mercredi 12 juillet 2017 par Ministères

Le gouvernement ivoirien a inscrit au c?ur de ses priorités la sauvegarde et la préservation de la biodiversité, pour les générations futures. Cette préoccupation est au centre d'un important atelier, ouvert le Mardi 11 Juillet 2017, à la Salle CRRAE-UMOA, au Plateau. Organisé par le Ministère de la Salubrité, de l'Environnement et du Développement Durable, à travers la Commission Nationale du Développement Durable, cet atelier a donné l'occasion, aux experts de plusieurs institutions publiques et d'ONG, de plancher sur l'avant -projet de loi pour la sauvegarde de la biodiversité biologique.

Ouvrant officiellement ces assises au nom du Ministre de la Salubrité, de l'Environnement et du Développement Durable, Prof. OCHOU Abé Delphin a rappelé la situation alarmante de la biodiversité en Côte d'Ivoire. On retiendra que ce sont environ 200 000 hectares de forêts qui disparaissent chaque année en Côte d'Ivoire, du fait de l'extension des exploitations agricoles, de l'exploitation forestière et de l'urbanisation. Cette destruction des ressources forestières entraîne la dégradation des habitats, des biotopes et menace gravement l'équilibre écologique vital pour le développement.

Autres facteurs en cause, dans la destruction de la biodiversité : la pollution des milieux aquatiques, les barrages, les prélèvements excessifs sur les ressources en eau. Ces facteurs anthropiques affectent dangereusement les espèces qui vivent dans ces milieux.
Sur l'importance de la biodiversité, le représentant du Ministre Anne-Désirée OULOTO, a révélé qu'elle est constituée d'une force socio-économique certaine. En ceci qu'elle assure les services qui contribuent aux activités humaines. La biodiversité est également source d'innovation. A titre d'exemple, les prélèvements de la flore servent à l'industrie pharmaceutique.
Pour le Professeur OCHOU Delphin, l'engagement du gouvernement ivoirien pour la préservation de la biodiversité s'est traduit, très tôt, par la conservation des écosystèmes à travers les Parcs nationaux et Réserves naturelles. Cet engagement s'est poursuivi par la ratification d'accords internationaux tels que la Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Pour sa part, M.Patrick PEDIA, Secrétaire Permanent de la Commission Nationale du Développement Durable (CNDD) a donné le sens de ces assises. On retiendra de son développement que cet atelier vise à mener des réflexions et des débats, afin de proposer une loi entièrement consacrée à la biodiversité : depuis les gènes jusqu'aux écosystèmes. Cette loi prend également en compte, selon M. Patrick PEDIA, l'encadrement réglementaire ainsi que les modalités et mécanismes de compensation écologique.