mercredi 21 fevrier 2018 par Pôle Afrique

Comme le cacao, le prix de vente au kilogramme de la noix de cajou, varie entre la Côte d'Ivoire et le Ghana. Le gouvernement ivoirien a fixé le prix bord champ à 500 frs CFA, pendant que chez le voisin ghanéen la barre est à 900 frs CFA. Une situation qui pourrait favoriser la contrebande de ce produit entre les deux pays et ainsi influer sur le revenu des producteurs, premiers acteurs de la filière.

L'annonce a été faite en conseil des ministres, le mercredi 14 février dernier: 500 FCFA/Kg pour la noix bien séchée et bien triée, ne comportant aucune matière étrangère. En 2017, le prix était de 440 FCFA. Le prix planché obligatoire magasin intérieur est fixé à 525 FCFA/Kg, et le prix planché obligatoire magasin portuaire est fixé 584 FCFA/Kg a révélé Bruno Koné, porte-parole du Gouvernement. Une hausse appréciable du prix de la nouvelle campagne, mais qui pourrait ne pas suffire à sécuriser la filière. Au Ghana voisin, il est passé à 900 frs CFA. Une situation dont les trafiquants et même les producteurs pourraient profiter pour intensifier leurs activités sur l'axe Abidjan-Accra, au détriment des paysans ivoiriens. N'Guettia Assouman, 3ème vice président des exportateurs de cajou en Côte d'Ivoire, révèle que le prix fixé par l'État ivoirien, ne reflétera pas forcément la réalité du terrain.

C'est un prix qui a été fixé, nous en prenons acte. Certes au départ, il sera respecté mais avec la loi de l'offre et de la demande, les prix pourraient connaître une hausse. Nous avons un véritable problème avec le trafic de nos produits à nos frontières. Mais c'est à l'État de veiller à limiter les fuites. Et en cela, nous avons eu des garanties avec les autorités et certaines associations de producteurs ne cessent de dénoncer les cas de fraude, de sorte que les trafiquants soient mis hors d'état de nuire. C'est tout ce que nous pouvons faire, dénoncer a t-il indiqué avant de soulever un autre problème, celui de la transformation qui divise, exportateurs et responsables de la filière.

L'État nous demandent de laisser 15% de notre production annuelle, à la transformation locale. Ce qui est une bonne chose. Cependant, les transformateurs souhaitent être fournis à bas prix, par les exportateurs que nous sommes. Ce qui pourrait nous obliger à pratiquer des prix qui ne nous arrangent pas, parce que l'offre est soumise à la demande. Alors nous souhaitons qu'ils aillent directement acheter le produit chez les paysans, ce qu'ils refusent catégoriquement. Qu'est ce qu'ils cachent, on ne sait pas réellement mais en fournissant les transformateurs, on n'est pas sûr d'être payé à temps, et c'est tout le problème a ajouté l'exportateur. ... suite de l'article sur Pôle Afrique

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