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Café-cacao/Anoh Gilbert : Le concept de prix indicatif est lié à la libéralisation

Mercredi 19 novembre. Préfecture de Daloa. Il est 11 h lorsque M. Anoh N'Guessan Gilbert, président du Comité de gestion de la filière café ? cacao (Cgfcc) et sa délégation font leur entrée dans la salle archi-comble de réunions accompagnées par M. Dackoury Lohouré Dahet, préfet de la région. C'est la première étape de la tournée nationale de sensibilisation du Comité de gestion dans les zones de production du café et du cacao. M. Anoh N'Guessan Gilbert a, dès l'entame de la parole, indiqué qu'il était impérieux pour lui de commencer, deux mois après son installation à la tête dudit comité, sa tournée par la cité des antilopes, capitale de la nouvelle boucle du cacao. Il a rappelé le contexte difficile de conjoncture que traverse la filière avec la mise sous mandat de dépôt des premiers dirigeants de l'ère de la libéralisation du secteur. Aux représentants des organisations professionnelles agricoles et des acheteurs de produits, M. Anoh a fait savoir qu'il était venu échanger avec eux sur toutes leurs préoccupations. Dont la première est relative au prix indicatif de 700 Fcfa que les acheteurs ne respectent pas. Le président de la filière a rappelé que le concept de prix indicatif est tributaire de la libéralisation. De sorte que la structure des prix et sa variabilité sont liées intimement aux fluctuations du marché international. Il n'a pas occulté les autres facteurs de coût liés au transport de la matière première du bord champ à l'usinage. Réagissant à une autre préoccupation, le président Anoh N'Guessan Gilbert a exhorté les acteurs à s'inscrire résolument dans le registre de la qualité pour être compétitifs sur les marchés mondiaux. Sur ce point, il a promis que les acteurs de la filière bénéficieront, très prochainement d'un appui au renforcement de leurs capacités grâce au concours de l'Agence nationale de développement rural (Anader). Le problème de l'indisponibilité de la sacherie a été soulevé. Sur la question, le premier responsable national de la filière a indiqué que des sacs sont disponibles. Au sujet de la fuite du cacao et du café vers les pays frontaliers, le président du Comité de gestion a fait savoir qu'il travaillait à résoudre le problème. Entre autres difficultés soulevées, l'épineuse question du financement de la filière. M. Anoh a annoncé, à ce propos, une innovation majeure. Notre activité principale n'est pas la banque. Vous monterez vos dossiers dans vos banques qui vous préfinanceront. Quitte à vous à les rembourser à échéance. Nous ne constituerons que la garantie, mais pas l'aval, a - t- il insisté.

Cissé Mamadou
Envoyé spécial

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