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Après le début du désarmement - La rébellion ressurgit à Bouaké

Les populations de Bouaké continuent de vivre dans la peur. Lundi dernier, une manifestation de mécontentement et de protestation de dozos et de soldats volontaires contre les autorités des forces nouvelles a paralysé la ville. Ce soulèvement marque le refus des ex-combattants rebelles de désarmer. Encore une autre manifestation de mécontentement à Bouaké. Après celle déclenchée le 18 décembre 2007 par des soldats rebelles pour exiger des primes alimentaires, et mieux pour marquer leur désaccord pour le désarmement, les dozos et des soldats volontaires issues des rangs des forces nouvelles étaient le lundi 24 décembre dernier, veille de Noël, en rébellion. Les hommes de Guillaume Soro ont obstrué le corridor nord à l'entrée de Bouaké. La sortie de la ville pour le nord du pays a aussi été barricadée par les manifestants qui entendaient protester contre les autorités des forces nouvelles qu'ils accusent de trahison. Depuis cinq (5) ans, les dozos et autres civiles volontaires enrôlés dans l'armée des forces nouvelles clament n'avoir rien reçu de leurs chefs. Conscients de ce que la sortie de crise pointe à l'horizon avec le début du désarmement qui n'est pas de leur volonté, dozos et soldats volontaires rebelles ont manifesté pour réclamer des autorités des forces nouvelles cinq années de prime. Après les manifestations, la rencontre du porte-parole des forces nouvelles, le ministre Sidiki Konaté avec les manifestants hier à Bouaké a accouché d'une souris. Parce que dozos et soldats volontaires qui ont combattu auprès des Fafn exigent des primes sur cinq ans. Dans les prochaines heures, le leader des forces nouvelles, désormais premier ministre tentera de désamorcer la bombe. Il échangera avec les protestateurs.

San Aubin
obinstan@yahoo.fr

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Article publié par Le Rebond et référencé par 225.ci.