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Notre Voie
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Bilan satisfaisant du processus d`intégration

Le processus d'intégration et d'orientation des actions de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) se trouve dans une phase évolutive. C'est le substrat du discours d'ouverture de Blaise Compaoré, président en exercice de la 12ème Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Uemoa, qui s'est tenue hier, à Ouaga 2000, au Burkina Faso.
Selon le chef d'Etat burkinabé, des avancées ont été enregistrées dans la réalisation des objectifs de l'institution au cours de l'année écoulée. Il s'agit de l'effectivité de la libre circulation des personnes et des biens, la liberté de résidence et de prestation de services, ainsi que la garantie du droit d'établissement au sein de l'Union ; de l'exécution du Programme régional de restructuration et de mise au niveau des entreprises de l'Union, et des progrès dans la levée des barrières non tarifaires aux échanges intra-communautaires?, a-t-il indiqué. Il a relevé les avancées sur le plan socio-économique qui se traduisent par la mise en ?uvre diligente du programme de construction de forages et les actions conjuguées pour faire face aux inondations dans l'espace communautaire?, et souligné la pertinence du Programme économique régional, modèle de développement qui offre à notre jeunesse des opportunités d'insertion dans le monde du travail au sein de notre espace intégré?. Il a saisi l'occasion pour saluer le dynamisme de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) pour le maintien du franc CFA à un niveau de compétitivité internationale solide dans un contexte de fluctuations constantes des monnaies de référence, et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour le financement des économies nationales et le soutien aux secteurs de production, notamment le secteur privé. Toutefois, toujours selon le président Blaise Compaoré, de nombreux défis attendent l'Union. Notamment le renchérissement du prix du pétrole, les perturbations dans le secteur énergétique, la baisse constante du taux du dollar avec ses effets collatéraux sur le prix des matières premières. L'Afrique est la région la plus endettée du monde. Il devient nécessaire d'instituer des règles internationales équitables dans les échanges commerciaux, et d'asseoir un partenariat mutuellement avantageux entre l'Europe et l'Afrique, prenant en compte le niveau de notre tissu industriel et celui de nos besoins de développement?, a-t-il préconisé.
Le sommet s'est ouvert en l'absence des chefs d'Etat du Sénégal, de la Guinée-Bissau et du Niger qui se sont fait représenter.





J-S Lia liasylve@yahoo.fr Envoyé spécial à Ouagadougou

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