Trois jours après le regroupement - Les FANCI en casernes, les FN toujours à Djébonoua
Alors même que leurs frères d'armes des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) ont effectivement regagné les casernes, les éléments des Forces Nouvelles occupent encore la ville de Djébonoua. Constat.
Si les militaires des FANCI ont quitté effectivement la ligne de front de Tiébissou le samedi 22 décembre dernier, après le lancement officiel du regroupement par le chef de l'Etat et son Premier ministre, ce n'est pas encore le cas des éléments des Forces Nouvelles (FN) basés à Djébonoua. En effet, trois jours après le lancement des opérations de regroupement, les FN occupent encore la ville de Djébonoua. Du moins jusqu'à hier mardi quand plusieurs éléments des FN en armes y tenaient encore un corridor. Au moment où notre équipe de reportage arrivait à Djébonoua ce jour-là, un car de voyageurs était stationné devant une cabane. A l'intérieur de celle-ci, on pouvait apercevoir d'autres éléments des FN, occupés à suivre le mouvement des voyageurs qui défilaient devant eux. Une erse était encore posée en travers de la route, obligeant les automobilistes à marquer un arrêt. Un jeune homme d'une vingtaine d'années s'approche du véhicule et demande de l'argent pour acheter du thé. Après un bref échange, le véhicule est autorisé à continuer.
Les FANCI bel et bien en caserne
Contrairement à leurs frères d'armes des FN qui traînent encore les pas, les militaires des FANCI ont bel et bien quitté Tiébissou le samedi 22 décembre. En venant de Bouaké, on peut constater que les corridors et les postes d'observations des FANCI ont été démontés. Les éléments des 2ème et 4ème sous-groupement tactique, qui ont quitté le front de Tiébissou, sont encasernés à la Garde républicaine à Yamoussoukro. Rassemblements, travaux d'aménagement et d'entretien constituent l'essentiel des activités de la trentaine de bérets rouges qui composent le 4ème sous-groupement tactique. Comme vous pouvez le voir, nous sommes bel et bien regroupés ici. Et nous sommes en train de nous installer, malgré les difficultés, explique le capitaine Aka Kouassi Germain, commandant ce 4ème sous-groupement tactique. Aidé de son adjoint, le sous-lieutenant Stéphane Bagnon, il échange avec ses hommes sur les travaux d'entretien des locaux devant les accueillir. Des centaines de mètres plus loin, sont logés les éléments du 2ème sous-groupement tactique. Sur place, le sous-lieutenant François Dié, adjoint au commandant du sous- groupement, supervise les travaux d'entretien des armes. A côté de lui, un jeune militaire entasse les munitions, tandis que ses amis s'attèlent à nettoyer les bâtiments. Dans une bâchée, plusieurs fusils de type kalachnikov et une arme lourde luisent au soleil. Nous préparons nos armes pour les ranger au magasin?, explique le sous-lieutenant Dié.
Faustin Yao K. Envoyé spécial à Bouaké
Si les militaires des FANCI ont quitté effectivement la ligne de front de Tiébissou le samedi 22 décembre dernier, après le lancement officiel du regroupement par le chef de l'Etat et son Premier ministre, ce n'est pas encore le cas des éléments des Forces Nouvelles (FN) basés à Djébonoua. En effet, trois jours après le lancement des opérations de regroupement, les FN occupent encore la ville de Djébonoua. Du moins jusqu'à hier mardi quand plusieurs éléments des FN en armes y tenaient encore un corridor. Au moment où notre équipe de reportage arrivait à Djébonoua ce jour-là, un car de voyageurs était stationné devant une cabane. A l'intérieur de celle-ci, on pouvait apercevoir d'autres éléments des FN, occupés à suivre le mouvement des voyageurs qui défilaient devant eux. Une erse était encore posée en travers de la route, obligeant les automobilistes à marquer un arrêt. Un jeune homme d'une vingtaine d'années s'approche du véhicule et demande de l'argent pour acheter du thé. Après un bref échange, le véhicule est autorisé à continuer.
Les FANCI bel et bien en caserne
Contrairement à leurs frères d'armes des FN qui traînent encore les pas, les militaires des FANCI ont bel et bien quitté Tiébissou le samedi 22 décembre. En venant de Bouaké, on peut constater que les corridors et les postes d'observations des FANCI ont été démontés. Les éléments des 2ème et 4ème sous-groupement tactique, qui ont quitté le front de Tiébissou, sont encasernés à la Garde républicaine à Yamoussoukro. Rassemblements, travaux d'aménagement et d'entretien constituent l'essentiel des activités de la trentaine de bérets rouges qui composent le 4ème sous-groupement tactique. Comme vous pouvez le voir, nous sommes bel et bien regroupés ici. Et nous sommes en train de nous installer, malgré les difficultés, explique le capitaine Aka Kouassi Germain, commandant ce 4ème sous-groupement tactique. Aidé de son adjoint, le sous-lieutenant Stéphane Bagnon, il échange avec ses hommes sur les travaux d'entretien des locaux devant les accueillir. Des centaines de mètres plus loin, sont logés les éléments du 2ème sous-groupement tactique. Sur place, le sous-lieutenant François Dié, adjoint au commandant du sous- groupement, supervise les travaux d'entretien des armes. A côté de lui, un jeune militaire entasse les munitions, tandis que ses amis s'attèlent à nettoyer les bâtiments. Dans une bâchée, plusieurs fusils de type kalachnikov et une arme lourde luisent au soleil. Nous préparons nos armes pour les ranger au magasin?, explique le sous-lieutenant Dié.
Faustin Yao K. Envoyé spécial à Bouaké