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Privatisation de la SIR - Comment Gbagbo a évité le piège

La SIR a traversé la zone de turbulence. Le chef de l`Etat s`est félicité de la situation. Après avoir livré quelques secrets sur tout ce qui s`est tramé autour de cette société. Il était l`invité de la société, hier.

La différence est grande, entre le visage que présentait la société ivoirienne de raffinage (SIR) en 2000 et celui d`aujourd`hui, soit un peu plus de sept ans après. L`entreprise était au bord du chaos. A cette date. Le compte d`exploitation affichait négatif (-10 milliards Fcfa). La trésorerie de l`entreprise présentait aussi un déficit de 36 milliards Fcfa, sans les intérêts, à en croire le directeur général, Joél Dervain qui a hérité de ce tableau sombre. La situation était tellement critique au point qu`elle a amené certains groupes d`intérêt à penser que la SIR était bonne à prendre au franc symbolique. Elu président de la République en octobre 2000, SEM. Laurent Gbagbo a pris la résolution d`inverser la tendance. Ce qu`il fait, en donnant des orientations et des instructions au ministre des mines et de l`énergie pour engager des chantiers dans ce sens, en collaboration avec les acteurs et autres partenaires pétroliers. Aujourd`hui, le résultat est éloquent. Il a été présenté hier, par le directeur gérnéral au cours de la célébration des 45 ans de la société et des 30 ans de la SMB, à Vridi. Le taux de fiabilité de l`entreprise est passé de 70% en 2000 à 97% en 2007. 30 milliards de Fcfa de bénéfice net réalisé en 2004 et 2005. Un chiffre d`affaires de plus de1000 milliards Fcfa/an aujourd`hui. Pour l`avenir, un plan 2020 est prévu pour un investissement de 500 à 700 milliards Fcfa pour rendre la SIR plus performante et plus compétitive. Le chef de l`Etat ne peut que s`en féliciter. Ces chiffres viennent en fait confondre tous ses détracteurs. Je me suis opposé à la privatisation. Parce que je fais ce qui est bon pour mon pays. Je n`accepterai jamais qu`on m`impose une décision, qu`elle soit politique ou économique, qui ne peut profiter aux ivoiriens. Les gens veulent passer par là pour nous arracher tout, a-t-il souligné. Pour le président, ceux qui pensent que c`est seulement dans la privatisation qu`un pays peut être efficace font une fausse analyse. La preuve, souligne-t-il, ce sont les entreprises de l`Etat, la SIR, le port autonome d`Abidjan qui ont les meilleures performances aujourd`hui. Toutefois, le chef de l`Etat ne met pas en cause la contribution du secteur privé dans le développement.

Vincent Kouassi

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