lundi 7 octobre 2019 par AIP

Bondoukou, le substitut du procureur auprès de la section de tribunal de Bondoukou, Bakayoko Daouda Antoine a invité la population de Bondoukou (Nord-est, région du Gontougo) à dénoncer les violences sexuelles commises sur les filles et garçons mineurs, lors de la célébration, lundi, de la Journée de vulgarisation des textes et lois interdisant ces pratiques.

Cette journée, initiée par l'Ong Notre grenier en collaboration avec les Ong Save the children et Sverige vise à améliorer les connaissances des autorités administratives, leaders religieux et communautaires ainsi que responsables de la société civile et organisations de la protection des enfants sur les instruments nationaux interdisant les violences sexuelles.

Pour M. Bakayoko, Il est impérieux que toutes les couches sociales de la région du Gontougo s'investissent dans la lutte contre les violences sexuelles qui sont une atteinte à l'intégrité physique, corporelle et morale des enfants mineures.

Nous avons le devoir moral de protéger nos enfants pour qu'ils puissent grandir dans un environnement où ils ne nous considéreront pas, nous les majeurs, comme des loups mais plutôt comme des personnes qui les accompagnent pour qu'ils aient un meilleur épanouissement dans la société , a-t-il fait savoir.

L'autorité judiciaire est revenue sur les différents types de violences sexuelles récurrentes, notamment le viol, l'attentat à la pudeur, l'inceste, les actes impudiques ou contre-nature, le harcèlement sexuel et les mutilations génitales féminines réprimés par le code pénal. Il a insisté sur le fait qu'il n'existe plus de délai de prescription pour un tort fait à un mineur.

En 2015, plus d'une centaine de cas de violences sexuelles commises sur les enfants ont été déclarées dans la région du Gontougo, selon un bilan consolidé par l'Ong Soleil levant/Education.

(AIP)

zaar/ask