Aller au contenu
Notre Voie
· 1 min de lecture

Silence, ils reviennent

AAAtou ! On peut s'embrasser ? Où étais-tu passé ? En villégiature, disons politique. Enfin, je reviens?. Une image quelque peu insolite de ce qui se passe en ce moment dans certains partis politiques, avec le chassé-croisé de la nouvelle génération de militants de ce qu'il est convenu d'appeler les dissidents. Une génération spontanée ? Certainement pas ! Des camarades avec qui nous avons battu le pavé, qui, du jour au lendemain, ont voulu prendre le grand large. Ils nous ont quittés. C'est tellement beau de revenir à ses premières amours, car, comme dit le poète, même les changements les plus souhaités ont leur mélancolie. La vie politique est ainsi faite. Des fois, on part ; des fois, on revient. Il arrive même qu'en arrivant, on amène de nouvelles idées qui peuvent être profitables à l'ensemble. Et ça ne peut être que tant mieux. Mais, dans mon pays à moi?, les femmes qui ont quitté leurs maris et reviennent ont toujours un totem. Elles ne mangent pas la biche noire. Quel serait le totem, dans ce cas, du nouvel amour enivrant, car qui a déserté une fois peut le faire une deuxième fois. Hormis cet adage, accueilleons nos frères à bras ouverts. La lutte ne fait que commencer. Comme dit Dumas du Tribunal révolutionnaire devant juger Lavoisier. La République n'a pas besoin de savants?. Sans doute a-t-elle besoin du monde, beaucoup de monde, soit dit en passant.


Jacques Préjean

Dans cet article

Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.