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Afrique de l'Ouest : Fologo exalte les valeurs d'intégration

Le président du Conseil économique et social (CES) a assuré, hier à l'hôtel Ivoire d'Abidjan, les grands chanceliers de l'Union monétaire ouest africaine (UEMOA) de la détermination de la Côte d'Ivoire à rester un pays ouvert, une terre d'accueil pour ses frères des autres pays d'Afrique. La Côte d'Ivoire, a fait remarquer Laurent Dona-Fologo, n'a jamais cessé d'être fidèle à son destin : une terre d'intégration, de brassage de tous les peuples de l'Afrique. Rappelant que l'intégration africaine était chère au Président Félix Houphouët-Bougny (qui a créé le Conseil de l'Entente en 1959, avant donc les indépendances), il a dit avec insistance que le Président Laurent Gbagbo accorde également du prix à cette intégration. La Côte d'Ivoire, a-t-il poursuivi, ne tourne pas le dos à ses frères. Elle ne le leur tournera pas. M. Fologo, qui représentait le Chef de l'Etat à l'ouverture de la 3ème Conférence des grandes chancelleries de l'UEMOA et de la France, s'est félicité de ce que la solution au désordre qu'a connu la Côte d'Ivoire soit venue du Burkina Faso. Il a révélé que le Président ivoirien se bat pour l'indépendance de l'Afrique et que cela gêne certaines puissances. Il n'en fallait pas plus pour que le président du CES appelle ces puissances à épouser l'air du temps qui impose, selon lui, de nouveaux rapports entre leurs anciennes colonies et elles. C'est ce que Gbagbo demande, mais on veut le faire partir, il ne partira pas, a-t-il dit en substance. M. Fologo a félicité les grands chanceliers de l'UEMOA et de la France pour avoir mis les valeurs africaines au centre de leur rencontre d'Abidjan. Il leur a demandé de refuser la complaisance mais de persévérer dans la voie de la rigueur.
Pascal Soro. Bon signe!
La paix, c'est vraiment l'autre nom du développement ! Depuis qu'a été signé l'Accord de paix de Ouaga, tout se passe comme si notre pays empêtré dans une situation de ni guerre ni paix, avait désormais renoué avec le monde, et du coup, signé un nouveau bail, avec les partenaires au développement. C'est connu, le monde des affaires, les partenaires au développement, n'aiment pas les contrées où tonnent les kalach et autres armes de la mort.
Le processus de paix en marche, résolument, du moins si l'on en croit les signes évidents sur le terrain, voici que les clignotants qui étaient au rouge, en ce qui concerne notre pays, commencent à passer, tous ou presque, au vert. Bon signe donc !
C'est le sens qu'il faut donner à la tenue, à Abidjan, du 23 au 27 avril de la troisième conférence internationale des Grands chanceliers des pays de l'UEMOA et de la France.
Vendredi dernier, c'est le Colonel Yao Yao Jules, ex- porte-parole des Forces armées ivoiriennes, qui, après 21 mois d'exil, est rentré au bercail. La semaine dernière encore, c'était au tour du Comité Afrique du Mouvement des entreprises de France, MEDEF, de venir assurer les autorités ivoiriennes du retour des entreprises françaises en Côte d'Ivoire. Si cette dynamique de paix, dans le cadre de l'Accord de paix de Ouagadougou demeure, nombreuses sont les entreprises et grosses sociétés délocalisées qui reviendront en Côte d'Ivoire ; une patrie qui aura renoué avec elle-même, ses valeurs cardinales. Un pays de paix. Ouvert à tous. La présence des Grandes chancelleries des pays de l'UEMOA et de la France est un immense honneur rendu à la Côte d'Ivoire, un acte majeur à saluer, qui, nous semble-t-il, va accompagner la Côte d'Ivoire qui entend sortir d'une crise qui a freiné sa marche vers le progrès.
Par Michel Koffi

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