jeudi 28 avril 2022 par APA

La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI) exige une enquête suite à  des "représailles aux actions de revendication menées par les élà¨ves et étudiants de Bouaké pour exiger de meilleures conditions d'étude", dans une déclaration. 

Des heurts ont déclenché mardi à  Bouaké, la métropole du centre ivoirien, au deuxià¨me jour d'une grà¨ve du Comité des élà¨ves et étudiants de Câté d'Ivoire (CEECI) pour dénoncer notamment l'insuffisance d'infrastructures et d'enseignants. 

Les étudiants, membres du CEECI, qui tentaient de déloger, aux environs de 8h (GMT, heure locale) les élà¨ves des différents lycées et collà¨ges de la cité, ont été empêchés par les forces de l'ordre qui les ont traqués jusque sur le campus.

Suite à  l'irruption des forces de l'ordre, police et gendarmerie, sur le campus 1 de l'Université Alassane Ouattara de Bouaké (publique), des échauffourées ont éclaté, occasionnant des dégàts matériels et de nombreux blessés.

Selon la FESCI, "le bilan provisoire de cette expédition guerrià¨re digne d'un autre àge, fait état de plusieurs chambres fracassées et vendalisées avec des affaires personnelles d'étudiants emportées (téléphones, ordinateurs portables et autres)".

En outre, des élà¨ves et étudiants ont été "tabassés à  coup de matraque et crosse de fusils; de nombreux blessés par les tirs de gaz lacrymogà¨nes, des motos emportées et d'autres endommagées et des étudiantes et étudiants arrêtés". 

La FESCI, le principal syndicat des élà¨ves et étudiants de Côte d'Ivoire, exige la mise en place d'une Commission spéciale d'enquête pour faire toute la lumià¨re sur cette affaire et situer toutes les responsabilités, conclut la déclaration.

AP/ls/APA

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