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Concert de la paix : Comme un enfant... prodige !

Devant plus de 10 000 fans, Tiken Jah a livré, samedi, un spectacle attendu. Pas un enfant prodigue, mais plutôt prodige, Tiken Jah Fakoly, après 5 années d'absence du pays, a réconcilié ses fans, les Ivoiriens, avec sa musique, avec lui et avec la paix recouvrée en Côte d'Ivoire. En présence des ministres, Mel Eg Théodore et Sidiki Konaté, le descendant de la tribu de Fakoly, a égrené une vingtaine de titres, aussi corsés les uns que les autres, toujours à la pointe du combat rastafarien, celui mené contre l'injustice. Mais aussi et surtout celui pour la réconciliation et le pardon mutuel entre les Ivoiriens qui ont opéré une guerre d'explication. Les décibels sont donc montés au diapason de la soif sonore de quelque 12 000 fans et curieux de ce retour musical au Parc des sports de Treichville, de Tiken, l'Africain, titre de son dernier opus, engagé résolument pour la paix dans son pays qui va mal. Heureusement, comme il l'affirme, le pays est en convalescence et il invite, à l'envi, les Ivoiriens à chanter la paix. Mieux, Tiken, 2ème icône mondiale du reggae africain, après Alpha Blondy, depuis le décès du Sud-africain Lucky Dube, faisant allégeance à son aîné Blondy et ouvrant son élan solidaire à ses pairs qui l'ont accompagné à ce concert, à entonner l'hymne à la paix. Ismaël Isaac, Béta Simon, Fadal Dey, Kajeem, entre autres guest-stars, ont communié cette foi de Tiken au public, en distillant les refrains à propos dans un concert historique pour l'artiste et pour les mélomanes, en attendant le Festarrr de Blondy le 30 décembre.


Rémi Coulibaly

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