lundi 11 avril 2016 par Notre Voie

Ambiance carnavalesque pour les 70 ans de l'un des plus grand parti d'Afrique. Oui, le PDCI est vivant, le PDCI est debout . Samedi dernier, au moment où le défilé des treize délégations communales du District d'Abidjan s'achève, Ange Dagaret Dassaut, l'un des animateurs du jour, n'a pas de superlatif assez fort pour vanter les mérites de son parti. C'est que pour beaucoup de militants du parti de l'éléphant, qui ont effectué nombreux le déplacement de Treichville pour prendre part à la cérémonie de lancement des festivités marquant les 70 ans de leur formation, l'occasion était belle pour rappeler à ceux qui l'auraient oublié, notamment l'allié du RDR, que le PDCI reste un parti qui compte en Côte d'Ivoire. Un message d'ailleurs repris presqu'en ch?ur par tous les intervenants, à l'exception notable du président du parti, Henri Konan Bédié, resté évasif sur son agenda personnel.

La défiance vis-à-vis du RDR, dont plusieurs cadres ont minimisé récemment la contribution du PDCI à la dernière victoire électorale du chef de l'Etat, était tellement dans tous les esprits, que pas une seule fois, pendant une cérémonie qui a duré près de quatre heures, on n'a prononcé le nom d'Alassane Ouattara. Comme si tous les organisateurs s'étaient passé le mot. Un vrai black out. Et, la cerise sur le gâteau, le RDR n'a pas eu droit à la parole.

Et pourtant, le parti à la case avait dépêché sur les lieux, une très forte délégation conduite par la grande chancelière Henriette Dagri Diabaté, et comprenant l'influent Amadou Gon et le secrétaire général par intérim, Amadou Soumahoro, par ailleurs président du directoire du RHDP, la coalition au pouvoir.
En tout cas, pour le lancement des festivités de ses 70 ans, qui dureront tout le mois d'avril, le PDCI a mis les petits plats dans les grands, pour en mettre plein la vue aux militants et aux invités conviés sur le Boulevard Giscard d'Estaing, à quelques encablures du bar Etoile du sud où le 9 avril 1946, une trentaine de personnalités ont porté sur les fonts baptismaux le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) qui deviendra quelques mois plus tard, après la création du Rassemblement démocratique africain (RDA) en octobre 1946, à Bamako, au Mali, PDCI-RDA.

D'ailleurs, le président de l'Union malienne RDA Fasso Digui, Pr. Baka Diarra, a été la seule personnalité, en dehors des cadres du PDCI à prendre la parole au nom de toutes les sections africaines du RDA. Il a notamment invité le président du PDCI-RDA à travailler à l'organisation d'une rencontre entre tous les héritiers du RDA pour prolonger l'esprit de solidarité qui animait les pères fondateurs.

Pour le reste, c'est le maire de Treichville, le ministre Albert François Amichia, délégué du PDCI de sa commune, qui a ouvert la série des interventions. Comme les autres après lui, il a insisté sur la nécessité de l'alternance en 2020 en faveur du PDCI. Il faut tourner sa langue 70 fois pour douter du PDCI. Le PDCI est énorme, grand, massif. Parti incontournable. De sorte que l'alternance en faveur du PDCI en 2020 est une nécessité politique, historique et raisonnable , a-t-il insisté

Noël Akossi Benjo, le maire du Plateau et président du comité d'organisation pratique des 70 ans et le Pr. Maurice Kacou Guikahué, le secrétaire exécutif du PDCI après lui, n'ont pas dit autre chose. M. Guikahué allant jusqu'à faire un bilan des plus élogieux des quarante ans de gestion du pouvoir par sa formation politique. Avant de lancer un appel à tous les militants pour qu'ils fassent l'union sacrée autour de leur chef, Henri Konan Bédié, pour gagner tous les combats futurs . Comprenne qui voudra.


Guillaume T. Gbato

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