Licenciement abusif : Élie Hallassou réclame plus de 200 millions à son ex-employeur
Licencié de sa société, il vit depuis trois ans sans ressources financières aucune et se dit abandonné par tous. Hallassou Elias Elie, président de l'Association citoyenne pour Gbagbo (ACG) est aux abois. L'homme d'origine libanaise a été licencié depuis le 30 juin 2005 de la Satoci (Société africaine de transformation de la ouate cellulose industrielle) où il occupait le poste de directeur commercial. Un licenciement qui, selon lui, est dû à son engagement politique. Elie Hallassou en procès depuis trois ans pour licenciement abusif avec son ex-employeur, réclame justice. C'est pourquoi, faisant toutes les estimations à la dernière audience tenue le 31 juillet, son avocat a demandé à titre de dédommagement pour tous les préjudices subis, la somme globale de deux cent dix sept-millions deux cent mille francs (217.200.000 f). Dans sa démonstration du caractère abusif du licenciement de son client, l'avocat de la partie civile, Me Patrick Viera, est revenu sur les circonstances qui ont entouré ce licenciement. En effet, il fait savoir au tribunal que 72 h, après la sortie officielle de son mouvement de soutien au Président Laurent Gbagbo, Elie Hallassou a été convoqué par son employeur pour s'entendre dire qu'il était désormais muté au Togo. Et qu'en cas de refus, cela équivaudrait à une rupture de son contrat de travail. Selon l'avocat de la partie civile, son client qui sentait le piège à plein nez, avait simplement marqué son accord conditionné à une remise de contrat de mutation en bonne et due forme. Ce que l'employeur s'est refusé de faire. Pire, Elie Hallassou va subir une extrême humiliation le lendemain, quand, en accédant à son bureau, il trouve assis, quelqu'un d'autre à sa place. Voulant en savoir sur cet état de fait, le directeur commercial dit avoir été invité par la direction de la Satoci à ne plus apparaître dans la société. Sans droit ni indemnités et sans le moindre document administratif, j'ai été ainsi chassé de la Satoci depuis le 30 juin 2005, soutient Elie Hallassou. Pour le certificat de travail et les bulletins de salaires qui ne lui ont jamais été remis, le plaignant exige des astreintes de dix millions de francs par jour de retard. Ajouté à cela les dommages et intérêts pour la non déclaration à la Cnps, pour licenciement abusif, Elie Hallassou demande des réparations à la hauteur des sommes précitées. Le tribunal rendra sa décision le 23 août prochain.
Landry Kohon
Landry Kohon