France : Kadhafi contredit Sarkozy
Au deuxième jour d'une visite en France toujours très controversée, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a été reçu mardi avec les honneurs à l'Assemblée nationale et a contredit le président Nicolas Sarkozy sur la question particulièrement sensible des droits de l'Homme. Lors de la séance de l'après-midi, les députés socialistes ont marqué leur désapprobation en quittant brièvement l'hémicycle et en prenant à partie le chef de la diplomatie, l'ancien french doctor? Bernard Kouchner. Mouammar Kadhafi a attisé la controverse en assurant qu'il n'avait pas parlé des droits de l'homme avec M. Sarkozy, alors que ce dernier avait insisté la veille sur le fait qu'il avait demandé au dirigeant libyen de progresser? sur ce dossier. Tout d'abord, nous n'avons pas évoqué, moi et le président Sarkozy, ces sujets?, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne de télévision publique France 2. Nous sommes des amis assez proches, nous coopérons?, a-t-il ajouté.
M. Sarkozy a bien parlé? des droits de l'homme avec son hôte, lors d'un entretien lundi et au cours du dîner officiel, a immédiatement répliqué Claude Guéant, secrétaire général de la présidence. J'en ai été témoin?, a-t-il dit. Pour sa première visite en France depuis 34 ans, M. Kadhafi a eu droit au tapis rouge lors de son arrivée dans la matinée à l'Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l'Assemblée, où il a été salué par la garde républicaine. L'opposition de gauche, dénonçant la présence d'un dictateur? dans le temple de la démocratie?, a boycotté la rencontre, ainsi que certains élus de la majorité.
M. Kadhafi n'a pas pu s'adresser, comme il l'avait souhaité, aux élus réunis dans l'hémicycle, un honneur auquel avaient eu droit l'Américain Bill Clinton, l'Algérien Abdelaziz Bouteflika ou le Chinois Hu Jintao. Il a été reçu par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, avant de s'adresser à des parlementaires. Se démarquant de la position des Occidentaux, il a alors rejeté toute internationalisation? du dossier du Darfour. En début de soirée, M. Kadhafi repassait à l'offensive: s'adressant à des membres de la communauté africaine réunis au siège de l'Unesco, il interpellait la France sur les droits des immigrés.
AFP
M. Sarkozy a bien parlé? des droits de l'homme avec son hôte, lors d'un entretien lundi et au cours du dîner officiel, a immédiatement répliqué Claude Guéant, secrétaire général de la présidence. J'en ai été témoin?, a-t-il dit. Pour sa première visite en France depuis 34 ans, M. Kadhafi a eu droit au tapis rouge lors de son arrivée dans la matinée à l'Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l'Assemblée, où il a été salué par la garde républicaine. L'opposition de gauche, dénonçant la présence d'un dictateur? dans le temple de la démocratie?, a boycotté la rencontre, ainsi que certains élus de la majorité.
M. Kadhafi n'a pas pu s'adresser, comme il l'avait souhaité, aux élus réunis dans l'hémicycle, un honneur auquel avaient eu droit l'Américain Bill Clinton, l'Algérien Abdelaziz Bouteflika ou le Chinois Hu Jintao. Il a été reçu par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, avant de s'adresser à des parlementaires. Se démarquant de la position des Occidentaux, il a alors rejeté toute internationalisation? du dossier du Darfour. En début de soirée, M. Kadhafi repassait à l'offensive: s'adressant à des membres de la communauté africaine réunis au siège de l'Unesco, il interpellait la France sur les droits des immigrés.
AFP