PDCI-RDA Italie - Les Ivoiriens interpellent Gbagbo
L'injustice est faite. Laurent Gbagbo désormais seulement chef de l'Etat, a mis ses menaces à exécution. Il a trouvé des juges complaisants et entièrement dévoués à sa cause pour accomplir ses basses oeuvres. Ils ont condamné le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, coupable d'avoir exprimé librement ses opinions lors de son passage à Siena à l'invitation de notre Délégation.
Avant tout, tous les membres de notre Délégation expriment sans réserve leur solidarité au ministre, député et président de la Région de Tanda, et le félicitent pour sa dignité face à l'affront du pouvoir arbitraire. Ne pouvant s'exprimer in patria, nous serons très heureux de l'accueillir ici pour expliquer au monde sa pensée sur la situation en Côte d'Ivoire.
Toutefois devant l'opprobre, nous ne pouvons nous taire. Aussi, voici quelques questions auxquelles nous attendons une réponse de la part du chef de l'Etat que vous êtes. Des déclarations du ministre Adjoumani, à l'acceptation du partage du pays dont vous êtes censé défendre l'unité, selon vous, quel est le plus offensant pour la dignité de la Cote d'Ivoire ?
Après le procès de la honte, doit-on déduire que la refondation dont vous êtes le chef, a décidé d'utiliser comme méthode de gouvernement, un système dans lequel le plus fort mange le plus faible par usage de la force brute, de l'arbitraire et de l'intimidation ? Le droit que vous vous êtes octroyé d'insulter en son temps le grand président Félix Houphouët-Boigny, doit-il être supprimé lorsqu'il s'agit de vous ? Pour vous, qu'est-ce qui est le plus grave, de la prétendue offense de M. Adjoumani ou le déversement de déchets toxiques qui ont tué tant d'Ivoiriens et dont les auteurs protégés par vous sont restés impunis hormis le ministre Anaky, le bouc émissaire ?
Parlez-nous des escadrons de la mort dont la communauté internationale attribue les méfaits à votre proche entourage.
S'agissant de l'Etat de droit, comment se fait-il qu'un élu du peuple souverain ait été jugé et condamné sans que son immunité ne soit levée conformément à la loi ? Comme votre épouse, dans son livre de banalités, a offensé les dirigeants de l'opposition sans détenir la moindre preuve de ses affirmations. Doit-on la traduire devant les tribunaux en dépit de son immunité ?
Vous connaissant, nous savons que vous ne répondrez pas à nos interrogations puisque devenu un roi aux méthodes dictatoriales, tout vous est permis. Toutefois, nous tenons à vous dire que le peuple opprimé, les ethnies persécutées, les intrigues et les fausses alliances d'opportunité ne vous sauveront pas du jugement de l'histoire. Ce n'est pas parce que le peuple dans son aspiration à la paix se tait qu'il ne vous observe pas. Pour vous aussi, le moment viendra de rendre compte de votre gestion désastreuse.
Quant à l'opposition, les agissements de Gbagbo sont un avertissement qui doit l'inviter à plus de vigilance sur l'entente Gbagbo-Soro Guillaume.
Pour la Délégation PDCI-RDA-Italie
Soro Jean-Paul
Avant tout, tous les membres de notre Délégation expriment sans réserve leur solidarité au ministre, député et président de la Région de Tanda, et le félicitent pour sa dignité face à l'affront du pouvoir arbitraire. Ne pouvant s'exprimer in patria, nous serons très heureux de l'accueillir ici pour expliquer au monde sa pensée sur la situation en Côte d'Ivoire.
Toutefois devant l'opprobre, nous ne pouvons nous taire. Aussi, voici quelques questions auxquelles nous attendons une réponse de la part du chef de l'Etat que vous êtes. Des déclarations du ministre Adjoumani, à l'acceptation du partage du pays dont vous êtes censé défendre l'unité, selon vous, quel est le plus offensant pour la dignité de la Cote d'Ivoire ?
Après le procès de la honte, doit-on déduire que la refondation dont vous êtes le chef, a décidé d'utiliser comme méthode de gouvernement, un système dans lequel le plus fort mange le plus faible par usage de la force brute, de l'arbitraire et de l'intimidation ? Le droit que vous vous êtes octroyé d'insulter en son temps le grand président Félix Houphouët-Boigny, doit-il être supprimé lorsqu'il s'agit de vous ? Pour vous, qu'est-ce qui est le plus grave, de la prétendue offense de M. Adjoumani ou le déversement de déchets toxiques qui ont tué tant d'Ivoiriens et dont les auteurs protégés par vous sont restés impunis hormis le ministre Anaky, le bouc émissaire ?
Parlez-nous des escadrons de la mort dont la communauté internationale attribue les méfaits à votre proche entourage.
S'agissant de l'Etat de droit, comment se fait-il qu'un élu du peuple souverain ait été jugé et condamné sans que son immunité ne soit levée conformément à la loi ? Comme votre épouse, dans son livre de banalités, a offensé les dirigeants de l'opposition sans détenir la moindre preuve de ses affirmations. Doit-on la traduire devant les tribunaux en dépit de son immunité ?
Vous connaissant, nous savons que vous ne répondrez pas à nos interrogations puisque devenu un roi aux méthodes dictatoriales, tout vous est permis. Toutefois, nous tenons à vous dire que le peuple opprimé, les ethnies persécutées, les intrigues et les fausses alliances d'opportunité ne vous sauveront pas du jugement de l'histoire. Ce n'est pas parce que le peuple dans son aspiration à la paix se tait qu'il ne vous observe pas. Pour vous aussi, le moment viendra de rendre compte de votre gestion désastreuse.
Quant à l'opposition, les agissements de Gbagbo sont un avertissement qui doit l'inviter à plus de vigilance sur l'entente Gbagbo-Soro Guillaume.
Pour la Délégation PDCI-RDA-Italie
Soro Jean-Paul