Un racisme rampant
La chaîne de radio française, RFI a trouvé, depuis quelque temps, son scoop du siècle. La soi-disant convocation de la Première dame de Côte d'ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, et du ministre d'Etat, Paul Antoine Bohoun Bouabré, par le juge d'instruction français, Patrick Ramaël dans le cadre de l'affaire Guy-André Kiffer. Pendant trois jours. Ladite chaîne en a fait son choux gras. Les conseils des mis en cause ont aussitôt réagi pour dire que leurs clients n'avaient jamais reçu de convocation de la part du juge français.
Au-delà de la légèreté dont ont fait preuve nos confrères français dans le traitement de cette inform-ation et qui justifie que plainte soit portée contre eux, il faut y voir le racisme rampant qui ronge certains néocolonialistes français. Ces derniers refusent de croire que l'Afrique est un continent à l'instar de l'Europe, et qui a des Etats qui fonctionnent selon les normes nationales et internationales, tout comme les Etats européens. Cette coterie, qui est certainement une minorité, continue de traiter les africains comme des sous-hommes. Sinon comment comprendre qu'on puisse imaginer qu'un juge d'instruction, fut-il français, puisse convoquer aussi facilement la Première Dame et un ministre d'Etat d'un pays tiers comme il le ferait pour un simple citoyen français ? Et que cette information, quoi que fausse, soit relayée par la radio officielle RFI sans même se soucier de provoquer un incident diplomatique. Cela s'appelle du racisme. Car il est évident que la radio française ne se comporterait pas de la même façon s'il s'était agi d'un Etat européen.
Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
Au-delà de la légèreté dont ont fait preuve nos confrères français dans le traitement de cette inform-ation et qui justifie que plainte soit portée contre eux, il faut y voir le racisme rampant qui ronge certains néocolonialistes français. Ces derniers refusent de croire que l'Afrique est un continent à l'instar de l'Europe, et qui a des Etats qui fonctionnent selon les normes nationales et internationales, tout comme les Etats européens. Cette coterie, qui est certainement une minorité, continue de traiter les africains comme des sous-hommes. Sinon comment comprendre qu'on puisse imaginer qu'un juge d'instruction, fut-il français, puisse convoquer aussi facilement la Première Dame et un ministre d'Etat d'un pays tiers comme il le ferait pour un simple citoyen français ? Et que cette information, quoi que fausse, soit relayée par la radio officielle RFI sans même se soucier de provoquer un incident diplomatique. Cela s'appelle du racisme. Car il est évident que la radio française ne se comporterait pas de la même façon s'il s'était agi d'un Etat européen.
Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr