Festival : Coeur magique de Magic System
Trois journées de folie, au sens ludique du terme, que celles du vendredi au dimanche dernier au village communal d'Anoumabo à Marcory, à l'occasion du Festival des musiques urbaines organisé par le groupe Magic System. En effet, au-delà du concert géant, haut en son et lumière du dimanche et qui a regroupé sur le même podium du QG originel des Magiciens, une vingtaine d'artistes et de formations musicales en vogue dans les genres urbains, c'est à une véritable messe de solidarité et de reconnaissance qu'il a été donné aux mélomanes d'assister. C'est tout d'abord la formation sanitaire urbaine du village qui les a vus naître, grandir et éclore en tant que porte-flambeau du zouglou et de la culture ivoirienne, qui a reçu de la part d'Asalfo, de Manadja, Tino et Goudé, le quatuor de Magiciens, un don samedi, de matériel médical et biomédical d'une valeur d'environ de 3 millions FCFA, en attendant du matériel orthopédique et roulant. Dans la même lancée, l'école de football du village a pu bénéficier d'équipements divers, estimés à environ 2 millions FCFA. Ces dons ont été possibles grâce au lobbying opéré par les artistes auprès de structures comme l'ONG ABCD de France, Canal+Horizons Côte d'Ivoire et le club britannique de football de Birmigham City où évolue l'international français d'origine ivoirienne et ami d'enfance du groupe, Olivier Kapo. Toutes choses qui ont fait le lit à une ambiance familiale mais électrique au cours du spectacle du dimanche. Plus de 10 heures de show, où différents groupes ont su offrir un savant cocktail de zouglou, youssoumba, reggae, coupé-décalé, et diverses autres variantes de musiques urbaines estampillées made in Côte d'Ivoire. Et, ceci tout à l'honneur et à la déférence des quatre jeunes dans le vent, auréolés d'un palmarès impressionnant : 11 disques d'or, 1 disque de platine, 6 distinctions honorifiques dans le showbiz national et international et deux médailles (officier et chevalier) dans l'Ordre national de Côte d'Ivoire. Adulés de par le monde avec leurs succès planétaires en une décennie, les auteurs de 1er gaou, Tapé dos, Petit pompier, ont voulu, par ce festival, montrer qu'ils savent d'où ils viennent et le faire savoir : Anoumabo. Le concert terminé à l'aube, les trois fanfares du village et des danses traditionnelles, lundi, ont offert un quasi-carnaval dans les rues de ce village Atchan fort cosmopolite. Repas éclatés avec au menu spécialités et breuvages locaux ont fait dire aux chefs traditionnels d'Anoumabo et convives étrangers que Magic System est tout simplement magique.
Remi Coulibaly
En coulisse
Show. Après le concert du week-end surpassé à la Rue Princesse, interrompu après 5 titres distillés, Meiway a rempilé le lundi de Pâques au Complexe sportif. A l'occasion du spectacle Greatness, le promoteur du Zoblazo a offert un show plus que chaud avec son orchestre le Zo'Gang. De Ayivebou, le titre qui l'a révélé au grand public après ses classes printanières à l'émission Podium, à Golgotha, en passant par Miss lolo, Death society, On a gagné, Abidjan Godéba, etc., Pari musical gagné donc pour le génie de Kpalêzo.
Hommage. Dimanche, c'est la cour de la Caserne des sapeurs- pompiers qui a abrité, toujours à Yopougon, une cérémonie empreinte d'émotions et de reconnaissance. En effet, sous son parrainage et en sa présence, Mme Angèle Gnonsoa a été témoin de l'hommage rendu à Maman Guihi Gouhéhi Henriette, doyenne des chansonnières Wè. A 80 ans, elle totalise plus de 50 ans de carrière dont la sortie de la première cassette qui remonte en 1958, marque le point de départ. A force de textes proverbiaux et quasi-prophétiques, à en croire l'ex-ministre Angèle Gnonsoa, elle s'est forgé une réputation qui a dépassé les frontières de son Bloléquin natal. Pour marquer le coup de ce double anniversaire et avec l'appui du promoteur Mohon Jules établi à Londres, une compilation de ses meilleurs titres et d'autres inédits ont été édités en CD. Tout le gotha de la musique de l'ouest montagneux est venu soutenir cette soirée d'hommage à travers des prestations fort enlevées.
Remi Coulibaly
En coulisse
Show. Après le concert du week-end surpassé à la Rue Princesse, interrompu après 5 titres distillés, Meiway a rempilé le lundi de Pâques au Complexe sportif. A l'occasion du spectacle Greatness, le promoteur du Zoblazo a offert un show plus que chaud avec son orchestre le Zo'Gang. De Ayivebou, le titre qui l'a révélé au grand public après ses classes printanières à l'émission Podium, à Golgotha, en passant par Miss lolo, Death society, On a gagné, Abidjan Godéba, etc., Pari musical gagné donc pour le génie de Kpalêzo.
Hommage. Dimanche, c'est la cour de la Caserne des sapeurs- pompiers qui a abrité, toujours à Yopougon, une cérémonie empreinte d'émotions et de reconnaissance. En effet, sous son parrainage et en sa présence, Mme Angèle Gnonsoa a été témoin de l'hommage rendu à Maman Guihi Gouhéhi Henriette, doyenne des chansonnières Wè. A 80 ans, elle totalise plus de 50 ans de carrière dont la sortie de la première cassette qui remonte en 1958, marque le point de départ. A force de textes proverbiaux et quasi-prophétiques, à en croire l'ex-ministre Angèle Gnonsoa, elle s'est forgé une réputation qui a dépassé les frontières de son Bloléquin natal. Pour marquer le coup de ce double anniversaire et avec l'appui du promoteur Mohon Jules établi à Londres, une compilation de ses meilleurs titres et d'autres inédits ont été édités en CD. Tout le gotha de la musique de l'ouest montagneux est venu soutenir cette soirée d'hommage à travers des prestations fort enlevées.