Crise ivoirienne: le camp Gbagbo met en garde l`Afrique de l`Ouest
ABIDJAN - Les sanctions de l'Union économique et
monétaire ouest-africaine (Uémoa) contre la Côte d'Ivoire, plongée dans une
grave crise postélectorale, pourraient "casser" l'Union, le pays en étant
"l'épine dorsale", a averti mercredi un proche du président sortant Laurent
Gbagbo.
Si les pays membres de l'Uémoa "continuent dans la logique qu'ils
développent sur instigation de la France", alors "l'Union va se casser parce
que la Côte d'Ivoire représente l'épine dorsale de l'Uémoa", a déclaré Pascal
Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), parti de M.
Gbagbo.
Depuis la présidentielle du 28 novembre, la France est régulièrement
accusée par le camp Gbagbo d'être derrière la mobilisation en faveur de son
rival Alassane Ouattara, reconnu élu par la quasi-totalité de la communauté
internationale, contre le chef d'Etat sortant qui refuse de céder le pouvoir.
L'Uémoa a retiré à M. Gbagbo la gestion des comptes ivoiriens à la banque
centrale ouest-africaine (BCEAO), les confiant à M. Ouattara, qui avec ses
alliés extérieurs tente d'asphyxier financièrement le régime. M. Gbagbo a
répliqué en réquisitionnant les agences ivoiriennes de la BCEAO.
"Tous les autres pays membres (de l'Uémoa) ont une balance déficitaire
vis-à-vis de la Côte d'Ivoire. Nous sommes le poumon de l'économie de l'Union.
Sans la Côte d'Ivoire, l'Union n'a plus d'importance", a estimé le président
du FPI lors d'une réunion publique à Abidjan.
M. Affi N'Guessan a également critiqué la monnaie ouest-africaine, le franc
CFA, "instrument d'asservissement, de domination, d'assujettissement de la
France sur l'ensemble de son empire néocolonial".
"C'est la France qui maîtrise notre monnaie, qui instrumentalise les
organes de cette Union, pour essayer d'abattre celui (ndlr, M. Gbagbo) qu'elle
considère comme rebelle à sa politique", a-t-il affirmé.
monétaire ouest-africaine (Uémoa) contre la Côte d'Ivoire, plongée dans une
grave crise postélectorale, pourraient "casser" l'Union, le pays en étant
"l'épine dorsale", a averti mercredi un proche du président sortant Laurent
Gbagbo.
Si les pays membres de l'Uémoa "continuent dans la logique qu'ils
développent sur instigation de la France", alors "l'Union va se casser parce
que la Côte d'Ivoire représente l'épine dorsale de l'Uémoa", a déclaré Pascal
Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), parti de M.
Gbagbo.
Depuis la présidentielle du 28 novembre, la France est régulièrement
accusée par le camp Gbagbo d'être derrière la mobilisation en faveur de son
rival Alassane Ouattara, reconnu élu par la quasi-totalité de la communauté
internationale, contre le chef d'Etat sortant qui refuse de céder le pouvoir.
L'Uémoa a retiré à M. Gbagbo la gestion des comptes ivoiriens à la banque
centrale ouest-africaine (BCEAO), les confiant à M. Ouattara, qui avec ses
alliés extérieurs tente d'asphyxier financièrement le régime. M. Gbagbo a
répliqué en réquisitionnant les agences ivoiriennes de la BCEAO.
"Tous les autres pays membres (de l'Uémoa) ont une balance déficitaire
vis-à-vis de la Côte d'Ivoire. Nous sommes le poumon de l'économie de l'Union.
Sans la Côte d'Ivoire, l'Union n'a plus d'importance", a estimé le président
du FPI lors d'une réunion publique à Abidjan.
M. Affi N'Guessan a également critiqué la monnaie ouest-africaine, le franc
CFA, "instrument d'asservissement, de domination, d'assujettissement de la
France sur l'ensemble de son empire néocolonial".
"C'est la France qui maîtrise notre monnaie, qui instrumentalise les
organes de cette Union, pour essayer d'abattre celui (ndlr, M. Gbagbo) qu'elle
considère comme rebelle à sa politique", a-t-il affirmé.