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Dettes intérieures - L`Etat verse 200 milliards aux opérateurs économiques

L'information a été donnée par le directeur de cabinet du ministre de l'économie et des finances, hier lundi 16 avril 2007, à la cérémonie d'ouverture du séminaire régional de réflexion sur la gestion de la dette intérieure, organisé par le fonds monétaire international à travers son centre d'assistance technique (Afritac) de l'ouest en liaison avec le ministère de l'économie et des finances à l'hôtel Tiama.

Ce sont des experts des huit pays de l'Uemoa, de la Guinée et de la Mauritanie, qui pendant quatre jours, vont réfléchir sur la gestion des dettes intérieures. Avec les efforts d'allègement de la dette extérieure, selon Idrissa Thiam, directeur de l'Afritac de l'Ouest, la viabilité de la dette publique dépendra dans une bonne mesure de la gestion de la dette intérieure qui de plus en plus contribuera à couvrir les besoins de financement des gouvernements. La gestion de la dette intérieure, poursuivra t-il, vise à soutenir le développement des marchés intérieurs, tout en cherchant à minimiser les coûts des emprunts et à maintenir les risques à un niveau acceptable. Pour lui, la solution durable au problème d'endettement dépend pour une large part de la croissance économique du pays et de sa capacité à développer une véritable culture de gestion de la dette. Cette culture, soutient-il, passe essentiellement par trois éléments : la prise en compte accrue de la capacité de remboursement dans la formulation de la politique d'emprunt, la comptabilité des politiques macroéconomiques avec les objectifs internationaux de développement et leur mise en cohérence avec l'impératif de viabilité de la dette publique, tant externe, qu'interne et l'unification de la politique d'endettement nationale et sa clarté dans la gestion, par une centralisation de tout emprunt extérieur et intérieur dans une même structure. "Les autorités nationales ont maintenant pris conscience de l'importance de la bonne gestion de la dette extérieure et de la dette intérieure dans la conduite des politiques macroéconomiques", s'est-il réjoui. Abondant dans le même sens que le directeur de Afritac de l'ouest, M. Koffi Ahoutou a montré les efforts remarquables qui ont été faits par la Côte d'Ivoire en matière de bonne gestion des dettes intérieures. ''En ce qui concerne la Côte d'Ivoire, des efforts remarquables ont été faits. Ainsi, au cours de l'année 2006, les règlements effectués se situent à environ 200 milliards de Fcfa, dépassant les prévisions budgétaires d'environs 30 milliards de Fcfa'', a révèle le directeur de cabinet du ministre de l'économie et des finances. Ces efforts exceptionnels, poursuivra t-il, seront réitérés en 2007, afin de permettre aux entreprises de faire face aux défis de la relance économique envisagée par notre pays avec optimisme. Cette volonté d'accompagner les opérateurs économiques nationaux, commande, selon M. Koffi Ahoutou, de recourir à un mécanisme approprié permettant une gestion plus efficace de la dette intérieure. ''Il s'agit, en d'autres termes, de restaurer ou de renforcer la crédibilité des engagements de l'Etat, par la mise en place de stratégies d'interventions cohérentes avec les contraintes liées à la gestion de la trésorerie publique'', a-t-il fait savoir.
Huberson Digbeu
huberson07626870@yahoo.fr

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