme un technicien de haut niveau en informatique. Il a expliqué que le CNRD ne peut présumer de l'incapacité de SAGEM à remplir sa mission. Cependant, elle n'est pas encore installée et cela inquiète. Mais si ses techniciens se placent dans l'optique de croiser les données de l'INS, ça devrait aller. Au point de vue technique, on ne devrait pas s'inquiéter si tant est que la volonté politique existe?, a-t-il avancé. Pour lui, la CEI a été créée par les acteurs politiques pour assurer la transparence dans l'organisation des élections. Mais chacun de ses membres veut en être le propriétaire pour pouvoir doubler les autres : Si on avait confié ce travail à l'INS, il aurait été fait tout aussi correctement?. Le CNRD, à l'en croire, demande donc le désarmement pour que les élections soient égales pour tout le monde et que les Ivoiriens puissent voter librement. Pour ce qui est du financement, il pense que la Côte d'Ivoire trouvera les ressources nécessaires pour organiser ses élections. Elle vient de payer 118 milliards à la Banque mondiale qui devrait lui ramener l'ascenseur. Mais la première ressource, se sont les Ivoiriens eux-mêmes?, a-t-il conclu. M. Kaé avait à ses côtés, plusieurs responsables du CNRD dont Oulaï Tiabas, Hyacinthe Lerpux, Mme Henriette Kandé et Touré Vacaba de Movally.
Paul D. Tayoro