Sécurisation des élections - Licorne présente son plan à Compaoré
Les généraux commandant les forces impartiales en Côte d'Ivoire ont rencontré, samedi, à Ouagadougou, le président Blaise Compaoré, facilitateur et parrain de l'Accord de paix interivoirien avec qui ils ont évoqué la sécurisation du processus électoral.
"Un des sujets majeurs que nous avons évoqués avec le président Compaoré, c'est notre organisation pour la sécurisation des élections" en Côte d'Ivoire, a déclaré à la presse le général Bruno Clément-Bollée, commandant de la Force française Licorne à l'issue de l'entretien avec le président burkinabé qui a duré une heure et quarts au palais Kossyam de Ouaga 2000.
Selon l'officier français, toutes les forces présentes en Côte d'Ivoire notamment les Casques bleus onusiens, la Licorne, l'armée gouvernementale ivoirienne et les forces armées de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) préparent avec "beaucoup de sérieux et de vigilance" la sécurisation du processus électoral. Clément-Bollé s'est aussi félicité de la cessation des attaques dont il a été victime à son arrivée de la part de la presse ivoirienne proche du pouvoir. Depuis janvier 2008, je n'ai eu aucune attaque directe. J'estime donc avoir fait des progrès, a-t-il dit. Je crois que c'est un signe que les choses s'améliorent. Les gens ont perçu que la force Licorne qui est une des deux forces impartiales demandées par les autorités ivoiriennes sous mandat des Nations unies a sa place dans le processus de paix qu'elle essaie de maintenir le plus modestement et le plus sérieusement possible.Le commandant des Casques bleus en Côte d'Ivoire, le général Fernand Amoussou a indiqué pour sa part, que la situation sécuritaire n'est pas compromise "malgré quelques petits soubresauts". "Ce sont de petits soubresauts qui ne sont pas de nature à remettre en cause l'ensemble du processus de sortie de crise", a-t-il dit faisant allusion à la mutinerie de soldats des FN en fin juin dans les villes de Vavoua et de Séguéla (Centre-Ouest) pour exiger le paiement de primes de démobilisation et le retour de leur chef Zakaria Koné, exilé à Ouagadougou depuis la mi-mai. "Tout est rentré dans l'ordre. L'affaire est finie, ils ont tous accepté d'être démobilisés et nous les avons acheminés avec nos frères des Forces nouvelles sur le site de désarmement de Kani en deux vagues successives où ils ont été démobilisés, désarmés et ils ont perçu les 90.000FCFA de prime", a indiqué le général Amoussou. Selon lui, les soldats ont mutiné parce qu'ils n'avaient pas non plus de perspectives claires sur leur avenir. C'était des problèmes de réclamation de primes mais surtout de perspectives d'avenir pour ces jeunes. Il y a un effort de communication qui est à faire pour expliquer aux jeunes, les perspectives qui s'offrent à eux après la crise. Ceci dit, je pense qu'on doit progressivement arriver à maîtrise la situation dans cette région, a-t-il assuré.
"N'ayez pas peur de ces soubresauts ; il ne faut pas que cela nous inquiète, il faut garder le cap comme nous conseille le président Compaoré. Et même s'il y en a d'autres, on les gérerait de toute façon, parce que le processus de paix est inéluctable", a conclu le général béninois commandant les Casques bleus en Côte d'Ivoire.
De notre correspondant permanent à Ouaga, Andy Traoré
"Un des sujets majeurs que nous avons évoqués avec le président Compaoré, c'est notre organisation pour la sécurisation des élections" en Côte d'Ivoire, a déclaré à la presse le général Bruno Clément-Bollée, commandant de la Force française Licorne à l'issue de l'entretien avec le président burkinabé qui a duré une heure et quarts au palais Kossyam de Ouaga 2000.
Selon l'officier français, toutes les forces présentes en Côte d'Ivoire notamment les Casques bleus onusiens, la Licorne, l'armée gouvernementale ivoirienne et les forces armées de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) préparent avec "beaucoup de sérieux et de vigilance" la sécurisation du processus électoral. Clément-Bollé s'est aussi félicité de la cessation des attaques dont il a été victime à son arrivée de la part de la presse ivoirienne proche du pouvoir. Depuis janvier 2008, je n'ai eu aucune attaque directe. J'estime donc avoir fait des progrès, a-t-il dit. Je crois que c'est un signe que les choses s'améliorent. Les gens ont perçu que la force Licorne qui est une des deux forces impartiales demandées par les autorités ivoiriennes sous mandat des Nations unies a sa place dans le processus de paix qu'elle essaie de maintenir le plus modestement et le plus sérieusement possible.Le commandant des Casques bleus en Côte d'Ivoire, le général Fernand Amoussou a indiqué pour sa part, que la situation sécuritaire n'est pas compromise "malgré quelques petits soubresauts". "Ce sont de petits soubresauts qui ne sont pas de nature à remettre en cause l'ensemble du processus de sortie de crise", a-t-il dit faisant allusion à la mutinerie de soldats des FN en fin juin dans les villes de Vavoua et de Séguéla (Centre-Ouest) pour exiger le paiement de primes de démobilisation et le retour de leur chef Zakaria Koné, exilé à Ouagadougou depuis la mi-mai. "Tout est rentré dans l'ordre. L'affaire est finie, ils ont tous accepté d'être démobilisés et nous les avons acheminés avec nos frères des Forces nouvelles sur le site de désarmement de Kani en deux vagues successives où ils ont été démobilisés, désarmés et ils ont perçu les 90.000FCFA de prime", a indiqué le général Amoussou. Selon lui, les soldats ont mutiné parce qu'ils n'avaient pas non plus de perspectives claires sur leur avenir. C'était des problèmes de réclamation de primes mais surtout de perspectives d'avenir pour ces jeunes. Il y a un effort de communication qui est à faire pour expliquer aux jeunes, les perspectives qui s'offrent à eux après la crise. Ceci dit, je pense qu'on doit progressivement arriver à maîtrise la situation dans cette région, a-t-il assuré.
"N'ayez pas peur de ces soubresauts ; il ne faut pas que cela nous inquiète, il faut garder le cap comme nous conseille le président Compaoré. Et même s'il y en a d'autres, on les gérerait de toute façon, parce que le processus de paix est inéluctable", a conclu le général béninois commandant les Casques bleus en Côte d'Ivoire.
De notre correspondant permanent à Ouaga, Andy Traoré