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Tabaski : Musulmans et Chrétiens prient ensemble

La communauté musulmane ivoirienne a célébré, hier, l'Aïd-El-Kébir sous le signe de la paix et de la réconciliation. Le mouton de l'AID-EL- KEBIR a été immolé, hier matin, à la fin de la prière, à la mosquée d' Aghien. Ce sacrifice est pour celui qui l'accomplit non seulement un acte de soumission, mais aussi un dépôt auprès du Seigneur du jour de la rétribution . L'imam Aboubacar Coulibaly, qui représentait le cheick Aboubacar Fofana, actuellement à la Mecque, a fait savoir aux nombreux fidèles que la Tabaski n'est autre que la victoire de la soumission, la victoire de la reconnaissance envers Allah, celle de la foi sincère, sur l'hypocrisie, l'ingratitude et la mécréance. Ce jour est un grand jour qui se lève pour la communauté musulmane de Côte d'Ivoire et celle du monde entier. Un grand jour pour chaque croyant et croyante . Le serviteur d'Allah s'est particulièrement réjoui de ce que depuis la signature de l'Accord de Ouaga, le pays connaît une accalmie qui ramènera certainement la paix. Puis, il a félicité les signataires dudit accord et l'ensemble de la classe politique pour avoir su mettre en avant l'intérêt de la nation. Nous les encourageons tous à continuer dans ce sens et demandons à chacun d'être sincère dans l'application de l'accord afin que la Côte d'Ivoire retrouve définitivement la paix et que cessent les souffrances du peuple ivoirien . Aboubacar Coulibaly a également exhorté chacun à tout mettre en ?uvre afin que les audiences foraines se déroulent dans de bonnes conditions ainsi que les autres étapes du processus de sortie de crise.
Profitant de la célébration de l'AID-EL-Kébir, l'imam a rendu grâce à Dieu parce que les candidats au Hadj 2006 bis et ceux de 2007 ont pu effectuer le pèlerinage à La Mecque cette année. Il a, à ce propos, remercié le Président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Soro Guillaume, pour avoir soutenu les actions du cheick pour l'organisation du pèlerinage. Face à la dépravation des m?urs et au développement des maladies graves telles que le SIDA, Aboubacar Coulibaly a interpellé la communauté musulmane, sur le relâchement dans l'éducation des enfants. Aussi a-t-il, au nom des imams, exhorté les parents à prendre leurs responsabilités: ne donnez jamais vos enfants en mariage sans vous assurer de l'état de santé de leurs futurs conjoints .
Plusieurs personnalités et anciens ministres étaient présents à cette prière.

Marie-Adele Djidjé


L'imam s'effondre au cours du sermon

Alors qu'il était quasiment au terme de son sermon, l'imam Cissé Mohamadou qui a officié la prière la grande mosquée de l'avenue 8 à Treichville, s'est subitement effondré du haut de son piédestal. Visiblement atteint par un malaise qui serait dû, selon les uns et les autres, à la fatigue et au jeûne qu'il observait, l'imam a été aussitôt conduit dans sa loge. Fort heureusement, il devait peu après retrouver ses esprits. Ce malheureux incident a quelque peu précipité la fin de la prière. Toutefois, elle a pu être achevée comme il se doit avec la récitation de la Fatiha, suivie de l'immolation du mouton. Pour l'essentiel de son sermon, il convient de retenir que l'imam Cissé Mohamadou a insisté sur le raffermissement de la foi, de chaque musulman. Ainsi que sur le symbole de soumission et de dévotion dont a fait preuve le prophète Abraham à l'égard de Dieu, en acceptant d'immoler son fils Ismaël. Il a recommandé à chacun des fidèles de l'islam de s'en inspirer quotidiennement, en vue de se rapprocher davantage d'Allah. Il faut dire qu'à travers la commune de Treichville, plusieurs autres lieux de prière ont été pris d'assaut par les musulmans. Notamment au quartier Biafra, les deux mosquées de l'avenue 21, l'Arras en face de l'ex-cinéma Entente, de même que la mosquée Alhouceine de l'avenue 24 et la mosquée sénégalaise de l'avenue 8.

Moussa Touré



À Bouaké, les F.N ont présenté leurs excuses aux musulmans

La fête de la Tabaski a été célébrée hier dans la ferveur religieuse à Bouaké. A la grande mosquée de Dougouba. L'imam Touré Badjawari a dirigé la prière de deux rakats. Ce, en présence de MM. Konaté Sidiki, ministre du Tourisme et de l'Artisanat, représentant le Premier ministre Soro Guillaume, Konin Aka, Préfet de la région de la Vallée du Bandama, et du Maire de la commune M. Fanny Ibrahima. Profitant de cette heureuse circonstance, le ministre Konaté Sidiki a dit être mandaté par le Premier ministre pour demander l'appui de la communauté musulmane parce qu'il n'a aucun doute qu'elle n'a jamais cessé de prier pour la paix. Il leur a aussi rappelé que la mission du Chef du gouvernement à Abidjan qui est le fruit de l'Accord politique de Ouaga qui doit ramener définitivement la paix en Côte d'Ivoire s'oriente dans le même sens. Il a également souligné que cet accord prend en compte tous les problèmes qui ont divisé ce pays. C'est pour cette raison que le Premier ministre, selon lui, lancera très bientôt l'opération d'identification des populations, du regroupement des deux forces armées en présence et du service civique. Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat n'a pas manqué de présenter au nom du Premier ministre par ailleurs Secrétaire général des Forces nouvelles et de l'ensemble desdites Forces, toutes leurs excuses à l'endroit de la communauté musulmane et à travers elle, à toute la population de Bouaké qui a passé dans l'après-midi du 18 décembre dernier, des moments de frayeur. Du fait du mécontentement de certains de leurs éléments qui ont créé la panique en tirant en plein centre ville à l'arme automatique. Le Préfet de la région de la vallée du Bandama, M. Konin Aka, lui, a dit que cette situation ne devrait pas surprendre dans la mesure où la Côte d'Ivoire sort de crise. Mais si ce type d'incident venait à se reproduire, il souhaite que les responsables des Forces nouvelles arrivent à le circonscrire très rapidement afin que les populations n'en souffrent pas.

Adjé Jean Alexis
Correspondant régional


Option : Acte de foi et de paix

Dans un même élan de foi et de dévotion, la communauté musulmane de Côte d`Ivoire a célébré hier l`Aïd-el-kébir. Les différents imams qui ont officié la prière marquant cette fête de soumission à Allah ont tous prêché, dans leurs sermons respectifs, pour le retour de la paix dans le pays. Mieux, les différents responsables religieux de la communauté résidant à Abidjan ont interpellé les hommes politiques, en leur demandant une implication sincère dans l`application effective de l`Accord de Ouagadougou. Mais le plus important dans cette expression d`intérêt et de considération pour l`avenir de la Côte d`Ivoire, est certainement l`incitation de chaque exégète musulman, à se départir des partis pris habituels, aux relents politiques ou non pour s`inscrire résolument dans la dynamique engagée depuis Ouaga, afin de sortir le pays de sa crise militaro-politique. Le faisant, ils jouent solennellement leur partition dans la symphonie des actions qui ont cours, en vue de consolider les premiers acquis de la paix retrouvée par les Ivoiriens eux-mêmes. Autrement dit, les sermons des uns et des autres ne pouvaient pas être et ne devraient pas être autre chose que cela, en plus bien entendu, de leur caractère purement religieux. C`est donc un acte aussi bien de foi et de paix qu`ils ont ici et là posé dans les différentes contrées du pays pour accompagner et soutenir les politiques dans leur quête quotidienne d`unité et de concorde des Ivoiriens. Démontrant par ce fait même que la religion qu`ils pratiquent, ne saurait être un cadre approprié aux manipulations des consciences, au profit d`intérêt politique ou tout simplement partisan. Dès lors, les caractères de paix, d`unité, de concorde, de fraternité et de générosité, de tout temps conférés à l`islam, prennent ici tout leur sens, aux yeux de tous, avec au premier chef les pratiquants eux-mêmes. Lesquels gagneraient effectivement à adopter, au sortir de cette fête, les comportements et pensées recommandés par leurs imams, dans la noble optique d`aboutir à une paix durable en Côte d`Ivoire.
Cette louable initiative de ces chefs religieux sera dans quelques jours suivi de celle de leurs homologues chrétiens qui célébreront la fête de la nativité puis la Saint Sylvestre. Deux autres occasions solennelles qui seront sans nul doute elles aussi marquées par de vibrants appels des fidèles chrétiens à l`adoption d`attitudes et à la tenue de propos, allant dans le sens d`un affermissement certain de l`unité retrouvée du pays. Le tout assorti bien évidemment de prières adressées au Seigneur Tout-Puissant, afin qu`il continue de bénir la Côte d`Ivoire. Le faisant, les hommes de Dieu, dans leurs différentes composantes, se seront pleinement investis dans le retour de la paix à travers l`application de l`Accord de Ouagadougou.

Par Moussa Touré




Koudous appelle les Ivoiriens à se sacrifier pour la paix...

La cour de l'école primaire publique de Port-Bouët II à Yopougon a accueilli du monde, hier. En effet, les fidèles musulmans de la mosquée Bilal, à l'instar de ceux du monde entier, y ont accompli la prière de l'Aïd-el-Kébir. Celle-ci a été suivie du sermon et de l'immolation d'un bélier par l'imam principal, Idriss Koudous Koné, par ailleurs président du Conseil national islamique. C'était en présence du ministre du Commerce, M. Youssouf Soumahoro et d'un parterre de personnes de toutes les confessions religieuses.
Une fête qui coïncide pour la troisième année consécutive avec la célébration de la nativité et de la Saint Sylvestre. Pour l'imam Koudous, dans son adresse à la communauté musulmane à la veille de la fête de Tabaski, cette communion interconfessionnelle est un signe qui annonce la sortie de crise en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi, lors de son sermon, il a appelé les Ivoiriens à se sacrifier pour ramener la paix en Côte d'Ivoire. Chacun doit donner une partie de ce qui lui est cher. Le Chef de l'Etat, le Premier ministre, et l'ensemble des religieux doivent jouer leur partition pour le retour de la paix. Le rôle des religieux, selon lui, est de sensibiliser la population et de prôner la culture de la paix et de l'amour du prochain. Abraham, le père du monothéisme, s'est sacrifié pour Dieu. Le président du CNI a expliqué que ce prophète a posé trois actes qui doivent servir de leçon à tous. Malgré son attachement à son pays, il l'a quitté pour rejoindre la terre des révélations. Il a accepté d'être jeté en enfer. Dieu, convaincu de sa foi, l'en a sorti indemne. Et enfin, il a été sur le point de sacrifier son fils unique Ismaël à Dieu qui l'a, au dernier moment, substitué par un bélier descendu du ciel. C'est en acceptant de se sacrifier que le peuple ivoirien pourra sortir de la crise, a précisé l'imam Koudous. C'est vrai que le vent de la paix souffle sur la Côte d'Ivoire. Mais cela est insuffisant. Comme le prophète Abraham, nous devons faire preuve de sincérité, a-t-il préconisé. Tout comme lui, le Révérend pasteur Ediémou Blin Jacob, Mgr Jean-Pierre Kutwa (Archevêque d'Abidjan) et Honoré Guié (représentant la société civile) ont unanimement appelé les Ivoiriens à consolider la fraternité entre les hommes. La Côte d'Ivoire, selon eux, ne peut sortir de la crise sans l'apport des religieux. Ceux-ci doivent donc enseigner des valeurs de tolérance et d'amour à leurs fidèles. Nous devons répandre un enseignement qui honore la créature humaine. Nous avons l'obligation d'inculquer à nos fidèles un esprit de paix, des valeurs morales, spirituelles et civiques qui les amènent à vivre en fraternité. Car nous sommes tous des descendants d'une même créature, a préconisé Mgr Jean-Pierre Kutwa.

... et annonce la récitation de la fatiha contre Amon Tanoh

Le ministre Amon Tanoh a osé vendre le terrain de Dieu, le terrain de la communauté musulmane. Tels sont les propos du président du Conseil national islamique (CNI), l'Imam Koudous. Il estime que c'est un acte de défiance à l'égard de Dieu que de vendre un terrain de près de 27 ha appartenant à la communauté musulmane. Qui a prévu y construire deux lycées et une université. Il a donc invité tous les musulmans à se rendre massivement ce 22 décembre sur ce terrain sis à la Riviera palmeraie pour protester contre cet acte de défiance. Nous allons réciter la Fatiha contre celui qui veut empêcher le développement de la Côte d'Ivoire, a prévenu l'Imam Koudous.

Nimatoulaye Ba



Pèlerinage à La Mecque : La communauté se félicite de la réussite

A la mosquée de la Riviera Golf, l'imam Moumouni Traoré a exprimé la gratitude de la communauté à tous les acteurs qui ont contribué à la réussite du Hadj 2007. Notamment les autorités politiques et administratives ivoiriennes, avec à leur tête le Chef de l'Etat qui s'y est personnellement investi. Ainsi que le chef du gouvernement et les autorités musulmanes, conduites par le COSIM. Il s'est par ailleurs réjoui de la continuité de la mise en ?uvre du processus de sortie de crise découlant de l'Accord de paix de Ouagadougou. Faisant allusion au récent voyage du Président Laurent Gbagbo à Korogho : Nous encourageons tous les acteurs politiques ivoiriens à persévérer dans cette voie pour le retour rapide d'une paix juste et durable dans notre pays. Plusieurs personnalités, au nombre desquels le président du RDR, M. Alassane Dramane Ouattara, ainsi que des membres du gouvernement étaient présents à cette prière. De même que l'Abbé Norbert Abékan, curé de la paroisse Notre Dame de la Tendresse de la Riviera.

M. A Djidjé



Yamoussoukro : Pour une paix durable

Les fidèles musulmans de la capitale administrative et politique ont sacrifié ce jour à la célébration de l'Aïd-el-Kébir (Tabaski) sous le signe de la soumission à Allah, de la réconciliation entre les frères ivoiriens et de la reconnaissance aux autorités pour la parfaite organisation du hadj version 2007. C'était à la grande mosquée de la paix de Yamoussoukro. Une célébration marquée par trois temps majeurs. Avant la prière de la mosquée, les fidèles et voisins de concession se sont présentés les civilités. Jeunes, vieux, enfants, endimanchés, se sont rendus ensuite à la mosquée. L'imam adjoint Cissé Mamadi qui a officié la prière a, dans son sermon, fait des prières pour que la Côte d'Ivoire retrouve une paix durable. S'adressant aux dirigeants, il a souhaité qu'ils soient habités par la sagesse dans la conduite de la destinée du pays. Après s'être appesanti sur la bonne organisation du hadj 2007, le guide religieux a remercié les autorités et souhaité bon retour aux pèlerins.
Concernant le sacrifice, le mufti en a expliqué l'importance à ses coreligionnaires. Il les a instruis sur les conditions et les critères pour qu'une bête soit apte à l'immolation. Enfin, en commémoration de l'acte d'Abraham, les fidèles musulmans, qui en avaient la possibilité, sont passés au rituel de l'immolation. Avec pour maître mot le partage. Pour que la fête soit totale.

Coulibaly Souleymane
Correspondant régional


Focus

Koulibaly Mamadou (président de l'Assemblée nationale) a prié à Yopougon Mamie Faitai.

Donné pour absent du pays par certains confrères depuis quelque temps, le président de l`Assemblée nationale, le Pr Koulibaly Mamadou, a été aperçu hier, sur le petit écran de la Première chaîne au cours de ses journaux télévisés de 13 h et 20 h. Le chef du Parlement ivoirien venait de prier avec la communauté musulmane du quartier Mamie Faitai de Yopougon-Sogefiha dans le cadre de la fête de la Tabaski.
Koulibaly Mamadou, qui n`a fait aucune déclaration politique, a plutôt expliqué le sens de la fête de la Tabaski. Il a fait remarquer que l`immolation du bélier est un acte de paix et de soumission à Allah. Acte par lequel nul n`a le droit d`ôter la vie à son prochain, dira-t-il. C`est pourquoi tous les fidèles musulmans ont sacrifié, hier, à ce rituel qui est fait en commémoration du geste d`Abraham. Celui-ci s`apprêtait, en effet, à sacrifier son fils unique quand le Tout-Puissant l'en épargna en faisant descendre du ciel, un bélier blanc. Il exalte aussi le sens du partage au sein des communautés.

A. Doualy

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