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Droit de réponse

Monsieur le Directeur des Rédactions,
Nous avons lu avec un grand intérêt l'article portant sur le climat social à la Sicogi, paru dans l'édition du mercredi 14 et le jeudi 16 novembre 2007. Constatant que nous n'avons pas été approchés, comme le recommande la déontologie de votre métier en vue de l'équilibre de l'information, nous vous saisissons par la présente pour requérir notre droit de réponse. Il nous plaît monsieur le rédacteur en chef d'expliquer à l'opinion nationale, et malheureusement aux dirigeants de la SICOGI, qui restent jusqu'aujourd'hui silencieux (visiblement, ils souhaitent vérifier la capacité de mobilisation du Sytrasi avant de réagir), les motivations qui nous ont amené à déposer un préavis de grève depuis le 8 novembre 2007. Il faut rappeler que M. Libi Koita depuis son arrivée à la Sicogi est aujourd'hui à son 9ème licenciement en 6 années de direction. Nous avons accepté jusque- là parce que les licenciés n'avaient pas trouvé à redire et s'en sont allés sans mot dire. Mais pour ce cas précis du licenciement de Mme Adiko, bien des zones d'ombre nous amène à croire qu'il s'agit là du deuxième cas flagrant de licenciement abusif, après celui de Mlle Boti Patricia (qui vient, selon les informations en notre possession, de gagner son procès contre la Sicogi). Le licenciement de cette embauchée à l'essai a fait suite à une altercation à laquelle nous avons été témoins entre elle et l'attachée de Direction de M. Libi Koita, Mme Bahin Maryvonne, celle-ci affirmant devant tous que la demoiselle sera purement et simplement remerciée. Ce que M. Libi Koita exécuta sans fioritures. Et cela malgré le fait que ce soit Mme Bahin qui ait invectivé cette demoiselle des pires injures qui peuvent être dites à une dame. L'attachée de M. Libi a même menacé un commissaire de police, dont je tairais le nom, de le faire déshabiller puisque son mari est commandant des douanes. Cela s'est déroulé au 8ème étage de l'immeuble le Mirador, donc sur le palier de la Direction Générale. Cette même attachée de Direction, Mme Bahin, a été aussi à la base de biens d'autres altercations et injures avec d'autres cadres et agents de la Sicogi, au vu et au su de tout le monde, jamais une demande d'explication ne lui a été infligée et pourtant le règlement intérieur est clair sur la question.
Des faits reprochés à Mme Adiko pour son licenciement.
La Direction Générale lui reproche d'être venue recevoir un client (sur insistance de celui-ci) qui vit en Europe, alors qu'elle aurait dû transmettre le dossier à son intérimaire Mais, après investigations et écoute des uns et des autres, il s'avère que Mme Adiko et M. Fian, son directeur, n'étaient que deux dans le bureau. Il n'y avait donc pas de témoins des faits. Il ressort que les deux sont ensuite sortis du bureau et là en présence du Directeur des Ressources Humaines (DRH), M. Fian était en train de tancer Mme Adiko jusqu'à ce que le DRH lui demande fermement de se calmer et de se ressaisir. Bien des témoins ont assisté à cette scène et sont prêts à témoigner. Nous ne comprenons pas pourquoi le Directeur Général ne s'est employé qu'à demander des explications sur la seule première étape où il n'y avait que M. Fian et Mme Adiko dont l'un dit et l'autre dédit. Pour la gouverne de tous, je suis moi-même en procédure d'annulation d'une sanction injustifiée depuis près d'une année maintenant. L'inspecteur n'a pas encore vidé ce dossier à ce jour. Mais, veuillez noter la célérité avec laquelle, la requête de la Direction générale a été vidée. Tous ces échanges de courriers jusqu'au délibéré de l'inspecteur se sont déroulés entre le 31 octobre et le 7 novembre 2007. Nous avons du mal à nous expliquer cet enthousiasme soudain et effréné de l'inspecteur et sommes en droit d'avoir une suspicion légitime. C'est pourquoi un recours à son délibéré a été déposé auprès de la Direction générale du travail. Pour finir, nous vous informons, M. Le Rédacteur en chef, que notre syndicat le SYTRASI revendique 130 membres sur 173 agents que compte la Sicogi ; (vous pouvez venir dénombrer les fiches d'adhésion volontaire) et 9 délégués du personnel sur 10. Ce qui fait de nous au plan légal le seul syndicat autorisé à parler et engager toute action au nom de l'ensemble du personnel. Le combat que nous menons est celui du développement de notre outil de travail. Mais le ton donné par la Direction Générale actuelle, nous contraint à nous engager dans une lutte dont on aurait pu se passer.
Veuillez agréer Monsieur le Directeur des Rédactions, l'expression de nos salutations distinguées.
Abidjan le 14 novembre 2007

Pour le syndicat
Le Secrétaire Général
AMICHIA NIAMKEY

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