PDCI : démocratie dehors
La critique est aisée. L'art est difficile. Le PDCI dans toutes ses manifestations accuse le FPI d'être un parti anti démocrate. Malheureusement, ce parti est mal placé pour le dire. La preuve, il refuse la contradiction pendant les débats internes. Tout le monde doit s'aligner sur les décisions ou propositions de la direction même si elles sont attaquables. On demande au bureau politique de donner mandat au président du parti pour aller signer un accord avec les autres partis qui se réclament d'Houphouët. Ce qui est une bonne chose. Mais le hic, c'est que, Henri Konan Bédié et ses suiveurs refusent de dévoiler le contenu du document. Les militants membres du bureau politique qui le réclament ne sont pas écoutés. Leurs propositions sont jetées dans la poubelle. Sous prétexte que le chef a parlé. Personne d'autre ne doit parler. Si comme on était dans un royaume. Ça c'est le PDCI. Cette formation refuse les courants de pensée à son sein. Ce qui est contraire à la définition de ce parti. C'est-à-dire Parti démocratique de Côte d'Ivoire. En moins qu'on nous dise que c'est une vue de l'esprit. Un parti sérieux avant d'aller entamer des discussions ou de signer un accord prend le soin de consulter sa base. Un parti politique ne se limite pasà un groupuscule de personnes. Quand il s'agit de faire descendre dans les rues pour manifester ou protester, on sait où se trouvent les militants. Mais quand ce sont les prises de décisions engageant la vie du parti, ils n'ont pas leur mot à dire. Le Front populaire ivoirien avant d'aller à Marcoussis a convoqué un comité central. A cette rencontre, l'on a définit la conduite à tenir à Paris. La feuille de route soumise par la France à chaque parti a été disséquée. Le débat était houleux. Avant de dire que la maison de ton voisin est sale, il faut voir si pour toi est propre. C'est parce que Henri Konan Bédié et ses suiveurs ont refusé de discuter avec les jeunes gens qui ont pris les armes que le coup d'Etat de 1999 a été perpétré. Personne n'a la science infuse. On a besoin d'un plus petit que soi pour avancer. Que la direction du PDCI médite sur cette citation du philosophe Socrate : "Tout ce que je sais c'est que je ne sais rien".
Y.Gbané
Y.Gbané