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Environnement des affaires : La Côte d'Ivoire a des efforts à faire

L'édition 2008 du rapport Doing Business? de la banque mondiale a été présentée à la presse ivoirienne, jeudi dernier. L'édition 2008 du rapport de la Banque mondiale sur l'environnement des affaires (Doing Business 2008) classe la Côte d'Ivoire au 155e rang sur 178 pays sur la base des dix indicateurs pris en compte et la facilité de faire des affaires. M. Emmanuel Diarra, chargé d'opérations principal à la représentation de la Banque mondiale en Côte d'Ivoire, a présenté le rapport et ses enjeux aux journalistes, jeudi dernier. Pour tous les dix indicateurs, la Côte d'Ivoire est en mauvaise posture. Ainsi, au niveau de la création d'entreprises, la Côte d'Ivoire est classée 155e avec 10 procédures dont l'application dure en moyenne 40 jours. Pour l'octroi de licences, il faut faire face, en Côte d'Ivoire, à 21 procédures qui durent en moyenne 628 jours. Ce qui la met à la 157e place. Au niveau du transfert de propriété, le pays occupe la 157e place. Les procédures sont au nombre de 7, alors que la meilleure pratique (Nouvelle Zélande) est à 2 procédures. Concernant l'indicateur de protection des investisseurs, la Côte d'Ivoire se classe 147e Bref, le pays est en mauvaise position au niveau de tous les indicateurs. Les autres étant le marché du travail, la fiscalité, le commerce international, l'exécution des contrats et la fermeture d'entreprises. Le rapport Doing business étant un document de référence très consulté par les investisseurs internationaux, les experts de la Banque mondiale conseillent aux pays de procéder aux reformes nécessaires pour améliorer leur environnement des affaires. C'est d'ailleurs le but poursuivi par ledit rapport. A ce sujet, l'Egypte et le Ghana font figure de champions en la matière en Afrique. Le premier occupe la première place du top 10 mondial en 2006/2007 et le second est à la 3e place. La Côte d'Ivoire qui sort de crise a tout intérêt à engager des réformes de façon structurée afin de promouvoir l'investissement et le commerce (), explique M. Emmanuel Diarra. Pour lui, c'est la seule réponse au défi post-crise de création de richesse et d'emplois.

Alakagni Hala

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