Comment l'accord de Ouaga sonne le glas du G7
Des observateurs avertis ne croyaient pas si bien dire lorsqu'ils prédisaient, avec les agitations incongrues de ses concepteurs, la fin certaine du G7. Dont l'objectif était clair dès sa création. Il s'agissait de dépouiller le président Laurent Gbagbo de tous ses pouvoirs et prérogatives que lui confère la Loi fondamentale de Côte d'Ivoire, l'affaiblir pour l'éjecter sans difficulté du fauteuil présidentiel. Il s'agissait en un mot pour Jacques Chirac, le réseau françafricain et les ennemis intérieurs coalisés de chasser, sans autre forme de procès, Laurent Gbagbo du pouvoir. Par tous les moyens illégaux. Aussi ont-ils déroulé leur rouleau compresseur constitué de moyens diplomatique, médiatique et même militaire pour réussir leur forfait. Mais rien n'y fit.
N'empêche. Les ennemis jurés de Gbagbo ont remis ça. A travers la mise sur pied d'une autre organisation politique, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix. Cette autre organisation est inspirée par le déstabilisateur commun de l'Afrique, Jacques Chirac.
Un échec cuisant d'une organisation terroriste
Il ne serait pas exagéré de qualifier le G7 d'organisation terroriste si l'on s'en tient aux actes d'une violence inouïe que ce conglomérat de soi-disant hommes politiques et de rebelles a posé au cours des années écoulées dans la zone gouvernementale. On se rappelle de triste mémoire la tentative manquée de prise d'Abidjan le 25 mars 2004 par les hommes de Ouattara et Bédié, l'attaque de pieds nickelés du camp de gendarmerie d'Agban ainsi que de la prise manquée d'autres villes de l'intérieur du pays par la bande armée de cette organisation. La liste n'est pas exhaustive.
Malgré tout, le G7 n'a pu venir à bout du régime de Laurent Gbagbo qui, comme un roseau, plie mais ne rompt jamais.
Avec toutes les limites qu'il a montrées dans la déstabilisation du régime Gbagbo, le G7 peut-il encore poser des actes de nature à entraver le bon déroulement du processus de sortie de crise qui est en marche ?
Pourquoi le G7 ne peut résister à la nouvelle donne politique
Depuis le 4 mars dernier, l'accord politique de Ouaga inspiré par le président Laurent Gbagbo, accepté par Guillaume Soro et mis en route par le président Blaise Compaoré porte ses fruits. A la satisfaction générale de la rébellion dont le porte-parole en fait déjà l'écho. C'était à l'occasion de l'apothéose de la caravane de la paix samedi dernier à Yopougon. Cet accord marque un nouveau cadre où les ex-belligérants qui, hier se sont tirés dessus, ont décidé de façon libre et confiante de quitter la position initiale de face-à-face pour être ensemble aujourd'hui, côte à côte, afin de bâtir la paix par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Prenant par la même occasion l'engagement, au nom de ses pairs, de former un front social pour la paix et constituer avec les patriotes un bouclier pour la paix à travers un soutien indéfectible à l'accord de Ouaga, Sidiki Konaté coupe l'herbe sous les pieds de ceux qui continuent de rêver qu'ils peuvent encore faire chuter le régime de Gbagbo à travers un coup fourré. Et le rebelle lui-même de faire un aveu d'impuissance. Nous avons épuisé toutes les cartes. La marche vers la paix doit être irréversible. Aidons donc le président Gbagbo et le Premier ministre Soro à avancer dans cette mission difficile mais irréversible de la construction de la paix.
Cette sortie du porte-parole de la rébellion dont Ouattara et Bédié se sont servis pendant près de cinq ans pour faire de la folle surenchère cloue définitivement le bec aux commanditaires locaux des rebelles qui n'ont jamais su prendre leurs responsabilités.
En rejoignant donc la République dans une marche irréversible, les bras armés du G7 démontrent clairement que le mouvement auquel ils avaient jadis appartenu et avec lequel ils ont pris de la distance aujourd'hui ne saurait résister à la nouvelle donne politique incarnée par l'accord de Ouaga. Et que ce mouvement, s'il n'épouse pas résolument l'air du temps, risque de mourir de sa belle mort. D'ailleurs, les relations aujourd'hui entre les rebelles, depuis leur réconciliation avec Gbagbo, et les principaux leaders de l'opposition ne sont pas au beau fixe au point où certains observateurs présagent un ciel orageux.
Nazaire Séry
N'empêche. Les ennemis jurés de Gbagbo ont remis ça. A travers la mise sur pied d'une autre organisation politique, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix. Cette autre organisation est inspirée par le déstabilisateur commun de l'Afrique, Jacques Chirac.
Un échec cuisant d'une organisation terroriste
Il ne serait pas exagéré de qualifier le G7 d'organisation terroriste si l'on s'en tient aux actes d'une violence inouïe que ce conglomérat de soi-disant hommes politiques et de rebelles a posé au cours des années écoulées dans la zone gouvernementale. On se rappelle de triste mémoire la tentative manquée de prise d'Abidjan le 25 mars 2004 par les hommes de Ouattara et Bédié, l'attaque de pieds nickelés du camp de gendarmerie d'Agban ainsi que de la prise manquée d'autres villes de l'intérieur du pays par la bande armée de cette organisation. La liste n'est pas exhaustive.
Malgré tout, le G7 n'a pu venir à bout du régime de Laurent Gbagbo qui, comme un roseau, plie mais ne rompt jamais.
Avec toutes les limites qu'il a montrées dans la déstabilisation du régime Gbagbo, le G7 peut-il encore poser des actes de nature à entraver le bon déroulement du processus de sortie de crise qui est en marche ?
Pourquoi le G7 ne peut résister à la nouvelle donne politique
Depuis le 4 mars dernier, l'accord politique de Ouaga inspiré par le président Laurent Gbagbo, accepté par Guillaume Soro et mis en route par le président Blaise Compaoré porte ses fruits. A la satisfaction générale de la rébellion dont le porte-parole en fait déjà l'écho. C'était à l'occasion de l'apothéose de la caravane de la paix samedi dernier à Yopougon. Cet accord marque un nouveau cadre où les ex-belligérants qui, hier se sont tirés dessus, ont décidé de façon libre et confiante de quitter la position initiale de face-à-face pour être ensemble aujourd'hui, côte à côte, afin de bâtir la paix par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Prenant par la même occasion l'engagement, au nom de ses pairs, de former un front social pour la paix et constituer avec les patriotes un bouclier pour la paix à travers un soutien indéfectible à l'accord de Ouaga, Sidiki Konaté coupe l'herbe sous les pieds de ceux qui continuent de rêver qu'ils peuvent encore faire chuter le régime de Gbagbo à travers un coup fourré. Et le rebelle lui-même de faire un aveu d'impuissance. Nous avons épuisé toutes les cartes. La marche vers la paix doit être irréversible. Aidons donc le président Gbagbo et le Premier ministre Soro à avancer dans cette mission difficile mais irréversible de la construction de la paix.
Cette sortie du porte-parole de la rébellion dont Ouattara et Bédié se sont servis pendant près de cinq ans pour faire de la folle surenchère cloue définitivement le bec aux commanditaires locaux des rebelles qui n'ont jamais su prendre leurs responsabilités.
En rejoignant donc la République dans une marche irréversible, les bras armés du G7 démontrent clairement que le mouvement auquel ils avaient jadis appartenu et avec lequel ils ont pris de la distance aujourd'hui ne saurait résister à la nouvelle donne politique incarnée par l'accord de Ouaga. Et que ce mouvement, s'il n'épouse pas résolument l'air du temps, risque de mourir de sa belle mort. D'ailleurs, les relations aujourd'hui entre les rebelles, depuis leur réconciliation avec Gbagbo, et les principaux leaders de l'opposition ne sont pas au beau fixe au point où certains observateurs présagent un ciel orageux.
Nazaire Séry