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Colombie : Uribe appelle à libérer Ingrid Betancourt

Les nouvelles concernant l'état de santé de la Franco-colombienne ameutent l'opinion internationale. Le Président colombien, Alvaro Uribe, dans un discours public, a appelé vendredi les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) à libérer Ingrid Betancourt, détenue depuis six ans. Selon l'AFP, Alvaro Uribe a souligné que les autorités relâcheraient des guérilleros en échange de Ingrid Betancourt. Et que les membres des FARC repentis bénéficieraient des mesures de clémence, ainsi qu'une récompense financière. J'appelle aujourd'hui, a lancé Uribe, ceux qui retiennent Mme Ingrid Betancourt et les autres otages à la libérer. Qu'ils apportent cette grande contribution au pays et répondent à ces cris du c?ur des Colombiens. L'appel du président de la Colombie intervient alors que des informations alarmantes concernant l'état de santé de Ingrid Betancourt se multiplient. Il y a quelques jours, un ex-otage, Luis Eladio Perez, récemment libéré par la guérilla colombienne, avait confié à l'AFP que le 4 février, il avait vu Ingrid Betancourt le visage encore plus émacié. Contrairement à son image parue dans la vidéo transmise à sa famille en décembre. A la suite du discours de Alvaro Uribe, la France a appelé la guérilla des FARC à saisir sans délai l'offre de Bogota. Afin de parvenir à la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt au plus mal, selon sa famille. Soulignant, par ailleurs, que le processus de négociations arrivait à un moment crucial.
Selon des sources proches du dossier, des tractations intenses se poursuivent en vue de la libération de l'otage. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Brdo Kranju, en Slovénie, a, lors d'une conférence de presse, invité à s'acharner. Pour faire libérer Betancourt. Nous allons nous acharner, a-t-il martelé, jusqu'à la libération des otages. Le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, a déclaré, pour sa part, que le gouvernement espagnol soutient également tout ce qui peut favoriser ou établir des éléments qui puissent changer la position des FARC. En échange d'un groupe de 39 otages, dont Ingrid Betancourt, les FARC réclament la libération de quelque 500 guérilleros.



Ernest Aka Simon

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