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Football/ Dagobert Banzio, Ministre du Sport : Le résultat de l'humilité et de la cohésion

Le patron du sport ivoirien était à Bamako (Mali) avec les éléphants qui ont conservé, de haute lutte, la coupe de l'Uemoa, devant les Aigles.
M. le ministre, quels sont vos sentiments au terme du tournoi remporté par les Eléphants?
D'abord, il faut indiquer que nous sommes arrivés à ce tournoi au petit trot, tout en sachant que nous avions un trophée à défendre. Coach Kouadio Georges nous a habitués au succès. L'équipe est entrée difficilement dans la compétition; mais, progressivement, elle a retrouvé ses repères. Dans l'humilité et la solidarité, les gamins se sont battus pour monter sur la plus haute marche du podium comme ce fut le cas l'année dernière à Ouagadougou.
Il faut noter que nous avons actionné les éléments sur lesquels nous avons l'habitude de jouer. C'est-à-dire, la mobilisation des Ivoiriens de Bamako et le travail en symbiose avec l'encadrement de l'équipe. L'ambassadeur de la Côte d'Ivoire au Mali s'est impliqué également. Comme l'a dit le capitaine de la sélection, Touah Charles, il n'y a pas de petit serpent. En l'absence de certains ténors, ceux qui ont répondu à l'appel ont prouvé leur valeur. Eléphant c'est Eléphant et je voudrais m'en réjouir, féliciter ces gamins et remercier tous les Ivoiriens qui ont contribué à cette victoire. Je voudrais aussi souhaiter que l'année prochaine, l'on prenne toutes les dispositions pour présenter la meilleure sélection des locaux et qu'elle puisse prendre, pour la troisième fois consécutive, ce trophée et le conserver définitivement.
Quelles sont les grandes leçons que vous tirez de ce tournoi?
Il y a plusieurs aspects que je voudrais évoquer. Les rapports que nous entretenons avec notre collègue malien, Hamate Niang, sont excellents et cela a contribué à décrisper l'atmosphère. Il faut saluer l'implication des autorités maliennes dans l'organisation de ce tournoi. L'année dernière, ce ne fut pas le cas au Burkina, les autorités n'ayant pas été bien associées par l'Uemoa et le groupe technique désigné pour la gestion de la compétition.
Nous avons remarqué que chaque fois que les Ivoiriens sont unis, travaillent dans la cohésion, les résultats suivent. Ce fut le cas à Bamako. La leçon d'humilité paie toujours et à Bamako, les Ivoiriens l'ont compris et au bout du compte, la Côte d'Ivoire a triomphé. Je loue le mérite de l'encadrement technique qui a su gérer son effectif, notamment en finale. Nous récoltons les fruits de l'humilité et de la cohésion.
Pour éviter certains dérapages, quelles dispositions faudra-t-il prendre à l'avenir?
J'espère que la loi qui prend en compte tous les amendements va passer et nous permettre de faire les réformes structurelles qui s'imposent. Au-delà, nous avons pris, pour l'année prochaine, des mesures. Il s'agira de faire une communication spéciale sur les préparations. Chaque fois, il y en aura une pour la préparation des équipes .A côté de cela, il y aura une communication spécialement destinée aux compétitions. Cela va nous permettre de faciliter la mobilisation des ressources. Ce qui a été, du reste, un grand handicap dans tout ce que nous avons fait jusque-là.
Les Eléphants ont honoré la Côte d'Ivoire au Mali. Que prévoit l'Etat ivoirien pour eux?
Il y a un contrat qui nous lie. Chaque victoire rapporte 200 mille F à chaque joueur et le match nul, 100 mille F. Jusqu'au dernier match, nous avons honoré nos engagements à ce niveau.
Il y a également la prime d'objectif qui est de 500 mille F par tête que nous allons payer une fois arrivé à Abidjan. Il restera le prix de la compétition. L'année dernière, je crois qu'ils ont reçu 5 millions de F. Cette année, en liaison avec la FIF, on leur reversera certainement la même somme. L'Etat de Côte d'Ivoire tient ses engagements. Depuis que nous sommes là, nous payons régulièrement les primes.
Que ressentez-vous après le match de gala auquel vous avez participé?
C'est un match qui nous a interpellé. Quand on est assis dans les tribunes, on est très exigeant avec les joueurs. Mais quand on joue, on se rend compte ce que n'est pas facile. Dimanche, je me plaignais moins parce que j'étais fatigué après seulement 20 mn de jeu.
Bref, j'avoue que l'initiative est à saluer. Mon collègue malien et moi avons fait un tour d'honneur pour saluer le public. C'est une façon d'indiquer que le Mali et la Côte d'Ivoire sont des pays amis. Ce message a été bien perçu et les choses se sont bien passées.

Interview réalisée à Bamako
Par Jean-Baptiste Béhi

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