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Le Temps
· 2 min de lecture

Centre d'enrôlement de la Riviera Golf : Les agents en proie à la faim

Ce sont des agents de l'identification et de l'enrôlement de laissés qu'il nous a été donné de voir, le samedi 8 novembre dernier, à la l'école maternelle et primaire de la Riviera Golf, située juste derrière l'Ambassade de la Russie. Il est 11 heures, quand nous arrivions ce week-end, dans ce centre où des pétitionnaires ne se bousculent pas. Notre équipe de reportage qui voulait s'enquérir du déroulement de l'opération n'attendra que des propos récriminatoires de la part du chef du centre. A l'en croire, lui et ses collaborateurs sont livrés à eux-mêmes. Laissés-pour-compte, ils peuvent passer des journées entières sans avoir la visite de leurs premiers responsables. De l'ouverture des bureaux à 8 heures à la fermeture à 18 heures, ils ne recevront ni eau ni repas de la part de leurs responsables, si certains d'entre eux ne se sont pas cotisés. Et si d'aventure, ce jour-là, personne n'a apporté de l'argent, c'est la diète. En plus, le dernier passage des superviseurs remonte à plus d'une semaine, selon le chef de centre. Qui indique que la rotation devrait se faire à un intervalle régulier ne serait-ce qu'une fois au minimum par jour. Dans ce centre de la Riviera Golf, tout se passe comme si les agents de l'identification et de l'enrôlement travaillaient pour leur propre compte. Au moment où nous nous apprêtions à quitter les lieux, la détresse se lisait sur les visages. Aux environs de 13 heures, nous avons dû les inviter, (avec beaucoup de joie d'ailleurs même si cela n'est pas de notre ressort)-, à partager un repas avec nous dans un restaurant de la place. Finalement, ils ont opté pour que quelques uns aillent avec nous pour acheter le repas pendant que les autres attendent sur place. Vivement que la CEI et les autres structures partenaires se penchent sur le cas de ces jeunes gens qui ont décidé de servir leur pays pendant que certains s'adonnent au vol et aux pillages des valises et autres matériels de l'identification et de l'enrôlement. A défaut de leur payer la prime à temps, leurs employeurs devaient tout au moins les soustraire aux besoins élémentaires, ne serait-ce qu'en leur apportant de quoi recharger les accus pendant la pause de 12 heures.

S.A.

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.