jeudi 2 juillet 2020 par AIP

Korhogo ? Des autorités préfectorales ont souhaité mardi, à Korhogo, que les procédures soient clarifiées pour éviter des chevauchements lors des interventions des parties prenantes, à savoir les chefs traditionnels, le corps préfectoral et le Médiateur de la République pour le règlement des conflits.

Au cours d'une rencontre d'échanges préparatoire d'une autre rencontre sur le règlement des conflits prévue le 29 août à Yamoussoukro, à l'initiative du Médiateur de la République, des membres du corps préfectoral local et Sa Majesté Issa Coulibaly, chef de canton de Korhogo, ont relevé une absence de clarification des règles suivant lesquelles chacune des entités auxquelles ils appartiennent doit entrer en action en cas de conflits.

Je crois que c'est une question de procédure , a résumé le préfet de Korhogo, André Ekponon Assomou.

Pour le médiateur délégué, Coulibaly Sielhey Seydou, son institution s'inscrit dans une démarche de recherche de solutions, en partenariat avec les chefs traditionnels et les autorités préfectorales qui sont au c?ur du vécu quotidien des populations. Il vient donc compléter le travail qu'ils font.

Le Médiateur de la République est une autorité administrative indépendante, instauré par la constitution du 1er août 2000, pour le règlement des conflits communautaires et ceux qui opposent l'administration publique aux particuliers.

Il ne tranche pas les conflits, mais s'emploie à rapprocher les points de vue des partis, en privilégiant la rechercher de la paix et la consolidation de la cohésion sociale, a rappelé M. Coulibaly.

(AIP)

kaem/ask